Education, à Antony comme ailleurs il faut lutter

À Antony comme dans les villes de l’Agglomération des Hauts de Bièvre, nombre d’établissements scolaires du second degré (collèges et lycées) ont vu leur dotation horaire globale fortement réduite.

Qu’est-ce que la Dotation Horaire Globale (DHG) ?

C’est le nombre d’heures d’enseignement octroyé à l’établissement par l’Inspection Académique (DASEN) Elle est calculée en fonction des effectifs prévus d’une année à l’autre et des enseignements dus aux élèves. Cette dotation déterminera entre autre le nombre d’élèves par classe, la possibilité ou non de maintenir les dédoublements, options, enseignements d’exploration, postes d’enseignants… Les DHG découlent du budget de l’Education Nationale, donc de choix politiques.

L’inspection d’académie gère la pénurie

Depuis plusieurs années les dotations horaires globales par établissement sont en baisse. Au vu des annonces faites, la situation de la rentrée prochaine risque de se dégrader fortement notamment dans les Hauts de Seine. En effet la direction académique n’a pas  reçu les moyens d’accueillir 1700 élèves de plus à la rentrée prochaine dans les collèges et les lycées du département. Pour ouvrir des classes supplémentaires là où les effectifs explosent, elle a d’abord « pris » les « heures » dans les autres établissements dont ceux de l’Éducation prioritaire.

Les protestations ont éclaté dans 32 établissements, notamment dans les collèges et lycées de l’Éducation prioritaire de la boucle Nord de la Seine, qui n’ont récupéré à ce jour qu’une partie de leurs moyens. Mais le DASEN a déshabillé Pierre pour (mal) habiller Paul: ce sont maintenant d’autres établissements qui se mobilisent dans tout le département contre ces baisses de moyens qui mettent en danger les conditions d’enseignement.

A Antony le lycée Descartes – à effectif identique – voit sa dotation horaire diminuer de plus de 40 heures ! Conditions qui ne permettent plus aux équipes pédagogiques de mener à bien leur mission de service public d’éducation. Raison pour laquelle Parents d’élèves, enseignants et élèves ont refusé de siéger au Conseil d’administration de mi-février dans l’attente de leur rendez-vous au rectorat. Début mars lors du Conseil d’administration du 4 mars, devant la fin de non recevoir de l’inspecteur d’académie, les mêmes ont décidé de voter contre la DHG et soumettre au CA une motion expliquant leur refus de voir avaliser une dotation horaire globale empêchant le bon fonctionnement du lycée. Motion votée à l’unanimité moins une abstention, l’administration tenue au devoir de réserve n’ayant pas participé au vote.

Au lycée Lakanal à Sceaux suite à une première annonce réduisant la DHG de plus de 130 heures et face à la mobilisation des enseignants, parents et élèves, des heures ont été obtenues  mais à ce jour c’est toujours 70 heures de moins que la dotation actuelle qui sont prévues pour fonctionner. Là aussi, les représentants des personnels enseignants et des parents d’élèves du lycée se sont opposés au projet de DHG qui leur est proposé pour la rentrée 2014 et ce par deux fois !

Dans ces deux lycées, comme dans les établissements qui se mobilisent (Chatillon, Clamart….), le problème n’est pas la répartition proposée par les équipes de direction, c’est le calcul de la DHG elle-même, en forte baisse, qui est en cause. Dans ces deux lycées cela aboutit à devoir choisir de réduire les heures d’accompagnement personnalisé et/ou ceux des enseignements d’explorations et à choisir de supprimer plusieurs dédoublements… bref sont remis en cause partout les dispositifs de réussite scolaire !

Une éducation à la non citoyenneté ?

