Réponse au Secours Catholique

Avant de répondre à votre questionnaire, nous tenions à exprimer notre attachement au développement des liens entre services sociaux, élus et milieu associatif, particulièrement nécessaire dans cette période de crise. C’est par ces convergences que l’on peut réellement contribuer à aider les publics qui font appel au CCAS et en particulier les familles en difficultés.

 

Reste que pour notre liste la lutte contre l’exclusion passe tout autant par la remise en cause des politiques d’austérité qui s’imposent à tous les échelons des institutions (Etat, département, commune) : Gel des salaires et des pensions, précarité, pouvoir d’achat en baisse, réduction des subventions aux associations… Ces « remèdes » à la crise n’ont fait qu’augmenter les déficits publics, en aggravant les problèmes existants et en affectant les plus vulnérables.

 

Votre questionnaire s’inscrit dans le calendrier électoral des élections municipales. Mais il arrive aussi à quelques jours de la fin de la trêve hivernale, qui représente pour de nombreuses familles une date bien plus importante dans leur quotidien immédiat, elles qui peuvent se voir priver du jour au lendemain des biens vitaux que sont l’énergie, l’eau, le logement…

Ces situations concernent de plus en plus de personnes à Antony même si la politique de la municipalité sortante a privilégié un modèle résidentiel faisant la part belle à la spécialisation dans l’habitat des ménages « aisés ». Ainsi les services sociaux du CCAS et les associations telles que la vôtre ont alerté les élus de l’augmentation sensible du nombre de personnes sollicitant une aide financière d’urgence pour régler leur factures du quotidien. Ces donc au regard de cette situation que nous répondons point par point à votre questionnaire.

 

Nous souhaitons savoir si vous souhaitez renforcer ou vous engager à :

 

Question : « Procéder annuellement à une analyse des Besoins sociaux (ABS) de l’ensemble de la population : des familles, des jeunes, des personnes âgées, des personnes handicapées et des personnes en difficultés » conformément au décret du 6 mai 1995, favoriser une réflexion partagée au sein du CCAS pour définir, sur cette base les priorités, présenter un budget pour les mettre en œuvre et s’assurer de son exécution.

 

Notre Réponse :

Pour « Antony à gauche » donner une réponse adaptée à la situation socioéconomique des Antoniens nécessite d’en avoir une connaissance fine et actualisée. L’analyse des Besoins sociaux est non seulement obligatoire mais également indispensable pour que notre CCAS assume ses missions. Nous avons d’ailleurs régulièrement questionné les représentants du Maire sur l’absence de ce document dont vous rappelez à juste titre qu’il est obligatoire depuis le décret du 6 mai 1995 !

 

Mais si la loi impose la réalisation d’une Analyse des Besoins Sociaux qui doit faire l’objet d’un rapport annuel présenté au conseil d’administration, rien de plus n’est précisé sur le contenu de ce document dans la loi. Il revient donc à chaque CCAS de s’organiser. Notre liste estime que ce document ne peut être réalisé sérieusement sans l’appui des associations qui agissent souvent au quotidien dans l’aide aux personnes. Une réflexion partagée avec l’ensemble de ces associations est donc indispensable, non seulement sur l’analyse de ce document afin de définir les priorités mais également en amont sur sa méthodologie et son pilotage. Nous estimons par ailleurs que le budget consacré à l’action sociale dans la ville, donc la subvention de la ville au CCAS, doit augmenter sensiblement.

Notre objectif est de doubler ce budget.

Mais il s’agit aussi pour « Antony à gauche » de redéfinir les dispositifs existants qui relèvent de la politique municipale. En effet au cours de ce mandat nous avons contesté l’usage de financements via le CCAS de dispositifs qui ne relevaient pas de l’action sociale puisqu’ils étaient attribués sans critère sociaux et hors de tout contrôle du CCAS. C’était notamment le cas du dispositif « coup de pouce mobilité », géré par le service jeunesse mais financé par le CCAS alors qu’il n’existait aucune délibération du CCAS le validant, ni aucun règlement quant aux conditions d’éligibilité. Depuis cette année, ce dispositif a été (re)pris en charge par le budget de la ville.

 

De même certaines actions en direction des personnes âgées financées par le CCAS devraient être redéfinies. Nous souhaitons introduire une tarification sur critères sociaux et pouvoir opter, le cas échéant, pour la gratuité pour les retraités percevant le minimum vieillesse. La question se pose également concernant le dispositif « fête de fin d’année » présenté sur le site du CCAS comme un service offert par la ville « À Noël, la Ville d’Antony offre à ses seniors de plus de 65 ans un cadeau, au choix un colis de fête ou bien une sortie… ». La « sortie » relève plus de la communication voire de la promotion de la municipalité et ne devrait pas dans les conditions actuelles relevée des finances du CCAS mais être confiée au conseil des seniors, conseil qui devrait se voir confier un budget propre.

 

Question : Favoriser toute concertation du CCAS, avec les partenaires institutionnels et

associatifs pour répondre aux besoins d’aide, notamment financière,

alimentaire et liée au logement, des personnes en précarité sur la commune

 

Notre Réponse :

Sur ce volet particulier qui touche – comme nous l’avons écrit précédemment le quotidien des personnes vulnérables- il nous paraît indispensable de renforcer les partenariats tant avec les institutionnels que les associatifs. En ce qui concerne le logement, il apparaît qu’au niveau de la ville si les personnels du CCAS se mobilisent pour éviter de voir des antoniens se retrouver en grande précarité, « Antony habitat » multiplie à l’approche de la fin de la trêve hivernale les procédures pour impayés de loyers, sans en alerter les services du CCAS, ni respecter toutes les procédures, trop occupé à l’idée de faire partir les « mauvais payeurs ».

 

Antony à Gauche s’engage à l’arrêt de toute expulsion sans relogement, à la remise en cause de la démolition de la tour Scherrer, et à s’assurer qu’Antony Habitat saisisse la commission départementale des aides publiques au logement pour assurer le maintien de leur versement en collaboration avec les services du CCAS.

 

En ce qui concerne les aides alimentaires, notre liste souhaite développer les moyens alloués à l’épicerie sociale et mettre en place le dispositif de « paniers solidaires ». Par ailleurs nous défendons au delà des nécessaires aides financières ponctuelles, la création d’une régie publique des énergies et le retour en régie publique de l’eau afin de mettre en place des tarifs différenciés selon les usages de l’eau et assurer la gratuité des premiers mètres cubes d’eau destinés à l’usage domestique.

