Accueil des migrants – Lettre au Maire d’Antony des élus d’Antony à Gauche

Monsieur le Maire,

Face à ce que l’on appelle aujourd’hui le drame des migrants, en réalité le drame de milliers de réfugiés qui fuient la guerre et la misère, il est du devoir de la collectivité de les accueillir et de faire preuve de solidarité. Ainsi, en une année, plus de 300 000 personnes venues de Syrie, d’Irak, de Libye, d’Erythrée, d’Afghanistan, du Soudan ont subi violences, humiliation, exploitations et souffrances physiques sous les yeux des caméras du monde entier et près de 3 000 femmes, hommes et enfants ont trouvé la mort sur le chemin de l’exil.

 Vous-même, Monsieur le Maire, avez-vous déclaré sur ce sujet dans l’édition  du Parisien du 7 septembre 2015 que « si la ville était sollicité, elle ferait son devoir », ce que nous ne pouvons qu’approuver. Néanmoins, Monsieur le Maire, comment concrètement comptez-vous assurer cet accueil sachant que vous avez précisé dans la même édition du Parisien que vous ne saviez pas si vous aviez des locaux disponibles ?

Il existe pourtant bien des locaux disponibles sur la ville pour assurer cet accueil. Il suffirait de ré-ouvrir le bâtiment F de la Résidence Universitaire d’Antony, aujourd’hui fermé, bâtiment qui comprend 226 T2 de 27m². Ainsi par exemple ce jour, à Champagnes-sur-Seine, 78 migrants viennent d’être logés dans une résidence universitaire. Par ailleurs, récemment, Antony Habitat a acquis 12 studios vides rue de la Méditerranée. Ces studios pourraient très bien être mis à disposition pour accueillir également des migrants.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments distingués.

 François MEUNIER                                                Isabelle DELPECH

Conseiller municipal                                               Conseillère municipale

Conseiller communautaire

Rentrée 2015 : inquiétudes tous azimuts

Souhaitant pour tous d’avoir passé un bon été, les élus d’Antony à gauche alertent :

  • sur les tarifs des garderies et des études votés au dernier conseil municipal : des augmentations du simple au double si votre enfant fréquente assidument ces services. Les élus d’Antony à Gauche ont voté contre. Dès la rentrée, faites vos comptes et parlez-en à vos associations de parents d’élèves.
  • sur l’aménagement du quartier Jean Zay : des logements en moins pour les étudiants d’Ile de France et des « promesses » de reconstruction sur le département. Des espaces verts en moins, clôturés dans des résidences privés, et des services publics en question. Jusqu’à mi-septembre, exprimez-vous en ligne sur le site de la ville.
  • sur la ligne 18 du Grand Paris Express, une ligne qui n’a qu’un seul objectif : desservir les principaux pôles de compétitivité que sont Saclay, Antonypole, Massy et Orly au détriment de l’environnement et alors que le RER B manque tant de moyens. Il est toujours possible de déposer un avis sur le site societedugrandparis.fr.

Réforme territoriales : le sud des Hauts-de-Seine sacrifié au nom de la concurrence entre territoires

Le  périmètre des nouveaux territoires destinés à remplacer les communautés d’agglomération à compter du 1er janvier 2016 dans le cadre du Grand Paris et mis en place par la loi NOTRe (réforme territoriale) est maintenant connu.

Pour le sud des Hauts-de-Seine, le territoire retenu comprendra les villes d’Antony, Bagneux, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Chatillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson, Malakoff, Montrouge et Sceaux, un territoire qui n’inclut donc pas les villes du Val-de-Marne de la Vallée Scientifique de la Bièvre (Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, L’Haÿ-les-Roses, Le Kremlin-Bicêtre et Villejuif) contrairement à ce que souhaitait la majorité Front de Gauche  de la communauté d’agglomération (CA) Sud-de-Seine (Bagneux, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Malakoff).

 Cette intégration s’inscrivait pourtant dans une logique de solidarité territoriale, économique, scientifique et technologique, que la majorité de droite de la CA des Hauts-de-Bièvre a refusé dès le début ; refus que le gouvernement a avalisé. Preuve s’il en était encore besoin que la réforme territoriale proposée fait fi de toute solidarité entre territoires et de toute logique de développement des services publics et d’amélioration des conditions de vie des populations.