Le DASEN reste pour le moment sur ses positions, allant même pour un de ses représentants, lors d’une audience expliquer aux parents d’élèves que faute de moyens il n’y a qu’à ne pas respecter les horaires légaux (donc les programmes) ! Quel sens donner à de tels propos quand justement l’éducation est aussi une éducation à la citoyenneté…

Pour Antony à gauche ces mesures sont les conséquences des politiques d’austérité qui voient sacrifier le service public d’éducation pour accorder des privilèges fiscaux au Medef, représentant des intérêts des actionnaires et non des patrons. Ces économies faites sur le dos de la jeunesse de notre pays vont encore aggraver les inégalités sociales à l’école révélées par les dernières enquêtes internationales. Car si supprimer des dédoublements comme des heures d’accompagnement personnalisé ne pénaliseront peut être pas la plupart les élèves de milieux aisés, encadrés à la maison et prenant souvent des cours particuliers, ces mesures vont pénaliser à coup sûr les élèves qui ont besoin de ces dispositifs pour que l’égalité des droits ne reste pas une vaine expression.

Nous apportons tout notre soutien aux parents et enseignants qui ont voté contre ces répartitions. A Descartes et à Lakanal, Pascale Le Néouannic, qui siège dans ces CA en tant que conseillère régionale s’est exprimée à leurs côtés et a voté avec eux.  Ce vote « contre », très majoritaire, se justifie pour exprimer un refus d’une dotation globale insuffisante ! C’est un préalable à toute lutte ! Nous refusons de voir l’enseignement et ses personnels devenir une des variables d’ajustement des politiques libérales menées par le gouvernement.

Si rien n’est fait, les conditions d’accueil à la rentrée 2014 ne seront même pas maintenues au niveau actuel !

Les parlementaires doivent exiger un collectif budgétaire pour abonder les dotations d’ici l’été !

Centre d’Information et d’Orientation, Maison de l’Emploi: silence, on démolit le service public à Antony !

Fermeture du CIO de Sceaux : le service public de proximité pour l’information et l’orientation régresse – les jeunes Antoniens trinquent !

Le Conseil Général a décidé de fermer le Centre d’Information et d’Orientation de Sceaux en août 2014, ce qui contraindra les 5 000 collégiens et lycéens de la ville et leurs parents à se rabattre sur le seul CIO restant pour tout le Sud du département, à Montrouge.

L’objectif du Conseil Général, qui a déjà fermé 4 CIO sur 12 dans le département, est de ne plus financer les locaux que pour 2 CIO. Le projet officiel du Rectorat, c’est-à-dire de l’État, qui laisse faire dans notre département comme dans d’autres, est de réduire à 6 CIO soit – 50%, pour les mêmes raisons d’économie.

Résultat ? On nous abreuve de discours sur l’importance de l’orientation, la lutte contre le décrochage scolaire et la réduction du nombre de jeunes sortant du système scolaire sans qualifications, mais en pratique, le Conseil Général et le Rectorat font tout le contraire !

Au CIO de Sceaux les jeunes et leurs parents sont reçus en rendez-vous par 12 conseillers d’orientation-psychologues, le centre dispose d’un riche fonds documentaire sur les métiers, les diplômes et les filières de formation. En tant que CIO “Relais Europe”, le CIO de Sceaux offre une documentation sur les études, les séjours, les stages dans l’Union Européenne. En lien avec le Bureau Information Jeunesse, les réseaux d’insertion, Pôle Emploi, le CIO assure également un suivi particulier des jeunes non scolarisés, en difficulté, à la recherche de formations menant vers l’emploi. Tout adulte en quête d’information en vue d’une reconversion, d’une formation, d’une Validation des Acquis de l’Expérience professionnelle, trouvera ressources et conseils au CIO. Et c’est cet outil de proximité qui sera rayé de la carte, avec des suppressions d’emploi à la clé parmi le personnel !

Le Front de Gauche d’Antony soutient la mobilisation des personnels et celle des parents d’élèves contre la fermeture. Pour nous, le rôle d’une Mairie n’est pas d’assister, muette et bras ballants, à la démolition d’un service public de proximité, qui va pénaliser les Antoniens. Antony doit défendre son CIO de proximité, le CIO de Sceaux doit être maintenu.

Maison de l’Emploi: subvention d’État amputée de 59%, tant pis pour les chômeurs d’Antony !