 

Question : Domicilier « les personnes ayant un lien avec la commune c’est à dire les

personnes qui sont installées ou qui ont l’intention de s’installer sur le

territoire » conformément au droit au logement opposable de 2007…

 

Notre Réponse :

 

La domiciliation administrative des personnes est un droit inconditionnel. Ce droit est malheureusement loin d’être respecté car si la loi DALO permet la domiciliation administrative, la procédure qui vise notamment à vérifier que « la personne remplit bien les conditions exigées » laisse tout pouvoir de refuser. Antony à gauche s’engage à communiquer aux associations agrées toutes les demandes de domiciliation qui seront déposées au CCAS et à faire en sorte qu’un-e représentant-e des associations soit présent-e lors de l’entretien. Il y a un véritable enjeu à développer la domiciliation car celle-ci est indispensable pour l’ouverture de multiples droits.

 

Question : Rechercher et prendre en compte dans les actions et les projets du CCAS l’avis

des personnes bénéficiaires

 

Notre réponse :

Nous voulons réhabiliter le service public garant de l’intérêt général. Dans ce cadre nous sommes favorable à la création de comité d’usagers dans lesquel siègerait usagers, associations, représentants de personnels… afin de développer la transparence de l’information : connaissance des dispositifs et des droits de chacun. Mais ce comité doit aussi être pensé comme un espace de libre parole afin de permettre à chacun d’exprimer ses attentes et ses besoins.

 

Question : Faciliter l’accès des usagers dans les services accueillis de manière attentive

et courtoise, répondre de manière compréhensive et dans un délai annoncé,

traiter systématiquement la réclamation …

 

Notre Réponse :

Nous considérons que les personnels des services du CCAS font aujourd’hui preuve de professionnalisme et d’humanisme dans l’accueil des usagers. Evidemment l’amélioration de cet accueil est un enjeu qui, pour Antony à gauche, ne relève pas des discours creux axés autour des dispositifs « démarches qualités »…

 

Si nous voulons améliorer l’accueil, il nous faut également penser à améliorer les conditions de travail des personnels, lutter contre la souffrance au travail notamment et donc identifier les risques professionnels de ceux qui ont en charge l’accueil de personnes vulnérables…

Réponse à Campagne Logement 92

Aujourd’hui, beaucoup reste à faire pour que chacun dispose de conditions d’habitat dignes de ce nom. Il ne se construit pas assez de logements, en particulier dans le secteur social, alors que la demande s’accroît, tout particulièrement en Région parisienne.

À Antony, la majorité sortante a fait le choix d’alimenter la spéculation immobilière
entrainant une augmentation des loyers et des prix des logements à l’achat. Résultat
nombre d’Antoniennes et d’Antoniens ne pourraient plus, s’ils devaient déménager se loger dans notre ville ; une situation due pour l’essentiel à la politique menée en matière
d’urbanisme et de logement qui privilégie les opérations de promotions immobilières
luxueuses au détriment du logement intermédiaire et du logement social. Force est donc de reconnaitre que le logement représente un enjeu majeur dans le cadre des élections
municipales.

Si la loi ALUR présente un certain nombre d’avancées en matière de logement, celles-ci
sont notoirement insuffisantes, notamment en ce qui concerne l’encadrement des loyers et la Garantie Universelle des Loyers. Ainsi l’encadrement des loyers, à un moment où ceux-ci sont anormalement élevés, grave-t-il dans le marbre un marché immobilier à un niveau trop élevé, ne permettant pas à tous d’accéder à un logement dans des conditions acceptables.

Seul la baisse des loyers permettrait de remédier à cette situation. En ce qui concerne la
Garantie Universelle des Loyers telle que prévue, il est regrettable que celle-ci ne soit pas
rendue obligatoire et que les bailleurs puissent toujours recourir aux cautions.

Enfin si les maires ont par l’octroi des permis de construire une responsabilité importante
dans les politiques du logement, le gouvernement a aussi sa part de responsabilité lui qui
n’a pas renoncé à la privatisation d’une grande partie du Livret A réduisant ainsi les
financements en faveur du logement social, ni aux dispositifs de défiscalisations qui
contribuent à alimenter la bulle spéculative. Nous continuerons à interpeler les
parlementaires et à combattre ces mesures qui vont contre l’intérêt général.

Face à la crise, plutôt que des logiques autoritaires qui visent à restreindre toujours plus
l’intervention publique, nous proposons pour le logement un ensemble de mesures qui
s’inscrivent dans une démarche globale pour la mise en œuvre d’un bouclier social et
écologique municipal. Notre objectif est ainsi de rendre effectif sur Antony le droit au
logement pour tous pour que le logement devenu un luxe, redevienne un droit !
Question : Comment comptez-vous accroitre l’offre de logements accessibles aux familles à bas revenu ? L’article 55 de la loi SRU modifiée porte à 25% du parc habitable la part des logements sociaux à atteindre d’ici 2025. Comment comptez-vous satisfaire à cette obligation, qui reviendrait à créer au moins 750 nouveaux logements sociaux sur la durée de votre mandature ? Et, sur cet ensemble, comment entendez-vous arriver à un pourcentage significatif de logements très sociaux (PLAI) ?

Notre Réponse :
Force est de constater que nous manquons cruellement de logements sociaux pour pouvoir répondre à l’ensemble des demandes et permettre ainsi à chacune et chacun de pouvoir se loger sur notre ville. Cette situation est due à la façon dont l’équipe municipale sortante conçoit le logement social. Pour elle qui se félicite d’atteindre « 20,5% de logements sociaux » alors qu’elle n’a fait que respecter – enfin – la loi, logement social rime avec « pauvres ». Elle qui écrit dans un courrier diffusé aux paroissiens de Saint Saturnin que ce taux représente « presque trois fois le nombre de familles que l’INSEE considère comme pauvres (revenus inférieurs à 60% de revenu médian) ». Atteindre l’objectif de 25% de logements sociaux sur la ville en conformité avec l’objectif fixé par l’article 55 de la loi SRU modifiée constitue ainsi un minimum. Ainsi, nous fixons-nous l’objectif d’atteindre 30% de logements sociaux d’ici 2025.
Pour ce faire nous :

  • Mobiliserons l’ensemble des moyens d’Antony Habitat avec l’objectif d’une politique de construction de logements sociaux offensive. Nous donnerons les moyens financiers et humains à Antony Habitat de mener une telle politique.
  • Interviendrons auprès des autres bailleurs sociaux sur la ville pour les inciterconstruire des logements sociaux.
  • Utiliserons le droit de préemption si besoin pour acquérir du foncier.
  • Subventionnerons les programmes de construction de logements sociaux.

Mais une politique en faveur du logement doit aussi s’attaquer à l’idée selon laquelle « on manquerait de foncier ». En 2010 une étude avait mis en lumière la situation ubuesque du marché de l’immobilier en Île-de-France : d’un côté, quelque 300 000 logements manquants pour que le marché soit équilibré. De l’autre, 7 millions de mètres carrés de bureaux vides, immédiatement disponibles. A l’échelle de notre bassin de vie nous considérons qu’il faut mettre voir remettre à plat certain projet de constructions de bureaux et étudier les moyens de transformer les mètres carrés de bureaux vides en logements.

