Hommage à Maurice Ténine… Et pétition pour les Rol-Tanguy

MAURICE ET ANNETTE TENINE

Ce samedi 22 octobre, comme chaque année, nous avons exercé le devoir de mémoire envers Maurice Ténine, pour son action anti-fasciste et résistante.

Celui-ci, qui a exercé dès 1938 son métier de médecin à Antony et qui était conseiller municipal communiste à Fresnes, est l’un de ces Français issus de l’immigration qui très vite s’engagent politiquement contre les idées fascistes. Les brimades de la hiérarchie militaire ne le dissuaderont pas de développer son engagement, jusqu’à son passage dans la clandestinité au sein de la résistance. Là, il est un des pionniers du service médical de l’Organisation Clandestine.

Il fait partie, avec Guy Môcquet, des 27 fusillés de Châteaubriant, après son arrestation en 1941. Sa femme, Annette Ténine, mourra quant à elle en 1943 en déportation à Auschwitz.

(cliquez ici pour une biographie complète, ou regardez la vidéo ci-dessous)

L’hommage de 2015 (discours de René Sazerat, de l’ANACR)

HENRI ET CECILE ROL-TANGUY

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Les panneaux qui présentaient notre action, que nous avons placés symboliquement sur le parvis de la gare RER d’antony

Cet hommage était aussi pour nous l’occasion de pousser notre volonté de voir Antony rendre hommage à Henri et Cécile Rol Tanguy. Lui était le chef de la résistance parisienne, qui a déclenché l’insurrection victorieuse à la libération. Elle était son agent de liaison. Tous d’eux honorent Antony. C’est Rol Tanguy qui, avec Leclerc (dont il avait obtenu le soutien pour l’attaque ultime) a reçu la reddition de la garnison allemande à Paris.

Ils ont habité à Antony pendant la guerre — ils y vivaient sous une identité d’emprunt, rue Jeanne d’Arc.

Depuis près de deux ans nous sollicitons la municipalité pour qu’Antony leur rende hommage, ne serait-ce qu’en faisant poser une plaque à leur nom. Notre pétition, qui a reçu un bon nombre de signatures, n’y fait rien. Jusqu’à présent, le maire Jean-Yves Sénant ne fait qu’esquiver la demande. Autant de résistance pour une action aussi simple paraît bien étrange, un an après les célébrations de la Libération. Cela rappelle l’époque où la municipalité antonienne, à l’époque menée par Patrick Devedjian, faisait débaptiser l’avenue et le stade Salvador Allende pour les renommer… Georges Suant.

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