La presse fait état d’une baisse drastique des subventions versées par l’Etat aux 182 Maisons de l’Emploi et de la Formation, dont 5 dans les Hauts de Seine. En réalité cette baisse découle du budget de l’Etat voté pour 2014 – et du choix obstiné de la réduction de la dépense publique, qui a fait passer ces dotations de 100 millions d’euros en 2009 à 36 millions en 2014.

Or ces crédits d’Etat représentent en moyenne 60% du financement des MDE, le reste étant pris en charge par les collectivités locales. Quand l’Etat se désengage à ce point, l’existence même de ces structures est en question – car les collectivités elles aussi touchées par la perte de subventions de l’Etat n’auront pas les moyens d’assumer seules leur fonctionnement !

En ce qui concerne la Maison de l’Emploi et de la Formation des Hauts de Bièvre située à Antony, la nouvelle ponction de – 59% pourrait conduire à des licenciements parmi les salariés de la MDE. Elle va stopper net différentes missions telles que les “jobs dating” en partenariat avec Pôle Emploi, ou l’appui à la création d’entreprise. D’autres missions seront plus que jamais pilotées dans une logique de “réduction des coûts”…..

Au moment où la courbe du chômage n’est pas franchement “inversée”, le choix de l’austérité prime sur la lutte pour l’emploi pourtant “première priorité nationale” ? On marche décidément sur la tête…

Pour le Front de Gauche, l’Etat doit au contraire donner au service public de l’Emploi les moyens d’un suivi efficace des personnes privées d’emploi, ce qui passe par le renforcement de Pôle Emploi et le développement des coopérations avec toutes les parties prenantes, associations et syndicats compris, coopérations dans lesquelles les Mairies doivent jouer un rôle important d’anticipation, d’impulsion et de proposition.

Le Front de Gauche soutient les actions prévues par les salariés des MDE, comme celles des demandeurs d’emploi. Il appelle les demandeurs d’emplois et les salariés à se mobiliser.

On attend avec intérêt les contributions des listes concurrentes sur ces deux sujets, si importants, de l’orientation des jeunes et de la recherche d’emploi.

Pour sa part, le Front de Gauche demande le maintien de ces services de proximité et est disponible pour toute initiative pour les défendre aux côtés des personnels et des usagers.

Rénover le RER B

“Des solution existent pour empêcher les incidents perpétuels sur cette ligne”

Avec cinq gares sur son territoire, Antony est particulièrement concerné par le RER B. Force est de constater qu’aujourd’hui, sur cette ligne, au moindre incident se sont des minutes ou des heures de retard pour les usagers. Une situation due à un manque de personnel et au sous-investissement de la RATP et de la SNCF sur cette ligne.

Pourtant, jusqu’en 2006, la ligne B était citée en exemple de régularité.

Des solutions existent. Elle passent par :

  • Le renouvellement du matériel vieillissant
  • La mise en place de systèmes performants d’information aux usagers en gare et à bord des trains
  • L’embauche de conducteurs et de techniciens
  • Le doublement du tunnel entre Châtelet et Gare du Nord

 

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L’avenir de la Résidence Universitaire d’Antony remis en cause

BAT C 006

Alors que le besoin d’une politique ambitieuse de gauche en faveur du logement étudiant se fait plus que jamais sentir face à la pénurie actuelle, l’avenir de la Résidence Universitaire d’Antony semble bien sombre après la signature, le 28 juin dernier, d’un protocole d’accord entre le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le conseil général des Hauts-de-Seine, la communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre et la ville d’Antony. Un protocole d’accord qui entérine le maintien sur le site actuel de la Résidence Universitaire d’Antony de seulement 1 080 logements soit la moitié de sa capacité d’accueil. Autrement dit, le protocole en question entérine, non seulement la démolition des bâtiments C et H, mais également celle du bâtiment G. Une situation considérée comme inacceptable par l’ensemble des élus Front de Gauche, l’ensemble de la liste Antony à Gauche et, plus largement, par l’association des Amis de la Résidence Universitaire d’Antony alors qu’il était parfaitement possible de réhabiliter les bâtiments existants. Pourquoi, pour le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche avoir signé un tel protocole ? Pourquoi, pour le groupe des élus socialistes au conseil général des Hauts-de-Seine, n’avoir pas pris par au vote plutôt que de voter contre à l’occasion de l’approbation de ce protocole lors de la dernière Commission Permanente ?