Enfin s’attacher à résoudre la crise du logement ne peut se concentrer sur la seule question du logement social. Car la notion de bas revenus est à étudier au regard de l’augmentation des prix des loyers dans le parc privé. Nous sommes favorables à un encadrement des loyers par la loi pour lutter contre les prix de l’immobilier. Il faut rappeler qu’avecspéculation immobilière des années 2000, le prix des logements a flambé de 107%, alors que les revenus des ménages eux n’augmentaient que de +23,3%… Tout cela participe d’une aggravation de la crise du logement. La municipalité sortante a par ses choix politiques participé de cette hausse.

Question : Entendez-vous dès à présent intégrer de manière systématique une part de
logements sociaux dans tout programme de construction neuve de quelque
importance ? Si oui, à hauteur de quel pourcentage ? Et à l’intérieur même de ce
pourcentage, quelle place entendez-vous réserver à cette dernière catégorie (PLAI) ?

Notre réponse :

Oui, nous intégrerons systématiquement une part de logements sociaux dans tout programme de construction neuve de quelque importance, et ce à hauteur de 30%. Pour ce faire, nous modifierons le Plan Local d’Urbanisme pour y intégrer cette obligation. Parallèlement, nous mettrons en place une charte entre les promoteurs et la ville, charte qui rappellera l’obligation d’intégrer 30% de logements sociaux dans tout programme de construction neuve et prévoira l’obligation que 30% de ces logements sociaux soient des PLAI.

La signature d’une telle charte peut également permettre d’endiguer la hausse du prix de l’immobilier en encadrant les prix de sortie d’opération autour de 4500 € du mètre carré afin de proposer un parcours résidentiel aux Antoniens.

Question : Concernant le logement étudiant, vous engagez-vous à maintenir des loyers réellement abordables sur la capacité d’accueil conservée sur le site actuel du quartier Jean Zay et à promouvoir dans les mêmes conditions toute politique de développement de logement étudiant sur la commune.

Notre réponse :

Alors que chacun s’accorde à reconnaitre que l’on manque cruellement de logements sociaux étudiants en France, et plus particulièrement en Ile-de-France, en ce qui concerne la Résidence Universitaire Jean Zay, notre priorité est le maintien de sa capacité d’accueil, à au moins 2000 logements, par :

  • La réhabilitation des bâtiments existants.
  • La priorité sur les terrains libérés par les scandaleuses destructions de bâtiments àconstruction de nouveaux logements étudiants pour compenser ces destructions en exigeant des prix de sortie d’opération permettant le maintien de loyers modérés.

Nous ferons tout pour que soit dénoncé le protocole désastreux signé par la Ministre de l’Enseignement Supérieur avec tous les casseurs de la RUA : la Ville, la CAHB etdépartement du 92. Loin d’être dépassée, la spécificité de la Résidence Jean Zay et sa vocation sont plus que jamais d’actualité au service des droits humains : elle a été construite pour loger les étudiants de France et du monde issus des milieux populaires.

Permettre à la fois le logement d’étudiants en chambres individuelles et de jeunes couples aux faibles revenus dont l’un est étudiant comme c’était le cas dans le bâtiment H détruit l’été dernier. Dans un contexte où le pourcentage d’étudiants issus de milieux populaires, déjà faible à l’université régresse encore, nous ferons tout pour que cette vocation, qui porte les projets de Jean Zay avant son assassinat (ce qui explique pourquoi le nom de Jean Zay lui a été donnée) ne soit pas foulée aux pieds.

Les équipements notamment sportifs et culturels parce qu’utiles aux étudiants mais également à l’ensemble des Antoniens devront être reconstruits et diversifiés. La RUA peut être un lieu d’échanges unique sur le plan culturel et intergénérationnel dans le Sud Parisien et c’est ce que nous soutenons. Le fait que la ville ait demandé et soutenu la fermeture de l’école a aussi contribué à accroitre les effectifs des écoles du secteur remettant en cause la qualité du service public d’éducation. La fermeture des crèches, il y a plus longtemps, a elle aussi procédé de ce choix de société que nous contestons et combattons.
En ce qui concerne le niveau des loyers des logements étudiants de la Résidence Universitaire Jean Zay, cela ne relève pas directement de la municipalité mais du CROUS. Mais, nous engageons-nous à tout mettre en œuvre auprès du CROUS et des différents partenaires institutionnels impliqués dans le devenir de la Résidence Universitaire Jean Zay pour que les loyers appliqués soient des loyers réellement abordables ;

En conclusion, la priorité doit donc être donnée au maintien de la capacité d’accueil et à la réhabilitation de l’existant qui est techniquement possible et socialement nécessaire. Comme l’avait confirmé un questionnaire organisé par les défenseurs de la RUA et largement rempli, le montant du loyer est le critère le plus important pour les étudiants qui veulent pouvoir consacrer du temps à leurs études et non à multiplier les emplois précaires pour régler leurs factures. La réhabilitation de qualité n’est pas nécessairement dispendieuse contrairement à ce que prévoit la CAHB avec son projet de réhabilitation du bâtiment A. Il peut être revu. Pour les étudiants en difficulté pour se loger l’amélioration du confort ne passe pas nécessairement par un doublement des surfaces. Ceux qui défendent ce point de vue ont souvent des projets en tête qui n’intègrent pas les étudiants issus des milieux les plus défavorisés. Oui, d’autres constructions ailleurs dans la ville, sont possibles mais s’adressent le plus souvent à des étudiants issus de milieux favorisés. Nous l’envisageons mais lorsque 10 Hectares sont disponibles gratuitement puisque les remboursements d’emprunts ont été payés pendant des dizaines d’années par les étudiants, l’Etat et le CROUS, créons les conditions pour qu’ils servent d’abord aux étudiants.
Question : Entendez-vous poursuivre et intensifier la mobilisation de logements dans le parc
privé afin d’accroître l’offre de logements sociaux ? Si oui, à quel rythme annuel ?

Notre réponse :
Tout dépend de ce que l’on entend par l’idée de poursuivre et d’intensifier la mobilisation de logements dans le parc privé afin d’accroitre l’offre de logements sociaux. S’il s’agit d’inciter les propriétaires privés à conventionner leur logement pour une période donnée, à l’exemple ce que prévoit l’Agence pour l’Amélioration de l’Habitat, de telle manière à ce que le logement loué entre dans le cadre du logement social, non seulement nous y sommes favorables mais mettrons tout en œuvre pour développer de telles pratiques en :

  • Subventionnant pour partie les travaux de rénovation éventuellement nécessaires du logement en contre partie de l’engagement du propriétaire de « conventionner » son logement avec l’Agence pour l’Amélioration de l’Habitat.
  • Faisant connaitre le plus largement possible un tel dispositif.

