Antony : le conseil départemental cède un terrain rue Pierre-Gilles de Gennes à un promoteur privé

       Groupe Front de Gauche et Citoyens

(Parti Communiste Français-Gauche Citoyenne)                             

Communiqué de presse

Logement : La droite refuse la mixité sociale

Lors de la Commission Permanente du lundi 18 mai, la droite départementale a cédé à un promoteur privé 7 150m² de terrain à Antony, pour y construire exclusivement des logements en accession libre.

Seuls les conseillers départementaux du Groupe Front de Gauche et Citoyens (Parti Communiste Français – Gauche Citoyenne) se sont opposés à cette décision – les deux élus socialistes s’étant abstenus – dans une ville qui peine à atteindre les 25% de logements sociaux prévus par la loi SRU en justifiant qu’elle manque de foncier disponible.

Encore une occasion ratée mais délibérée de la majorité de droite et de la ville d’Antony, chère à Patrick Devedjian, pour ne pas construire de logements sociaux.

Ceci alors qu’un minimum de 40% de logements sociaux auraient pu être intégrés pour répondre à la demande des Altoséquanais comme l’a demandé le groupe Front de Gauche et Citoyens (PCF-GC).

Nanterre, le 19 mai 2015

Hommage au colonel Rol-Tanguy – Lettre des élus Front de Gauche d’Antony

Monsieur le Maire,

Alors que nous nous apprêtons à célébrer le 8 mai prochain le 70ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945, nous sommes étonnés de ne pas avoir reçu de réponse de votre part à notre demande à ce que notre ville rende hommage au colonel Rol-Tanguy, demande adressée le 7 janvier courant et appuyée par l’ANACR.Colonel Rol-Tanguy

Nous vous rappelons qu’’Henri Rol-Tanguy, représentant des F.T.P auprès de l’Etat-major F.F.I. de la région parisienne, puis dès juin 1944, commandant en chef de tous les F.F.I. d’Ile-de-France, et son épouse Cécile, alors sa secrétaire et agent de liaison, ont, sous une identité d’emprunt, occupé, de mars 1943 à août 1944, un pavillon à Antony, 28 rue (alors impasse) Jeanne d’Arc. Ils l’ont quitté pour rejoindre le quartier général F.F.I. à Montrouge. Lui, le 10 août. Elle, le 15, accompagnée jusqu’à Bourg-la-Reine, pour pouvoir passer sans encombre le poste allemand de la Croix-de-Berny, de sa fille de 3 ans et de sa mère, celle-ci poussant le landau où sont cachés, sous un fils nouveau-né, la mitraillette du père et la machine à écrire de la jeune mère. Puis Cécile termina le parcours seule à vélo, les deux engins enveloppés sur le porte-bagages.

A partir du 19 tous deux ont pu, installés à Paris dans des locaux souterrains place Denfert-Rochereau, lui, diriger l’insurrection de la Libération parisienne, elle, communiquer ses ordres successifs.

 Nous souhaitons perpétuer cette mémoire, et avons l’honneur de vous proposer de rendre hommage à un grand combattant de la liberté, habitant clandestin d’Antony dans les mois précédant la victoire et à propos de qui le général Alain de Boissieu a pu écrire :

   « La libération de Paris, sans destructions graves, est due à l’action combinée de la Résistance nationale, des forces françaises de l’Intérieur sous le commandement du colonel Rol-Tanguy et des forces extérieures alliées dont la 2e DB sous l’impulsion du général Leclerc, dans le cadre de la mission qui lui avait été assignée par le général de Gaulle dès le mois de décembre 1943. »

 C’est pourquoi, nous vous proposons à nouveau que la ville d’Antony rappelle, sur une voie ou dans un lieu public, la présence en son sein, pendant ces mois décisifs, du colonel Rol-Tanguy, futur Compagnon de la Libération.

 Nous espérons, Monsieur le Maire, que vous aurez vraiment à cœur de conduire cette œuvre de reconnaissance et de justice.

 Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos respectueuses salutations.

 

Lettre des élus Front de Gauche d’Antony au Président du conseil départemental des Hauts-de-Seine – ASE et jeunes majeurs isolés.