Ce protocole prévoit la réalisation de 3 000 logements étudiants sur les Hauts-de-Seine. Mais qui peut réellement croire que l’on puisse faire confiance à Patrick Devedjian pour honorer ces engagements ? Rappelons qu’en 2008 le conseil général des Hauts-de-Seine s’était déjà engagé, par convention avec l’État, à l’occasion du transfert de la propriété des terrains et des bâtiments de la R.U.A. à la communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre, à produire 3 000 logements étudiants en 5 ans. Seul 1 200 ont été livrés et, pour la plupart, à des loyers deux fois supérieur à ceux de la Résidence Universitaire d’Antony à l’exemple de la résidence étudiante de l’Anapurna à Antony.

Les élus Front de Gauche sur Antony, ceux du groupe « Communiste et Citoyen » au conseil général des Hauts-de-Seine, ceux des groupes « PCF – GU – AC » et « Parti de Gauche et Alternatifs » à la région Île-de-France restent plus que jamais mobilisé sur le sujet et continueront à se battre pour œuvrer à un large rassemblement permettant d’obtenir la réhabilitation des bâtiments existants et la reconstruction de ceux déjà démolis.

La liste Antony à Gauche se prononce pour :
– La réhabilitation des bâtiments existants.
– La reconstruction des bâtiments démolis (C et H).

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Destruction de la Résidence Universitaire, la réaction de Pascale Le Néounnic, conseillère municipale d’Antony et conseillère régionale

La tour du 6 rue Scherrer doit être réhabilitée et non démolie par Antony Habitat

La tour du 6 rue Scherrer est aujourd’hui abandonnée par Antony Habitat. L’entretien courant n’est plus assuré de façon correcte et les locataires se plaignent de l’état d’abandon dans lequel ils sont laissés (contrôle d’accès et interphonie qui ne fonctionnent pas, fuites sur le réseau de chauffage, engorgement des canalisations, pannes sur les ascenseurs, etc.).Il est inacceptable de laisser pourrir une situation qui a pour première conséquence de rendre insupportable la vie des locataires et de leur voisinage.

 Lors du conseil d’administration d’Antony Habitat du 17 octobre dernier, son Président, Jacques Legrand, a confirmé qu’il envisageait bien de démolir cette tour. Une démolition qui interviendrait après celle de la tour du 8 rue Scherrer.

 Un projet qui n’a pas été démenti lors du dernier conseil municipal.

 Ce serait ainsi 66 nouveaux logements sociaux qui disparaîtraient sur Antony alors que le nombre de demandeurs de logements sociaux s’élève à 2 200. Nous ne pouvons accepter une telle situation après avoir vu la majorité municipale démolir plus de 500 logements sociaux à l’occasion de l’opération de rénovation urbaine du quartier du Noyer Doré. Des démolitions qui ne sont toujours pas intégralement compensées aujourd’hui.

 Et pourtant, en 2010, la majorité municipale UMP-UDI s’était engagée à réhabiliter cette tour. Ainsi était-il écrit dans La Feuille du Noyer Doré n° 12 datée du 24 juin 2010 : « Parallèlement, Antony Habitat va engager la réhabilitation de la tour du 6 rue Scherrer … ».

 Pour « Antony à Gauche », il est urgent de réhabiliter la tour du 6 rue Scherrer et non de la démolir.

François Meunier

Tête de liste « Antony à Gauche »

Président du groupe « Antony à Gauche »

Antonypôle : drôle de projet, drôles d’échéances

Cet article a initialement été publié dans le numéro 2 de notre revue Antony à Gauche. Paru en janvier 2014.

Regroupant plus de 5500 emplois, le site d’entreprises d’Antonypôle serait appelé à se développer, si l’on en croit la majorité UMP-UDI, grâce à l’ouverture d’une gare sur la future ligne 18 du métro du Grand Paris, reliant vers 2030, Versailles à Orly et à Paris par le prolongement de la ligne 14.