Nous sommes également favorable (comme expliqué précédemment) pour mettre en œuvre une politique en faveur de la transformation en logement de bureaux vides. Piste intéressante, qui peut régler en partie mais pas tout le problème car tous les bureaux vides ne peuvent pas tous être transformés en logement. Cette proposition doit partir d’une analyse du « potentiel » pour que de telles conversions, grâce à des règles d’urbanisme adaptées, soient développées.

Question : Comment entendez-vous faciliter et activer la mobilité dans le parc social existant ?

Notre réponse :
La mobilité dans le parc social existant représente aujourd’hui un enjeu majeur, loin d’être
pris en compte par Antony Habitat notamment. Pour faciliter et activer la mobilité dans le parc social existant, nous nous engageons à :

  • Mettre en place une charte entre les différents bailleurs sociaux présents sur la commune, voire à l’échelle de la Communauté d’agglomération, pour faciliter l’échange de logements entre bailleurs.
  • Mettre en place une bourse d’échanges commune à l’ensemble des bailleurs
    sociaux présents sur la commune.
  • En ce qui concerne Antony Habitat à :
    • Mettre en place une bourse d’échanges .interne à Antony H abitat.
    • Que pour un locataire souhaitant échanger son logement pour un logement d’une superficie inférieure, le nouveau loyer soit inférieur à son ancien loyer.
    • Que pour un locataire souhaitant échanger son logement pour un logement d’une superficie supérieure, le loyer de son nouveau logement soit le loyer déjà pratiqué et ne soit pas réévalué.

Question : Comment entendez-vous soutenir les initiatives oeuvrant dans ce sens ? Quel soutien pensez-vous apporter à des initiatives de type Solibail ? À des formules de logement intergénérationnel ?

Notre Réponse :
L’accès au logement pour les personnes en grande difficulté représente aujourd’hui un véritable parcours du combattant nécessitant un accompagnement personnalisé. Dans ce cadre, des initiatives de type Solibail qui consiste pour un propriétaire privé à louer son logement à une association conventionnée par l’Etat ; l’association assurant alors le paiement des loyers et des charges, l’entretien et la remise en état du logement et un accompagnement personnalisé des occupants du logement pendant toute la durée de leur contrat avec l’association ne peuvent qu’être qu’encouragées et soutenues. Nous nous engageons ainsi à :

  • Faire connaitre le plus largement les dispositifs de type Solibail (journal « Vivre à
    Antony, site internet de la ville, etc…).
  •  Mettre en relation les propriétaires intéressés par un dispositif de type Solibail et les
    associations conventionnées par l’Etat présentes sur la ville et à accompagner, si
    besoin, propriétaires privés et associations dans la signature du contrat de bail.
  •  Développer la Charte du Logement Solidaire mise en place avec des critères de
    transparence ;

Question : Comment entendez-vous faire droit, sur Antony, à l’hébergement des personnes les plus vulnérables (en maison relais ou résidence sociale) ?

Notre Réponse :
Pour faire droit à l’hébergement des personnes les plus vulnérables, nous créerons une maisons relais et /ou une résidence sociale. De telles structures seraient gérées par le CCAS en partenariat avec Antony Habitat. Contrairement à la majorité sortante nous nous engageons à respecter la loi DALO pour le relogement des ménages reconnus prioritaires par les commissions de médiation.

Comment comptez-vous abréger l’attente de logement des familles jusqu’ici
hébergées et accompagnées par les associations ?

Notre Réponse :

Les articles L. 441-1 b) et c) du code de la Construction et de l’Habitation stipulent que sont
prioritaires dans l’attribution d’un logement social :

  • « Les personnes mal logées, défavorisées, ou rencontrant des difficultés particulières
    de logement pour des raisons d’ordre financier ou tenant à leurs conditions
    d’existence ».
  • « Les personnes hébergées ou logées temporairement dans un établissement ou un
    logement de transition ».

Pour abréger l’attente de logement des familles jusqu’ici hébergées et accompagnées par les associations, nous appliquerons strictement la loi, notamment au niveau de la Commission d’Attribution des Logements d’Antony Habitat.

En ce qui concerne les autres bailleurs sociaux présents sur la commune, nous veillerons à ce qu’ils appliquent la loi ; le Maire ou un de ses représentants étant membre de droit de leur Commission d’Attribution des Logements.

Comment pensez-vous pouvoir prévenir au maximum les expulsions et mettre en
place en temps utile les filets de sécurité qu’elles appellent ?

Notre Réponse :
Nous considérons que le logement est un droit. A partir de ce constat, il convient de tout mettre en œuvre pour prévenir et éviter les expulsions des locataires de bonne foi.

 

Ainsi, sur la base de ce principe, nous :

  • Prendrons systématiquement chaque année un arrêté anti-expulsion visant les
    locataires de bonne foi.
    De manière plus concrète, nous mettrons en place avec les différents bailleurs sociaux
    présents sur la ville :
  • Une charte de la prévention des expulsions.

Au sein du service logement, une équipe sera spécialement affectée à l’accompagnement des ménages menacés d’expulsion. Parallèlement, nous mettrons en place des aides au logement complémentaires à celles de la CAF. Il s’agit également pour sécuriser la stabilité du coût du logement et donc le maintien des locataires occupants (mais aussi des propriétaires) de mettre en œuvre une politique en faveur de la lutte contre la précarité énergétique. Réduire la consommation énergétique est un enjeu qui lie social et transition écologique. Nous déploierons un plan de rénovation (isolation thermique et phonique) sans augmentation du coût total du logement.

En ce qui concerne Antony Habitat, nous :

  • Renforcerons le nombre de conseillers ou de conseillères sociales et ce afin
    d’assurer un accompagnement optimum des locataires en difficulté. Toujours en ce
    qui concerne Antony Habitat, et pour les locataires de bonne foi,
  •  Nous nous engageons à trouver systématiquement une solution permettant d’éviter
    toute expulsion (mise en place d’un plan d’apurement de la dette, échange de
    logements, etc…).
  •  Nous nous engageons à accepter systématiquement toute demande de Fond de
    Solidarité Logement.

Quelles marques entendez-vous donner aux Antoniens de votre engagement en la
matière ? La loi ALUR impose une réforme pour rendre plus transparente l’attribution des
logements sociaux. Quelles dispositions entendez-vous prendre en ce sens ?