Monsieur le Président,

Nous attirons votre attention sur la situation de Madigata, sans papier, à la rue depuis sa majorité  le 17 avril dernier et aujourd’hui sans aucune perspective de pouvoir survivre dignement.

Malien, Madigata est arrivé en France à 16 ans et demi et a été pris en charge par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance d’Antony suite à une décision du Juge des Enfants ; prise en charge prononcée jusqu’au jour de sa majorité. Pendant ces deux ans, Madigata a suivi des cours d’alphabétisation. Il souhaiterait aujourd’hui apprendre la cuisine ce qui démontre sa volonté de s’impliquer dans un projet professionnel contrairement à la justification donnée par l’Aide Sociale à l’Enfance pour mettre fin à sa prise en charge à compter du jour de sa majorité.

Seul, isolé, étranger, à la rue, que va devenir Madigiata sans un suivi social, éducatif et professionnel de la part des services de l’Aide Sociale à l’Enfance si ce n’est de se marginaliser chaque jour un peu plus. C’est du reste ce que rappelle le Pacte Européen pour la jeunesse adopté par le conseil européen en 2005 lorsqu’il souligne « l’état de vulnérabilité des jeunes » et insiste sur « la nécessité d’améliorer les compétences des jeunes par l’éducation et la formation». En 2008, le conseil de l’Europe a ainsi défini plusieurs objectifs aux états en faveur de la jeunesse parmi lesquels la nécessité « de soutenir l’insertion des jeunes exclus, faciliter la transition des jeunes de l’éducation vers le marché du travail, en renforçant par exemple les possibilités de réconcilier vie privée et vie professionnelle et favoriser l’autonomie et le bien-être des jeunes ainsi que leur accès à des conditions de vie décente ». Un constat et une nécessité partagés dans leur ensemble par l’Observatoire National de l’Enfance en Danger (ONED) dans un rapport de janvier 2015.

 C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président, comme en offre la possibilité de l’article L. 221-1-1° du code de l’action sociale et des familles, que Madigata soit pris en charge par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance jusqu’à ses 21 ans ; article qui stipule que le service de l’Aide Sociale à l’Enfance est chargé « d’apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique … aux mineurs émancipés et majeurs de moins de 21 ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre ».

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments distingués.

                        François MEUNIER                                                                Isabelle DELPECH

NON à l’austérité pour les communes

A longueur de conseil municipal, et dans le dernier BMO, Mr Senant et sa majorité fustigent la politique du gouvernement «L’Etat contre les communes ». Mais pourquoi ne se sont-ils pas associés à la journée nationale de protestation contre la baisse des crédits pour les collectivités, le 22 janvier dernier ? Parce que la majorité municipale est d’accord avec la politique d’austérité actuelle, Sarkozy avait annoncé des économies à faire encore plus importantes !

Pourtant les collectivités territoriales, et en particulier les communes, sont le premier investisseur local, donc créateur de dynamisme économique.

Pire, la majorité UMP-UDI dénonce « l’obligation de contribuer aux communes jugées moins favorisées », seraient-ils contre plus d’égalité dans les budgets des communes ? A Antony plus de 70% des ménages sont imposables (53% en moyenne nationale).

Pire encore, « les charges nouvelles imposées » sont des revalorisations de salaires des fonctionnaires de catégorie B et C, salaires gelés depuis 5ans !

Pour le Front de gauche, une seule solution : LE RETABLISSEMENT DES DOTATIONS DE L’ETAT AUX COMMUNES

Rue des Baconnets : 5 pavillons contigüs vendus – UMP-UDI, une politique à géométrie variable de défense des zones pavillonnaires

Alors que la majorité municipale UMP-UDI ne cesse de se poser en gardienne des zones pavillonnaires et en première opposante à la densification*, la réalité est pourtant toute autre.

La zone pavillonnaire des Baconnets en est aujourd’hui le meilleur exemple.

  • Qu’a-t-on appris récemment à la lecture des dernières « Déclarations d’Intention d’Aliéner » (liste des biens immobiliers à vendre ou vendus pour lesquelles la commune n’a pas exercé don droit de préemption)?

5 pavillons viennent d’être achetés par un promoteur immobilier, NEXITY.