Son attractivité serait ainsi renforcée, toujours selon la majorité UMP-UDI, grâce à un grand projet d’urbanisme, à l’étude depuis juillet 2012. Ce projet propose d’en faire un nouveau quartier avec immeubles d’entreprises, logements et commerces.

On peut douter de l’urgence de ce projet au vu de l’échéance de réalisation de la future gare : 2025 au mieux, et liaison avec Orly, 2027 ! Ce projet sera-t-il toujours d’actualité ? Les travaux d’amélioration du RER B ne devraient-ils pas être prioritaires ?

D’autre part, quelles garanties a-t-on sur l’installation d’entreprises « innovantes » ? Aucune étude socio-économique n’a été publiée. Va-t-on encore construire des immeubles qui resteront vides ? Ne serait-il pas plus judicieux de diversifier les secteurs d’activités des entreprises appelées à s’implanter le site ? Enfin, pourquoi ne pas envisager une synergie avec la zone industrielle de Wissous, toute proche, en cours de réaménagement et faisant partie de la communauté d’agglomération ?

Pour une telle harmonisation d’ensemble la concertation devrait être la règle. Elle devrait intervenir à chaque étape du développement du site et avec l’ensemble des acteurs : entreprises, salariés, Antoniennes. Justement, la plupart des avis publiés sur le site de la ville, témoignent des fortes inquiétudes des Antoniennes de ce quartier sud, totalement abandonné par la politique de la ville, mis à part la réfection des rues et l’enfouissement des réseaux.

Quel type de métro est envisagé, surface ou souterrain ? Quid des nuisances pour les riverains, générées par l’extrême proximité de la future gare, l’intensification de la circulation des poids lourds, des embouteillages aux heures de pointe ? Inquiétudes aussi sur les parkings, les transports en commun (Paladin saturé), le devenir du Centre André Malraux, le déplacement du groupe scolaire des Rabats… Quels coûts pour les Antoniens ?

Un nouveau quartier, certes, mais avec des possibilités d’emploi variées, des services publics, du logement social, sans oublier les quartiers attenants, dépourvus depuis trop longtemps de structures sociales, culturelles et de santé.

Quel devenir pour le centre-ville d’Antony ?

Cet article a initialement été publié dans le numéro 2 de notre revue Antony à Gauche. Paru en janvier 2014.

On connaît maintenant le projet de la majorité municipale UMP-UDI pour notre centre-ville : remplacer le théâtre Firmin Gémier et la salle François Molé par des logements privés avec des commerces en rez-de-chaussée, donner la priorité au tout-voiture au détriment de modes de circulation plus respectueux de l’environnement. Après avoir permis que des promoteurs rachètent les pavillons de la rue Gabriel Péri à coup de modifications successive du Plan Local d’Urbanisme, c’est bien un projet de densification massive de ce secteur que porte Jean-Yves Sénant et son équipe.

Pour nous, le centre-ville se doit être un lieu ouvert à tous les Antoniens, un lieu de rencontre, de mixité, de partage agréable à vivre.

Ainsi, nous proposons :

  • De reconstruire le théâtre Firmin Gémier sur son emplacement actuel tout

en s’attachant à faire de la place du marché un lieu de vie et de convivialité.

  • De faire de la rue Mounié une « « zone de rencontre » semi-piétonne consistant en un espace sûr et convivial donnant la priorité aux piétons et aux vélos et où la circulation automobile serait limité à 30 km/h. Loin de pénaliser les commerçants, une telle solution permettrait au contraire d’accroître l’attractivité des commerces.

  • De créer une ouverture vers le Parc Bourdeau au niveau de la poste ce qui permettrait un cheminement bien plus agréable du RER vers le marché puis vers la RD 920 en passant par le parc Henri Lasson.

  • De préserver le caractère résidentiel du centre-ville et, plus particulièrement de la rue Gabriel Péri et du boulevard Pierre Brossolette.