Notre Réponse :
Aujourd’hui, la pratique l’attribution des logements sociaux relève à la fois du service logement de la ville et des différentes Commissions d’Attribution de Logements des différents bailleurs sociaux présents sur la ville. En effet, le service logement de la ville répertorie les demandes de logements sociaux, instruit leur recevabilité et transmet les dossiers aux Commissions d’Attribution de Logements des différents bailleurs sociaux présents sur la ville.
En ce qui concerne le service logement, nous nous engageons :

  • A ce que les dossiers de demande de logements sociaux soient instruits dans le plus strict respect des dispositions du code de la Construction et de l’Habitation telles qu’elles résultent des articles L. 441, L. 441-1, L. 441-2, R. 441-1 à R. 441-11 et définissant les conditions d’attribution des logements sociaux.
  • A ce que soit systématiquement transmis 5 dossiers au Commissions d’Attributions de Logements des différents bailleurs sociaux présents sur la ville, et non 3 comme actuellement, pour toute attribution de logements sociaux.
  • A ce que soit publié chaque année un compte rendu de l’activité du service logement en ce qui concerne l’instruction des demandes de logements sociaux.

En ce qui concerne la Commission d’Attribution de Logements d’Antony Habitat, nous nous
engageons à :

  • Ce que les attributions de logements se fassent dans le strict respect des des
    dispositions du code de la Construction et de l’Habitation telles qu’elles résultent des
    articles L. 441, L. 441-1, L. 441-2, R. 441-1 à R. 441-11 et définissant les conditions
    d’attribution des logements sociaux.
  • L’ouvrir à un représentant de chaque association de locataires représentative présente sur le patrimoine d’Antony Habitat, ainsi qu’à un représentant de l’opposition.
  • Faciliter l’accès aux logements sociaux pour les jeunes, en intégrant cette dimension
    dans les critères d’attribution.
  • Rendre public son règlement intérieur.

Comment entendez-vous développer l’information de nos concitoyens sur la
situation du mal-logement à Antony ? Quelle place comptez-vous accorder à cet objet
dans le bulletin municipal et sur le site de la Ville ?

Notre Réponse :
La question de l’information est directement liée à celle de la transparence des commissions d’attributions des logements sociaux. Sur ce point nous avons fait plusieurs propositions dont celle d’ouvrir les commissions d’attributions à toutes les associations présentes au Conseil d’administration d’Antony Habitat. Nous proposons également :

  • La mise en ligne de toutes les offres vacantes dans le parc social d’Antony Habitat. Cela permettrait aux demandeurs comme aux associations d’avoir une vision précise de la situation sur la ville.
  • L’ouverture du journal municipal aux associations, non pour faire la promotion de la ville, mais pour qu’elles donnent leur avis et jouent leur rôle de contre pouvoir. C’est un des engagements que nous prenons en préconisant la création d’un observatoire des engagements qui aurait la possibilité de publier ses analyses sur le site internet de la ville.

Il nous paraît également nécessaire que tous les demandeurs de logement social puissent suivre leur dossier depuis l’enregistrement de la demande jusqu’à la tenue de la Commission d’attribution
 des logements. Pour nous cette politique doit s’accompagner d’un redéploiement du service public. Ainsi un poste sera crée au service logement afin d’assurer des permanences dans les mairies de quartiers. Enfin, des expérimentations sont menées avec Antony Habitat pour mieux objectiver le traitement de la demande et pour renforcer la place des demandeurs dans le processus, dans le cadre de bourses de mutation de logement sur Internet.

Etes-vous déterminé à produire et logement social sur la commune ? À publier chaque année un état de l’évolution du logement social sur la commune ?

Notre réponse :

Bien sûr, nous publierons chaque année un état de l’évolution du logement social sur la commune. Il en va de la transparence vis-à-vis des Antoniennes et des Antoniens. Autant de propositions que les élus Front de Gauche ont défendues avec constance tout au long de la mandature qui vient de s’achever et qu’ils continueront à promouvoir au cours de la prochaine. A ce titre, vous retrouverez ces mesures en page 8 et 9 de notre projet pour
Antony .

Nous tenons sur ce point à rappeler que ces propositions s’inscrivent dans une démarche qui vise à remettre à plat des grands projets urbains de la municipalité sortante. Antony pôle, mais surtout l’aménagement du quartier Jean Zay qui doit conserver sa vocation au service des étudiants.

 

Réponse à l’Association de Sauvegarde du patrimoine et de l’Environnement à Antony

Question : Prenez-vous l’engagement de protéger au titre de l’article L 123-1.7° les pavillons qui sont propriété de la commune et situés aux N° 15, 17, 21 du boulevard Pierre Brossolette

Notre Réponse :
Les pavillons qui sont la propriété de la commune et situés aux n°15, 17 et 21 du boulevard Pierre Brossolette font incontestablement partie du patrimoine architectural de la ville. Ainsi, nous prenons l’engagement de les protéger au titre de l’article L. 123-1 7° du code de l’urbanisme.
Prenez-vous l’engagement de transférer de la zone UAa à la zone UD le secteur Sud du Boulevard Pierre-Brossolette ainsi que la partie de l’Avenue Gabriel-Péri qui longe la voie du RER ?

Notre Réponse :
Afin de protéger le caractère pavillonnaire du secteur Sud du boulevard Pierre Brossolette ainsi que la partie de l’avenue Gabriel Péri qui longe la voie du RER, et ainsi de préserver le patrimoine architectural de ces secteurs de la ville, nous prenons l’engagement de les transférer de la zone UAa à la zone UD. Nous le faisons également car le centre ville subit des embouteillages quasi permanents du fait d’une urbanisation à outrance qui nuit au développement des modes de transports alternatifs à la voiture !

Question : Prenez-vous l’engagement de protéger ces deux secteurs soit par le PLU (art. L. 123-1.7° du code de l’urbanisme) soit par une AMVAP (art. L.642-1 du code du patrimoine) ?
Notre Réponse :
Nous prenons l’engagement de protéger ces deux secteurs de la ville, soit par la modification du Plan Local d’Urbanisme (article L. 123-1 7° du code de l’urbanisme), soit par une AMVAP (article L. 642-1 du code du patrimoine) ) pour conserver l’identité des quartiers. En effet aujourd’hui le Plan local d’urbanisme offre la possibilité rend possibles de fait à toutes les exceptions possibles imaginables au service des promoteurs Le choix quant à la méthode à utiliser pour préserver ces deux secteurs de la ville résultera de deux engagements de la part « d’Antony à gauche ». Une nécessaire modification du PLU afin de mettre un terme. Et une large concertation avec les habitants de ces quartiers, ainsi qu’avec les associations concernées. Il nous apparait en effet essentiel que les citoyens soient associés à l’élaboration des différents projets.
Question : Quels autres engagements prenez-vous pour maintenir le cadre de vie du centre-ville ?
Notre Réponse :
Pour maintenir le cadre de vie du centre ville nous prenons l’engagement, une fois les modifications du Plan Local d’Urbanisme réalisées de manière à protéger le centre ville, de ne plus le modifier sur ce secteur. Le développement de la mixité sociale du centre ville ne passe par le développement de constructions de grande hauteur. Nous proposons également la transformation de la rue Mounié en « zone de rencontre semi-piétonne » (limitation de la vitesse à 30 km/h, création d’une piste cyclable à double sens, piétonisation complète le Dimanche), ainsi que le réaménagement de la place du théâtre Firmin Gémier avec la reconstruction du théâtre Firmin Gémier sur place) afin d’éviter la construction de nouveaux immeubles de « standing » qui s’accompagneraient de leur lot d’embouteillages. Pour nous les modes doux doivent devenir le maillon fort de toute réflexion autour de l’aménagement. Faire de l’espace public un espace géré au service de l’intérêt général et non au gré des diktats des promoteurs immobiliers. Toutes les mesures que nous proposons pour défendre le patrimoine architectural de notre ville et le cadre de vie du centre ville, les élus Front de Gauche les ont défendues avec constance tout au long de la mandature qui vient de s’achever et ils continueront à les promouvoir au cours de la prochaine. A ce titre, vous retrouverez ces mesures en page 8 et 9 de notre projet pour Antony. Programme Antony à Gauche

