Résidence Universitaire Jean Zay : nous ne nous résignons pas !!!

BAT C 001 Au dernier Conseil Municipal de cette mandature (13 Février 2014), la majorité sortante annonce que, si elle est réélue, la municipalité « va engager l’aménagement du site de la Résidence Universitaire conformément à la convention signée avec l’Etat, le Conseil général des Hauts de seine et la communauté d’Agglomération des Hauts de Bièvre ». La concertation « va reprendre dans quelques mois ».

Les candidats d’ « Antony à gauche » continuent d’exiger  que cette convention soit entièrement revue par les différentes « parties »  

La convention a été « signée pour 6 ans minimum mais est révisable chaque année avec accord des parties ». Elle aura 1 an le 28 Juin 2014. Alors nous agirons pour que la concertation, quelle que soit la majorité municipale élue en Mars qui l’organisera, soit un temps fort pour exiger de modifier la convention au lieu de détruire la RUA!! Nous ne dirons jamais assez combien nous regrettons le coup de poignard dans le dos des défenseurs du logement social étudiant qu’a été cette convention (cf encart en fin de texte).

« La RUA a été bradée », « une capitulation en rase campagne » , « le capital confiance est au plus bas », « la ministre enterre la résidence universitaire mais aussi le projet politique de Jean Zay lui-même, qui fut ministre du Front Populaire » , « Nous ne pouvons que déplorer l’énorme gâchis que représente cette convention » « Nous regrettons fortement que ce que Lionel Jospin ou François Bayrou, entre autres, n’avaient pas accordé à Patrick Devedjian, la ministre actuelle de l’enseignement supérieur l’ait fait et ait signé ce marché de dupes. »

Autant de phrases prononcées par des élus de gauche … et pas seulement du Front de gauche !!!

La décision de la Ministre et du gouvernement permet à  la majorité de droite en place dans les Hauts de Seine de pavoiser.

La convention se présente en positif mais sa réalité, dénoncée en particulier par les élus du Front de gauche et la liste Antony à Gauche c’est

  • la démolition de plus près de 2000 logements étudiants pour ramener la RUA d’une capacité 2800 places à 1080 !
  • la possibilité d’augmenter largement le montant des loyers puisque seulement « une part (non définie ndlr) des logements » sera soumise à un plafond de 19€/m2, ce qui est déjà hors de prix pour du logement social étudiant ! (11 €/m2 pour le logement social !)
  • le changement de destination des logements pour une part
  • l’absence d’équipements
  • la recherche dispendieuse d’autres terrains pour construire du logement étudiant alors que celui de la RUA est gratuit et répond aux exigences mêmes affichées dans la convention (transports, temps de trajet etc.)

Et pour celles et ceux qui prétendent que ce n’est que pour mieux rapprocher les logements étudiants du futur pôle de recherche sur le plateau de Saclay, seulement 700 logements y seront disponibles pour les milliers d’étudiants de l’université d’Orsay !

 La municipalité actuelle brouille les cartes sur ce dossier comme sur beaucoup d’autres car ses projets ne défendent pas l’intérêt des étudiants mais pas non plus l’intérêt des autres antoniens

 Le projet d’ensemble présenté par Jean Nouvel, à partir du cahier des charges de la Ville signifie, au-delà de la destruction des 2/3 des possibilités de logements étudiants :

  • une réduction importante des espaces verts
  • une circulation beaucoup plus dense du fait de véhicules bien plus nombreux dans les logements privés et donc une augmentation sensible des nuisances

 Les candidats d’Antony à Gauche s’engagent …

  • …à se battre pour le maintien d’une capacité d’accueil d’au moins 2000 logements étudiants sur le site (2800 à l’origine) qui doit aussi comprendre entre autres des commerces, des équipements sportifs, culturels, des lieux de convivialité et un centre de santé ouverts sur la ville, permettant ainsi de véritables échanges , méprisés par la majorité aujourd’hui.
  • …à exiger la réhabilitation des bâtiments existants et en particulier des 2 pièces de 27 m2,  dont un bâtiment a été démoli sans vergogne alors que des centaines d’étudiants galèrent pour se loger
  • …à rappeler au département et à l’Etat les engagements de reconstruction de logements neufs en compensation des démolitions afin d’atteindre ces 2000 logements sur site
  • …à ne pas « laisser filer » le montant des loyers, en mettant la pression sur toutes les parties, aux côtés des organisations syndicales étudiantes et des résidents, afin que soit modifiée la convention qui a été signée sans aucune garantie sérieuse sur ce plan comme sur d’autres.
  • …à exercer la plus grande vigilance sur les projets d’aménagement immobiliers avancés sur le « quartier Jean Zay », afin d’informer les Antoniens de la nature des ces projets et de leurs conséquences environnementales, pour permettre les conditions d’une véritable concertation et la préservation d’un cadre de vie de qualité pour tous.

 Pour mémoire :

 le 12 Mai 2012, le Tribunal Administratif avait, à la demande de l’AARUA appuyée par toute l’opposition municipale (PCF, PG, PS, Radicaux, EELV), décidé de retirer tout droit d’intervention sur la RUA à la majorité UMP de la Communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre et de ses alliés à la Ville d’Antony et à la Présidence du Conseil Général des Hauts de seine , en invalidant le transfert de propriété gratuit « monté » en 2004 à l’initiative de Patrick Devedjian (le « kyste » qu’était la RUA pour lui devait être retiré pour libérer des hectares de terrains en face du parc de Sceaux)

Or, le 28 Juin 2013 le même Patrick Devedjian, la CAHB et la Ville d’Antony, dirigées par ses amis, se sont vu redonner gratuitement  ces 11 Hectares par une convention signée à l’initiative de la Ministre de l’Enseignement Supérieur, en accord avec le premier Ministre, une « capitulation en rase campagne » selon les termes d’un élu socialiste.

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