La culture en question à Antony

Cet article a été publié pour la première fois en octobre 2013 dans le journal Antony à gauche n°1

En politique, comme en optique, l’image que l’on se fait du réel dépend de l’œil qui le regarde. Ce principe pourrait s’appliquer à la politique de notre majorité municipale, en particulier à sa politique culturelle. Elle donne le sens global de l’action publique menée par la droite.

Ainsi, il y a un an, la majorité municipale fermait-elle le théâtre Firmin Gémier après y avoir parait-il découvert de l’amiante. Résultat : pour la première fois cette année, on enregistre une diminution du nombre de représentations théâtrales sur Antony.

“Pour la première fois cette année, on enregistre une diminution du nombre de représentations théâtrales sur Antony”

Un constat qui, tout en en demeurant pas moins affligeant, ne pourrait être que provisoire si la majorité municipale ne s’obstinait à vouloir reconstruire notre théâtre sur une partie des terrains de l’Institution Saint Raphaël et non sur place, espace exigu, en pleine zone urbanisée, sans dégagement alentour et le long d’une voie à forte circulation. Un projet qui suscite l’opposition, non seulement des habitués du théâtre Firmin Gémier mais également des riverains de la rue Maurice Labrousse. Pourtant, il est tout à fait possible de reconstruire cet équipement sur place avec un bâtiment disposant d’une salle de 500 places avec scène et avant-scène, sans compter la possibilité de mettre au rez-de-chaussée foyer et bureau.

Que cache cette opposition de principe de la majorité municipale ? Peut-être bien un projet d’aménagement de la place Firmin Gémier à l’image du reste des constructions de ce pâté de maisons, où on voit des immeubles de style néoclassique se substituer progressivement à des pavillons de grande qualité architecturale des années 1930.

La CAHB, qui a la compétence sur le conservatoire, ne fait elle pas mieux. Ainsi, l’association des parents et élèves du conservatoire fait-elle circuler une pétition pour que le conservatoire d’Antony ne soit plus géré par la CAHB, suite à de nombreux dysfonctionnements qui ont entrainé le départ de plusieurs professeurs et la démission de son directeur en février dernier.

“La gestion du conservatoire par la CAHB crée de nombreux dysfonctionnements”

Encore faut-il se donner les moyens d’avoir une politique culturelle ambitieuse. Et la baisse du budget de la culture dans le budget de l’Etat n’est pas le signe le plus positif donné en la matière à la population…

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Abandonner le projet de liaison TGV Massy-Valenton et enfouir le RER C

Abandonner le projet de liaison TGV Massy-Valenton

“Un projet qui consiste a faire passer un nombre croissant de TGV au détriment du cadre de vie des riverains”

Cela va faire maintenant plus de 10 ans que RFF tente d’imposer le projet de liaison TGV Massy-Valenton aux Antoniens, de réunions de concertation en ateliers participatifs. Un projet qui consiste, sur cette ligne, a faire passer un nombre croissant de TGV au détriment du cadre de vie des riverains.

Après la mobilisation contre la première version du projet datant  de 2003, une seconde version a été élaborée par Réseau Ferré de France à partir de 2009.  La majorité municipale actuelle a approuvé cette seconde version du projet (Vivre à Antony du mois de septembre 2012), bien qu’elle ne soit pas pas fondamentalement différente de la première. Cette seconde version est elle aussi approuvée par le Ministre des Transports. Un bien mauvais signe pour les Antoniens.

Cette seconde version du projet a été vendue comme devant permettre un accroissement temporaire du trafic TGV en attendant la réalisation de l’interconnexion Sud.  Mais le projet d’interconnexion Sud a été reporté par le gouvernement PS à après 2030 au motif d’une hausse moindre qu’attendue du trafic TGV.

Le projet de liaison TGV Massy-Valenton n’a donc plus aucun sens.

Si le gouvernement dit vrai,  l’interconnexion Sud  LGV se réalisera à l’horizon 2030-2035 en raison d’une hausse plus faible qu’attendue du trafic TGV. Et alors il n’y a plus aucune urgence à vouloir faire passer prochainement plus de 70 TGV par jour sur la ligne Massy-Valenton.