  • Quel serait ? son projet ?

Réaliser un ensemble immobilier de 50 logements incluant 100 places parking.

Une acquisition et une réalisation rendue possible par le Plan Local d’Urbanisme adopté lors de la dernière mandature.

Incontestablement, la priorité de la majorité municipale n’est pas à la défense des zones pavillonnaires de notre ville mais bien à la défense des intérêts des promoteurs immobiliers.

Loin de l’image d’Epinal que souhaite imposer le Maire et son équipe, jamais notre ville n’aura été autant densifiée

Des opérations immobilières en pagaille

Depuis que la droite dirige notre ville, elle n’a eu de cesse de favoriser les projets immobiliers privés au détriment du cadre vie.

Les opérations immobilières n’ont fait que croître : sur l’ancien terrain de l’IUFM à côté du Parc Heller, sur les anciens terrains de l’US METRO, sur les anciens terrains du CEMAGREF et sur ceux de la Résidence Universitaire Jean Zay où la moitié (au moins) des 10 hectares est  programmée pour être vendue à des promoteurs alors que ces terrains accueillaient des logements sociaux étudiants. Leur point commun : réduire les terrains occupés par des équipements publics utiles à l’intérêt général pour les livrer aux promoteurs privés.

Mais non contents de livrer les terrains publics [et ce grâce au Plan Local d’Urbanisme (PLU) et à son règlement laxiste !] ils s’en prennent de nouveau aux zones pavillonnaires qu’ils n’ont d’ailleurs jamais “épargnées” : les opérations privées se sont multipliées en conséquence, remplaçant des petits pavillons par des immeubles, où le prix des appartements tourne autour des 7000 €/m2. A chaque fois la mairie se décarcasse pour « faciliter les choses », notamment rue Gabriel Péri où la ville n’a pas hésité à élargir la rue en rachetant une mince bande de terrain ( !) pour permettre au promoteur d’augmenter le nombre de logements à vendre.

Et maintenant, c’est au tour de la zone pavillonnaire des Baconnets.

 *Argumentant contre les compétences en urbanisme qui étaient prévues pour la Métropole du Grand Paris, M. Senant avait écrit (Vivre à Antony -nov. 2014) :

“…il est permis de s’inquiéter de l’avenir de notre environnement. D’autant que , avec ses six gares du RER et ses quartiers pavillonnaires aérés, Antony est une cible tentante pour les tenants de la densification”.

La parole de nouveau libre !

Alors que l’article 20 du règlement intérieur du conseil municipal limitait le temps de parole de chaque conseiller municipal, suite à un recours déposé par les groupes « Antony à Gauche » et « Antony avec vous », la parole sera de nouveau libre.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le tribunal administratif de Cergy a en effet considéré que cette limitation du temps de parole méconnaissait « le droit à l’expression des conseillers municipaux » et que « contraindre le temps de parole à dix ou trois minutes selon le sujet enfermait les interventions dans des limites prédéterminées indépendamment de la complexité de la question ».

Une décision qui représente une victoire pour la démocratie et une excellente nouvelle pour la liberté d’expression !

Nous regrettons que, dans « Vivre à Antony », le tribunal ait jugé que la place laissée à l’opposition soit conforme, c’est-à-dire réduite à 1/6 de page par groupe alors que la majorité municipale dispose, elle, d’une demi-page … et de l’ensemble du reste du bulletin.

Conseil d’administration d’Antony Habitat du 10 février 2015. La priorité doit être donnée au logement social

Un conseil d’administration dont les principaux points portaient sur le Débat d’Orientation Budgétaire et l’avenant de clôture à l’opération de rénovation urbaine du Noyer Doré.

Des orientations budgétaires qui ne tiennent compte que très partiellement de l’intérêt des locataires

Quelle devrait être la ligne directrice des orientations budgétaires proposées : l’intérêt des locataires et le développement du logement social sur notre ville. Comme le faisait remarquer François Meunier, on en est loin.

François MeunierAinsi, malgré un résultat positif de 1 400 000 euros en 2014,  pas un mot sur  la poursuite du blocage des loyers. Il est fort à craindre pour les locataires que les loyers augmentent de nouveau l’année prochaine, une fois les élections départementales passées.