Réponse à l’association Antony à Vélo

Question : La réduction du trafic automobile est une nécessité qui s’impose à tous aujourd’hui. Promouvoir le vélo, les déplacements à vélo participent de cette logique, ainsi que du« vivre ensemble » et du développement du lien social.
Que prévoyez-vous de faire pour favoriser à Antony la
circulation des cyclistes ? Dans quel délai, avec quel budget ?

Notre réponse :

Afin de favoriser à Antony la circulation des cyclistes mais aussi l’usage de la marche, nous sommes favorables à l’adoption d’un véritable plan « modes doux » à l’échelle de l’Agglomération. Les enjeux autour du développement volontariste de la pratique du vélo sont multiples : confort et sécurité des cycliste, la question des stationnements mais aussi différenciation des usages du vélo, articulation avec les autres modes et cohabitation avec les autres usagers… Au-delà des mesures immédiates, il s’agit de repenser le partage de l’espace public afin de faire progresser sensiblement l’usage et la pratique du vélo en ville. Cela passe par :

La mise en place de véritables itinéraires pour desservir à vélo les équipements publics (scolaires, sportifs, culturels…) mais aussi les lieux de vie comme les commerces et les espaces verts. Pour cela nous estimons qu’il faut commencer par questionner les arbitrages passés qui ont été fait par l’équipe municipale sortante.

Le développement des stationnements vélo sécurisés y compris l’offre de stationnement longue durée,

La mise en œuvre par la municipalité d’une politique éducative en faveur du développement de l’usage du vélo dans le cadre des activités périscolaire

L’accompagnement comme activité économique du vélo autour de la création d’ateliers de réemploi et de réparation, développement des vélos à assistance électrique (VAE) particulièrement adapté à la topographie de notre territoire.

Le développement d’une offre de vélo en libre service et/ou de location
longue durée

Mais la politique en faveur du développement de la pratique du vélo doit s’accompagner d’une intégration des différentes démarches en faveur des piétons :
– Charte piéton, schéma directeur d’accessibilité, pédibus… Parce que nous n’avons pas forcément réponse à toutes les questions, cette révision ne pourrait se faire qu’en concertation avec la population et les associations représentatives en la matière sur la ville.
Cela passe, entre autre, par :

– Eviter toute rupture au sein de la ville entre pistes cyclables.

–  Créer une véritable piste cyclable sécurisée le long de la RD 920.

– La promotion du vélo dans le péri scolaire devant se faire en partenariat avec les associations de jeunesse.

En ce qui concerne les moyens budgétaires mis en œuvre pour favoriser la circulation des cyclistes, nous y réaffecterions une partie des dépenses d’investissements que nous considérons aujourd’hui comme inutiles (ex. les dépenses consacrées à la construction d’une fosse de plongée) et flécherons dans le budget municipal une ligne spécifique consacrée aux politiques en faveur du développement du vélo, identifiable dans ses actions comme dans ses montants par les associations et les citoyens.
Par ailleurs, dans le cadre du développement de la démocratie participative, nous proposons de mettre en place des conseils de quartiers qui seront consultés pour l’élaboration du plan de circulation des modes doux. Notre objectif est que chaque citoyen ait régulièrement son mot à dire sur la politique municipale en matière de transition écologique.

Ainsi proposons-nous que ces conseils de quartiers aient la possibilité de déposer des amendements lors du vote du budget de la ville. Reste la question des délais. Même si nous ne bénéficions pas de tous les éléments pour répondre aussi précisément que nous le souhaiterions, nous considérons, face à l’urgence écologique et aux enjeux de santé publique, qu’il faut se fixer un objectif ambitieux pour le développement du vélo au quotidien. Notre objectif est qu’un tiers de la voirie doit être aménagée pour la sécurité des circulations des cyclistes afin de parvenir à doubler l’usage des modes doux dans le courant d’un mandat.

Etes-vous prêt à réaliser les actions suivantes ? Quels moyens
mettrez-vous en œuvre pour cela ?
Nous sommes prêts à réaliser l’ensemble des actions que vous proposez de mettre en œuvre, car ces mesures sont essentielles pour contribuer à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Elles s’inscrivent dans une véritable transition écologique qui lie économie d’énergie, préservation de l’environnement, réduction des nuisances sonores et de la pollution, renforcement de la sécurité routière, et convivialité de l’espace public…

  1. Mettre en place de véritables itinéraires pour desservir à vélo les collèges et lycées, les installations sportives et culturelles, les quartiers commerciaux, les espaces verts :
  2. Obtenir le respect des limitations de vitesse (50 km /h et dans les Zones 30)
  3. Mettre en place des pistes et bandes cyclables efficaces là où elles sont nécessaires
  4. Transformer la rue Mounié et la rue de l’Eglise pour limiter la place donnée à l’automobile, au profit des piétons et cyclistes (aménagement du type Zone de rencontre)
  5. Revoir les interdictions de double sens cyclables dans les rues qui n’en bénéficient pas aujourd’hui
  6. Mettre en place des panneaux « céder le passage aux feux » (parfois appelés « tourne-à-droite »)
  7. Mettre en place un minimum de 1000 places de stationnement pour vélo
  8. Mettre en place une signalétique efficace
  9. Faire adhérer Antony au Club des villes et territoires cyclables
  10. Mettre en place un plan de promotion du vélo comme mode de déplacement à Antony

 

Des propositions que vous pourrez retrouver dans notre programme et sur notre site.