Mais, Si le gouvernement et RFF persistent à soutenir le projet Massy-Valenton, c’est peut-être que, politique d’austérité budgétaire oblige, l’interconnexion Sud LGV ne sera jamais réalisée. RFF aurait alors comme volonté d’utiliser l’aménagement de la ligne Massy-Valenton comme substitut au défunt projet de l’interconnexion Sud LGV.

Pour Antony à Gauche, il ne saurait être question que les Antoniens subissent les nuisances d’une politique de transport au rabais. C’est pourquoi nous demandons :

  • l’abandon du projet de liaison TGV Massy-Valenton
  • l’abandon de l’enquête publique prévue (qui sert de Cheval de Troie pour imposer le projet)
  • La priorité à la réalisation de l’interconnexion Sud LGV

C’est dans se sens que le Front de Gauche a écrit au Préfet des Hauts-de-Seine, ainsi qu’au Ministre des Transports.

 

Moderniser et enfouir le RER C

Antony jouit d’un grand atout en matière de transports publiques, avec la présence exceptionnelle de 6 gares de RER sur son territoire. Hélas l’offre de transports ferroviaires est loin d’être à la hauteur des besoins des Antoniens. Le RER B est saturé aux heures de pointe alors que le RER C est en sous-capacité, faute d’accès et d’horaires suffisants. Antony à Gauche propose d’améliorer cette offre de transport par la rénovation du RER B mais également par l’amélioration du RER C et la réalisation d’une meilleure interconnexion entre le RER B et RER C. Nous proposons ainsi de décharger une partie du trafic du RER B vers le RER C. Ce projet ambitieux de modernisation du RER C présuppose l’abandon du projet de liaison TGV Massy-Valenton et l’enfouissement du RER C, afin de ne pas générer des nuisances sonores insupportables pour les riverains.

En résumé, Antony à Gauche entend défendre :
  • La création d’une interconnexion entre RER B et RER C au niveau de la gare des  des Baconnets, pour aménager une interconnexion avec le RER C
  • L’augmentation de la fréquence des trains du RER C pour un cadencement au quart d’heure
  • L’augmentation de l’amplitude horaire du RER C, avec un alignement sur les horaires RER B
  • Une étude indépendante sur la faisabilité de l’enfouissement de la ligne C

Tous les Antonien(ne)s doivent pouvoir se loger

“pour une majorité d’Antonien(ne)s, il est de plus en plus difficile de pouvoir se loger dans notre ville”

Priorité donnée au logement privé de standing par rapport au logement social, priorité donnée à la spéculation immobilière (à l’exemple de l’opération projetée par la majorité municipale sur les terrains de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre, ou de celle réalisée sur une partie des terrains de l’US METRO), volonté d’exclure les catégories les plus modestes de la population de la ville, concentration des logements sociaux dans les quartiers excentrés, telles sont les grandes orientations de la majorité municipale en matière de logements.

Résultat : pour une majorité d’Antonien(ne)s, il est de plus en plus difficile de pouvoir se loger dans notre ville, voir impossible.  Qui a réellement les moyens d’acheter un appartement 7 000 euros du mètre carré ? (prix auquel la société PITCH PROMOTION prévoit de commercialiser le futur programme immobilier prévu sur les terrains de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre).

Le dernier rapport de la Mission Interministérielle d’Inspection du Logement Social sur Antony Habitat en est le parfait exemple : il met en exergue la dégradation de l’accueil des populations les plus modestes, la non atteinte des objectifs de relogements des personnes défavorisées, la dépendance d’Antony Habitat envers la municipalité pour la gestion des demandeurs de logements et la sélection des dossiers présentés ensuite à la Commission d’Attribution des Logements, ainsi que la préférence donnée aux rachats de logements (OPDHLM 92, SEMIDEP, résidence Champagne) plutôt qu’à la construction de nouveaux.

Pour mettre fin à ce système opaque, inefficace et générateurs d’inégalités, nous proposons : Lire