Pas un mot non plus sur la politique menée en matière d’entretien du patrimoine, de réfection des logements à la relocation, ainsi que sur celle menée en matière de gestion locative. Autant de domaines qui touchent pourtant quotidiennement les locataires.

Quant au développement de l’offre de logements sociaux sur la ville pour 2015, c’est le point mort. Au final, pas un seul logement social supplémentaire disponible ne sera livré en 2015 puisque les 46 logements sociaux réalisés sur le site de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre et les 14 autres qu’il est prévu de réaliser rue Emile Lévêque serviront à compenser pour partie les 84 nouveaux logements démolis tel que le prévoit l’avenant de clôture à l’opération de rénovation urbaine du Noyer Doré.

Rénovation urbaine du Noyer Doré : un avenant de clôture qui acte la démolition de 84 logements sociaux supplémentaires

Décidément, développer l’offre de logement social sur la ville ne constitue pas la priorité d’Antony Habitat, 84 logements sociaux supplémentaires devant être démolis prochainement : 68 de la tour du 6 rue Robert Scherrer et 15 du porche de l’allée de l’Estérel ; le tout avec l’accord de l’Etat et du gouvernement.

Deux projets qui actent la volonté de chasser les familles de notre ville puisque ces 84 logements démolis seront compensés pour partie par l’acquisition de 12 studios rue de la Méditerranée et la réalisation de 22 logements étudiants sur le site de la Résidence Universitaire d’Antony. Un véritable scandale ! Non contente d’amputer la R.U.A. de la moitié de sa capacité, voilà donc que la majorité municipale UMP-UDI au travers d’Antony Habitat se sert du logement étudiant pour compenser les logements sociaux qu’elle s’apprête à démolir.

Il était pourtant parfaitement possible de réhabiliter ces 84 logements et, ainsi, pérenniser le logement social sur la ville d’Antony.

Tramway T10 (Antony-Clamart), un projet loin de faire l’unanimité. Et pourquoi pas une continuité avec le Trans-Val-de-Marne (TVM)?

Porté par le conseil général des Hauts-de-Seine, le projet de tramway T10 visant à relier Antony (à partir de la Croix de Berny) à Clamart (place du garde) est aujourd’hui loin de faire l’unanimité, aussi bien en ce qui concerne son tracé que sur le choix du site de maintenance et de remisage

Son tracé :

Sur Antony, partant de la Croix de Berny, le projet de tramway T10 ne permet pas de relier le centre ville d’Antony et sa gare, ce qui offrirait une desserte du centre d’Antony et une correspondance facilitée avec ORLYVAL.

Sur Clamart, le Maire UMP de la commune a réclamé dès cet automne sa mise en sous-terrain.

Par ailleurs, le projet de tramway T10 s’arrêtant Place-du-Garde à Clamart, il ne permet pas de relier le réseau structurant du futur Grand Paris Express (prolongement jusqu’à la gare de Clamart puis jusqu’à Issy-Les-Moulineaux, voire jusqu’à Meudon).

Le choix du site de maintenance et de remisage :

Deux possibilités sont retenues : le Parc d’activité NOVEOS au Plessis-Robinson ou près du Carrefour du 18 novembre 1918 à Châtenay-Malabry.

Sachant que le Maire UMP du Plessis-Robinson s’oppose au choix du Parc d’activité NOVEOS au Plessis-Robinson, il est donc fort probable que le choix retenu pour installer le site de maintenance et de remisage du futur Tramway T10 soit celui situé près du Carrefour du 18 novembre 1918 à Châtenay-Malabry. Or, ce site est aujourd’hui constitué d’une zone boisée. Y installer le futur site de maintenance et de remisage porterait incontestablement atteinte à l’environnement. Mais il vrai que ce n’est pas ce qui préoccupe le plus les élus UMP-UDI du département à l’exemple de l’opération de promotion immobilière sur Antony, portée par la Mairie, sur deux hectares des terrains de l’US METRO à la Croix de Berny.

Une solution pourtant permettrait de résoudre l’ensemble de ces problèmes : prolonger le Trans-Val-de-Marne dans sa configuration actuelle sur le tracé élargi du futur tramway T10.