Réponse au Collectif pour une transition citoyenne

Question : Êtes-vous prêts à soutenir la création d’un OBSERVATOIRE DU  RESPECT DES ENGAGEMENTS qui serait présent aux réunions du  conseil municipal dès la prochaine mandature ? Cet observatoire  existe déjà dans plusieurs villes en France. Il serait formé à Antony de représentants des associations significatives présentes dans la  commune. Son statut légal autoriserait son expression dans le Bulletin municipal.

Notre réponse :

Nous sommes évidemment prêts à soutenir la création d’un Observatoire du respect des Engagement et à le mettre en place si nous étions élus ; observatoire qui serait présent aux réunions du conseil municipal et disposerait d’une tribune d’expression dans le Bulletin municipal.

Il serait formé :
– Des représentants des associations significatives présentes sur la ville.
– De représentants des conseils de quartiers, conseils que nous nous
proposons de créer.
– D’un représentant du conseil des jeunes et d’un représentant du conseil des seniors.
– Création d’un site internet afin que chaque Antonien puisse s’exprimer et apporter sa contribution.

Cependant s’engager à mettre en œuvre un observatoire au niveau municipal ne  suffit pas quand dans le même temps la création de la métropole du Grand Paris, voulue et votée par les socialistes, avec l’appui de la droite et du centre au Sénat, va profondément déplacer les lieux de décisions pour les confier à une instance bureaucratique aux pouvoirs exorbitants. Cette métropole est non seulement programmée pour justifier la mise en concurrence des territoires et de la fin des services publics de proximité, mais tout autant pour n’avoir aucun compte à rendre aux citoyens.

Ainsi pour que la commune demeure un espace privilégié de prises de paroles et d’interventions citoyennes, notre premier engagement sera de consulter les Antoniens par le biais d’un référendum d’initiative local pour savoir s’ils sont d’accord pour se faire imposer cette construction anti-démocratique qui répond aux injonctions de Bruxelles.

Question : Quels objectifs de BAISSE DE LA CONSOMMATION D’ENERGIE envisagez-vous pendant la durée du mandat, et quelles actions prioritaires ferez- vous pour atteindre vos objectifs ?

Notre Réponse :

Pour nous, la baisse de la consommation d’énergie s’inscrit dans le cadre de la nécessaire transition écologique et de la lutte contre la précarité  énergétique. Les énergies carbonées vont se faire de plus en plus rares et coûteuses à l’avenir. Il est ainsi nécessaire d’engager une transition écologique vers des modes de production et de consommation durables, moins polluants, et plus sobres. Nous pensons qu’il est impossible que la « main invisible » du marché accomplisse cette transition écologique. Il est donc du devoir de la puissance publique de s’atteler à cette tâche par une planification écologique. Cependant, nous ne disposons pas des outils, en particulier du soutien des services de la mairie, pour fixer dès à présent des objectifs quantitatifs. Nous avons néanmoins déjà élaboré les grands axes de notre plan d’action. La majorité de la consommation énergétique est le fait d’acteurs privés.

C’est pourquoi nos actions viseraient non seulement à diminuer la consommation énergétique de la ville mais aussi celle des habitants et entreprises de la commune. En matière de baisse de la consommation énergétique, nos actions prioritairesau cours de la mandature seraient les suivantes :

Cela passe par la mise en place d’une politique de développement des énergies renouvelables : solaire, géothermie, etc…

– Un plan de rénovation pour renforcer l’isolation des équipements publics (mairie, école, crèches, bibliothèque et médiatèque…).

– La création de projets innovants d’équipements publics et de logements sociaux passifs, c’est-à-dire produisant autant d’énergie qu’ils en consomment ; et ce avec l’objectif minimal d’être conforme à la future règlementation thermique RT 2020.

– La signature d’un contrat de fourniture d’électricité 100% d’origine renouvelable car en exigeant de s’alimenter en électricité renouvelable, nous contribuerons à faire croître la demande et favorisez ainsi le développement des énergies renouvelables et les investissements dans de nouveaux moyens de production source de création d’emplois.

Cela passe par octroyer des aides aux habitants lorsqu’ils s’équipent en énergie renouvelable (chauffage bois, eau chaude solaire, chauffage solaire, photovoltaïque, géothermie) ; les économies d’énergie passant en partie par une meilleure isolation, une sensibilisation aux économies et un apprentissage à consommer autrement.

– La rénovation thermique des logements sociaux d’Antony Habitat.
– Le développement de mesures incitatives pour la rénovation thermique de leurs logements pour les propriétaires (avec prise en compte du taux d’effort pour lutter réellement contre la précarité énergétique) et bailleurs privés pouvant aller jusqu’à l’exonération de la part de la ville de la taxe foncière.
– La mise en place d’une aide financière de la part de la CAHB ou, à défaut, de la ville pour la réalisation des diagnostics thermiques.

Cela passe par la lutte contre le mésuage en matière d’éclairage. Mesures qui visent directement à réduire les consommations :

– Eclairage public : expérimentation de l’éclairage par alimentation solaire et d’horloges astronomiques contrôlant l’éclairage public et permettant de le couper entre minuit et 5H00 et l’installation de détecteurs de présence commandant l’allumage et l’extinction de l’éclairage.

– Eclairage privé : interdiction de l’éclairage de nuit des bureaux et des vitrines et dans le cadre de la lutte contre l’envahissement publicitaire l’interdiction de la publicité sur écrans à LED.

Cela passe, aussi, par le projet de création dans le courant du mandat d’une régie publique des énergies renouvelables, avec d’autres collectivités pour la production d’énergies d’origine renouvelables de l’électricité au moyen de panneaux solaires, de la géothermie et de petites éoliennes à axes verticaux… Ainsi, l’article L. 2234-32 du code général des collectivités territoriales autorise les mairies à mettre en place des unités de productions d’électricité, électricité qui est ensuite achetée par EDF et mise dans le réseau de distribution générale.

Cela passe par une politique qui vise à réduire les déplacements (seconde source après l’habitation de consommation d’énergie) :

– Le développement des « échanges » d’appartements dans le parc social à l’échelle de l’Agglomération dans un premier temps par le biais de partenariat entre bailleurs sociaux afin de réduire les distances domiciles/travail et les déplacements contraints.
– Développer l’offre alternative à la voiture individuelle avec les systèmes d’autopartage.
– Le recours pour le parc automobile de la ville et de la CAHB (Paladin et bennes à ordures comprises) aux nouveaux véhicules (hybrides, électriques, biogaz…), et à l’expérimentation de vélos en libre service pour les agents et la population pour les courtes distances.

Sachant qu’une bonne part du trafic automobile s’effectue sur de courtes distances à l’intérieur même de la commune, réduire la dépendance automobile nécessite :
– La mise en place sur l’ensemble de la ville de nombreux parcs publics pour vélos et de bornes de rechargement pour les véhicules électriques ou autres énergies.
– De développer les aménagements pour piétons et cyclistes comme de renforcer l’offre de transport en commun.
– D’engager des projets innovant tels que l’organisation du ramassage scolaire non motorisé (pédibus, vélo-bus).
– De créer une page sur le site de la mairie dédiée au transport à la demande et au covoiturage des Antoniens.

