La première cible du président Macron, C’EST VOUS

Macron élu par défaut

6 électeurs sur 10 n’ont pas choisi l’héritier de François Hollande, chouchou du Medef et roue de secours de la finance. 12 millions se sont abstenus et 4,2 millions ont voté blanc ou nul. Quant à ceux qui ont voté Macron, 60 % l’ont fait pour rejeter Le Pen, et 80 % n’adhèrent pas à son programme…

Macron est faible. Il sait que l’état de grâce risque d’être bien court. C’est pourquoi il veut frapper vite et fort ! Oubliant ses beaux discours sur la démocratie, il s’apprête à gouverner par ordonnances, une sorte de 49.3 permanent. Oubliant son « ni gauche, ni droite », il ouvre les bras aux chefs de la droite et aux caciques socialistes faillis, qui approuvent son programme antisocial ou cherchent à sauver leur siège. A l’Assemblée, il aura besoin d’une majorité de députés-godillots : les législatives seront donc capitales.  

Le Pen battue

Réjouissons-nous, elle est battue. C’est un soulagement. Ouf ! Son élection aurait signé le triomphe de la haine et menacé l’avenir. A Antony, elle plafonne à 14,5% des voix. Les Antonien-ne-s du Front de Gauche qui ont voté contre Le Pen au second tour sont fiers d’avoir contribué avec clarté à cette défaite.

Mais restons lucides. Le Pen a rassemblé 10,6 millions de voix, le plus haut score réuni par le FN, qui espère bien prospérer sur les déceptions et les souffrances semées par la politique capitaliste.

Vigilance ! Les démocrates, les progressistes, les syndicalistes ne doivent donc pas baisser la garde, ni devant ceux qui utilisent la haine, ni devant ceux qui la nourrissent par la précarisation générale.

Une loi El Khomri taille XXL passée par ordonnance pendant l’été

Les lois Macron et El Khomri ne lui suffisent pas. Le président de la finance veut pousser encore plus loin la démolition des droits des salariés : une attaque puissance 10, taillée sur mesure pour le Medef. Au menu, l’inversion généralisée de la hiérarchie des normes, la refonte brutale de l’assurance-chômage, le plafonnement des indemnités prud’homales, etc.

1) L’éclatement généralisé du Code du travail

Macron applique la feuille de route du CAC 40 : généraliser les dérogations à la loi et aux normes nationales, jusqu’à inverser complètement la règle selon laquelle, jusqu’à maintenant, un accord conclu à un niveau inférieur ne pouvait qu’améliorer les protections accordées au niveau supérieur.

2) Les chômeurs sanctionnés pour les rendre flexibles

Dans la chasse aux demandeurs d’emplois, une mesure phare : un chômeur qui refuse 2 emplois « décents » perdra ses allocations. Précision : à qualifi cation équivalente, un emploi « décent » peut être payé 25% de moins ! Rappel : cette logique répressive, déjà employée par Sarkozy et Hollande, n’a aucun effet sur le chômage…

3) Licencier sans justification en muselant les prud’hommes

Un licenciement sans cause sérieuse ? Cela ne coûtera pas cher à l’entreprise, car les indemnités seront plafonnées. Et le plafond sera si bas qu’elles risquent de ne même pas couvrir les frais de justice de l’employé licencié.

Et maintenant : les législatives !

Macron, qui se prétendait « anti-système », veut gouverner par ordonnances. Pour cela, il faut qu’une majorité de députés signe un chèque en blanc au président-monarque ! Les élections législatives seront donc une étape importante pour mettre des bâtons dans les roues à tous ses projets de régression sociale. Elles doivent aussi barrer la route à une entrée massive du FN à l’Assemblée. Nous voulons enfin concrétiser l’espoir ouvert par les 7,5 millions de voix recueillies par J.-L. Mélenchon, et faire entendre l’exigence du progrès social et écologique. Pour cela, il ne suffira pas des électeurs de Mélenchon. Il faut rassembler les citoyennes et citoyens, militants syndicalistes, associatifs, communistes, insoumis, socialistes, écologistes, toutes celles et tous ceux qui veulent mener les combats qui s’annoncent. Dans notre circonscription, nous soutenons l’Appel pour une candidature de rassemblement, qui présente une personnalité indiscutable, hors parti, jamais candidate jusqu’alors : Monique Pinçon-Charlot candidate du front social et écologiste.


MISE A JOUR DE L’ARTICLE 

Depuis hier nous savons que le premier ministre d’Emmanuel Macron sera Edouard Philippe, homme de droite pur et dur comme en attestent ses positions (entre beaucoup d’autres) sur le sujet des droits des femmes. Belle façon d’apporter le renouveau en politique! Cela démontre aussi que le président Macron a désormais pour seul objectif de faire éclater les deux formations politiques traditionnelles (PS et LR), non pas pour tourner cette page, mais au contraire pour les faire fusionner dans une sorte de recomposition politique franchement anti-sociale.

Plus que jamais, les élections législatives seront le 3ème tour de cette élection présidentielle.

 

 

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