Election européenne, Grèce : SYRIZA en tête et devant la droite, selon un dernier sondage

Alexis Tsipras, Président de Syriza, entouré de Raquel Garrido et Patrick Le Hyaric, têtes de la liste Front de Gauche en Ile-de-France

Alexis Tsipras, Président de Syriza, entouré de Raquel Garrido et Patrick Le Hyaric, têtes de la liste Front de Gauche en Ile-de-France

Le Front de Gauche à l’échelle européenne peut bouleverser le paysage politique. Ainsi en Grèce, au soir des élections, Syriza pourrait obtenir 28%, la nouvelle démocratie de Samaras 24% (la droite), Potami et l’Aube Dorée 8%, le KKE à 7% et le PASOK/ELIAS est crédité de 5% d’intentions de vote… dans un pays (un de plus)  où la majorité gouvernementale est formée d’une coalition entre le PASOK et la Droite (ND) – ces deux partis  ayant gouverné de 1980 à 2012 à “tour de rôle” pour mener les mêmes politiques…

Tout le travail du Parti de la Gauche européenne est de faire converger les puissantes résistances populaires qui s’expriment et se renforcent, partout en Europe, contre l’austérité et pour des solutions de progrès à la crise.

 

Dans chaque vote Front de gauche aux élections européennes, il y a la rupture avec cette Union Européenne libérale et, indissociablement, l’idée de sa refondation sur des bases sociale, écologique, démocratique et pacifique…

Dans chaque vote Front de Gauche il y a en France l’exigence de rupture avec les politiques d’austérités, mais aussi la volonté de bousculer les rapports de force pour poser les bases d’un rassemblement pour une majorité alternative à la politique du gouvernement.

Dans chaque vote Front de Gauche il y a le refus de voir appliquer les remèdes néolibéraux et l’exigence de dénoncer la crise d’un système qui use les travailleurs, en même temps qu’il épuise les ressources naturelles et la biosphère, menaçant la survie même de l’humanité.

Aujourd’hui, face au changement climatique il est urgent d’agir pour bloquer la fuite en avant libérale mais aussi pour en affronter les conséquences. Il faut agir vite, et méthodiquement en se fixant des objectifs contraignants et en coordonnant tous les moyens d’action en vue du but à atteindre. Or, l’Union européenne aggrave la situation en laissant les firmes multinationales organiser la multiplication du transport de marchandises et en refusant de prendre des mesures volontaristes pour organiser la transition écologique.

Aujourd’hui, face à l’explosion de la pauvreté et du chômage qui désorganise durement et durablement nos sociétés (le nombre de chômeurs, de précaires et de pauvres atteint des records en Europe), il faut mettre un terme aux politiques néolibérales menées par les différents gouvernements et les institutions européennes qui sont responsables de cette situation. Des baisses de salaires sont mises en œuvre dans plusieurs pays européens. Les services publics sont sacrifiés, les droits sociaux détruits méthodiquement. Les populations et plus particulièrement les femmes subissent une grande régression sociale et pour beaucoup, un véritable processus de paupérisation. L’avenir de millions de jeunes est ainsi mis en péril.

Aujourd’hui les choix économiques et sociaux des classes dominantes en Europe s’appuient sur une négation des souverainetés populaires. Ce sont désormais des instances technocratiques, en particulier la « troïka » (FMI, BCE et Commission européenne)  qui concentrent les pouvoirs. Face aux sanctions électorales, aux grèves et mouvements de masse, les gouvernements se maintiennent artificiellement via de grandes coalitions dites d’ « union nationale » ou des gouvernements non élus  pour continuer à appliquer les memoranda, niant ainsi tous les messages politiques exprimés par leurs peuples. Dans tous les pays où la contestation est massive, les mouvements sociaux sont réprimés, les libertés syndicales réduites et le pluralisme des média remis en cause. Au niveau européen, le PSE cogère avec la droite (Parti populaire européen) le Parlement européen pour appliquer une politique libérale et se répartir les postes. A chaque fois que le choix leur est donné, les partis sociaux-libéraux préfèrent des majorités d’union avec la droite plutôt que des rassemblements à gauche.

Aujourd’hui il faut commencer par désobéir et rompre avec les traités. Pour pouvoir refonder l’Europe sur de nouvelles bases, il faut d’abord rompre avec l’Union Européenne actuelle. Ce qui fonde l’Union Européenne ce sont les traités négociés en secret par les gouvernements et ratifiés sans que les peuples ne soient consultés. Que ce soit le traité de Lisbonne ou le récent Traité sur la stabilité la coopération et la gouvernance (TSCG), ou le projet de Grand Marché Transatlantique actuellement en discussion loin du contrôle citoyen… ils organisent le dumping social et fiscal, imposent des politiques d’austérité permanente et excluent les politiques économiques et sociales du débat public et de la décisions citoyenne. Ce sont à ces traités et plus largement à leur logique qu’il faut désobéir pour pouvoir se libérer du carcan qui opprime les Peuples. Nous devons et nous pouvons le faire, maintenant !

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