Constatant également que « plus on est riche plus on consomme de l’énergie »… il s’agit d’étudier la mise en œuvre de facturation différenciée en fonction des usages pour les consommations d’eau mais également d’énergies. En effet si on peut aller vers une société consommant peu d’énergie, cela ne se fera qu’à la condition d’un véritable changement de mode de vie et de consommation. Tout cela nécessite aussi d’interroger le modèle de surconsommation fruit du productivisme dont la base est la « politique de l’offre » actuellement imposée par le carcan néolibéral.

Question : Quelle serait votre démarche pour mettre en place et développer LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE ? Avec quel suivi régulier des mesures mises en place ?

Notre Réponse :

En matière de démocratie participative, nous proposons de donner toute leur place aux citoyens sur la ville. Cela signifie, pour nous, l’instauration d’un exercice conjoint du pouvoir par les citoyens et leurs représentants au-delà du moment électoral. Notre objectif est que chaque citoyen ait régulièrement son mot à dire sur la politique municipale. Il s’agit de partager et d’impliquer toutes les catégories de la population, avec un effort particulier et volontaire en direction des milieux populaires, des jeunes, des résidents étrangers et des associations… et l’échelon local, de proximité est l’échelon le plus fécond de la démocratie Cela passe par notamment par :

– La création de conseils de quartiers dotés d’un budget autonome et ayant la  possibilité de dépose des amendements lors du vote du budget de la ville.
– La possibilité de référendums locaux d’initiative populaire.
– Un conseil des jeunes et des seniors doté d’une véritable autonomie.
– La gestion de la maison des associations confiée à un collectif d’associations Antoniennes.
– Participer au mouvement de l’Open Data, c’est à dire à la diffusion sur Internet et sous licence libre de l’ensemble des données et études publiés par les services de la Ville, afin de garantir la mise à disposition de tous, de façon libre et gratuite, des données publiques.
– Ouvrir sur le site internet de la ville une rubrique « la foire aux questions ».

Mais le développement de la démocratie participative passe également par la garantie des droits de l’opposition notamment par :

– l’instauration du droit d’amendement pour l’adoption du budget et du vote des  subventions aux associations et la mise à disposition d’un bureau à l’hôtel de ville pour chacun des groupes politiques du conseil municipal.

– L’ouverture à l’opposition de la commission d’attribution des logements sociaux d’Antony Habitat.

Question : Pour répondre à la nécessité d’imaginer de nouvelles façons de vivre la ville, êtes-vous prêts à INSCRIRE ANTONY DANS LA DEMARCHE DES VILLES EN TRANSITION ?
– e n développant les transports actifs dans les différents quartiers de notre ville, et en réduisant la place donnée à la circulation automobile ?
– en poussant la Communauté d’agglomération vers la prévention des déchets, en  particulier par la récupération des bio-déchets, et en promouvant la consommation responsable ? (guides du réemploi, soutien à la réparation..)
– en développant les jardins collectifs au sein d’Antony ?

Notre réponse :

Nous sommes prêts à inscrire Antony dans la démarche des villes en transition, et ce pour imaginer de nouvelles façons de vivre à Antony. Une démarche qui s’inscrit, pour nous, là encore dans le cadre de la transition écologique. Notre objectif est l’application à l’échelle locale de la règle verte : ne pas dépenser plus de ressources en un an que ce que la terre peut en produire. Ainsi, nous proposons :

De développer les transports actifs dans les différents quartiers de la ville en réduisant, notamment, la place donnée à la circulation automobile. Cela passe, entre autre, par :

– L’étude de la mise en œuvre de la gratuité du Paladin avec dans un premier temps la gratuité pour les enfants scolarisés dans les écoles publique de la ville et les retraités dont les retraites sont inférieures au SMIC et une meilleure desserte par le Paladin de l’ensemble des quartiers de la ville.

– L’amélioration de l’offre de transports publics écologiques (nouvelle génération de bus électriques, biogaz… voitures en partage).

– Le développement de l’usage du vélo comme moyen de transport (création d’un réseau de pistes cyclables continu au travers la ville, construction de parcs à vélos sécurisés, installation de vélos en libre accès, la promotion du vélo auprès des scolaires notamment).

– La transformation de la rue Mounié/place Firmin Gémier en zone de rencontre semi-piétonne.

A la Communauté d’agglomération l’engagement de politiques en faveur de la réduction des déchets. En effet nos poubelles débordent d’emballages, de publicités, d’objets à usage unique, appareils électroniques dépassés ou cassés…!

Reprendre en main la gestion des déchets, aujourd’hui confiée à des multinationales qui en tirent profit, c’est indispensable et possible. Cela passe par, entre autre au niveau de la CAHB :

– En faisant adhérer Antony au réseau des villes Zero Waste.
– En développant la récupération des bio-déchets, et en promouvant la consommation responsable (guides du réemploi, soutien à la réparation..).
– En mettant à l’étude la création d’une redevance incitative d’enlèvement des ordures ménagères. Les factures dont les habitants doivent s’acquitter dépendant du poids des poubelles et du nombre de levées. Toutes les villes qui ont mis en place ce dispositif ont vu les déchets résiduels baissé d’environ 25% en une mandature.
– En développant la mise en place de la collecte des déchets organiques pour les transformer en compost et la mise en place d’un plan de ré-emploi des déchets.

Nous considérons également possible de nous engager vers la création d’une régie publique de gestion des déchets.

Nous proposons également :

– La création d’un service de mise en relation des agriculteurs et des Antoniens pour soutenir les initiatives citoyennes de création d’AMAP.
– La préemption de terrains en friches pour la création de potagers et de plantations d’espèces fruitières gérés par la mairie, des associations, ou des entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire.

– La mise en place, au sein de la restauration scolaire, repas issus de l’agriculture biologique, locale et paysanne avec option de menu sans viande.

– De développer les jardins collectifs au sein d’Antony. Ces jardins sont, en effet, des lieux de rencontres, d’échanges. Ils participent ainsi à développer le lien social, ainsi que la mixité sociale.

Aussi bien en ce qui concerne la création d’un observatoire des engagements, que les objectifs de baisse de la consommation d’énergie, notre démarche pour mettre en place la démocratie participative ou encore l’inscription d’Antony dans la démarche des villes en transition, les propositions que nous mettons en avant sont depuis longtemps portées par le Front de Gauche et constituent des choix politiques importants faits par celui-ci depuis des années. Des propositions que vous pourrez retrouver dans notre programme.