En effet, la Vallée Scientifique de la Bièvre est une maille importante de la métropole parisienne à la charnière entre Paris et Saclay. Outre la CA Sud de Seine, le territoire de la Vallée scientifique de la Bièvre associe les villes et intercommunalités de Val de Bièvre, des Hauts-de-Bièvre et de Châtillon-Montrouge, dans des projets de développement commun, et ce depuis plus de 10 ans. Ce territoire constitue un axe économique majeur dont le schéma de référence pour l’aménagement et le développement du territoire, établi en 2010, avait montré les potentialités et que le contrat de développement du territoire (CDT) « Campus sciences et santé du Grand Paris », signé en 2013 (entre des villes de la CA Val de Bièvre et Bagneux), a confirmé. Les contributions de ce territoire au maintien de la diversité économique et sociale en cœur d’agglomération et à un développement cohérent, équilibré et durable sont inscrites au centre du travail poursuivi sur des sites d’envergure métropolitaine, comme Campus Grand Parc à Villejuif, le site des Mathurins à Bagneux, le futur quartier AntonyPole à Antony, mais aussi au sein des dynamiques qui s’organisent autour de plusieurs ensembles de projets dans chacune des villes de la Vallée Scientifique de la Bièvre.

Avec les périmètres des nouveaux territoires tels qu’arrêtés aujourd’hui,  le gouvernement ne porte au final qu’un seul objectif : faire des économies comptables pour mieux s’inscrire dans une logique libérale de mise en concurrence des territoires entre eux au détriment des communes et des départements qui se verront privés de nombre de leurs compétences. Ni l’amélioration de l’action publique, ni le développement économique et social ne sont ainsi pris en compte, Et cela vaut aussi pour le sud des Hauts-de-Seine. C’est du reste dans cette logique que s’inscrit la réduction des dotations aux collectivités territoriales pour les contraindre à limiter et réduite leurs actions au service de la population.

Au final, les citoyens se retrouvent encore un peu plus éloignés des lieux de décisions et la décentralisation y est la grande perdante.

Conseil d’administration d’Antony Habitat du 28 juin 2015 : l’intérêt des locataires doit primer !

Approbation du compte de gestion et du rapport d’activité 2014 :

Un compte de gestion qui, pour 2014, fait apparaitre un résultat net positif de 1 919 000 euros.

Avec un tel résultat, Antony Habitat aurait eu la possibilité, en plus de ne pas augmenter les loyers des logements pour 2015, de ne pas augmenter les loyers des parkings, ainsi que de faire un effort conséquent sur l’entretien courant.

Quant au rapport d’activité, celui-ci se contente d’aligner une série de généralités.

Ainsi, pas un mot sur les grandes orientations d’Antony Habitat dans ce rapport, tout comme n’y trouve-t-on pas le moindre commentaire sur les différents sujets mentionnés (événements marquants de 2014, opérations de constructions, d’acquisition et de réhabilitation, politique menée en matière de ressources humaines, gestion locative, analyse du compte de résultat), ainsi que le moindre comparatif par rapport aux orientations budgétaires et au budget votés pour 2014.

Marché d’entretien des parties communes et de sortie des containeurs :

Un marché attribué à la société PRO-NET ET SERVICES. Problématique : les dirigeants de cette société et son adresse sont les mêmes que ceux de l’entreprise LA FONTAINE SARL qui a été mise en liquidation judiciaire le 15 novembre 2011 et a cessé toute activité depuis le 12 février 2015 pour insuffisance d’actif.

On est ainsi plus qu’en droit de se poser des questions sur la viabilité de la société PRO-NET ET SERVICES. Dans ces conditions, pourquoi lui avoir attribué le marché d’entretien des parties communes et de sortie des containeurs du patrimoine d’Antony Habitat ?

Non au rattachement d’Antony Habitat au futur conseil territorial :

La loi « Métropole » pour la région Ile-de-France prévoit le rattachement des Offices Publics de l’Habitat (O.P.H.) au futur conseil territorial. Une aberration au regard de la gestion de proximité nécessaire à la bonne administration des O.PH.

A l’initiative de la C.N.L., et avec le soutien de François Meunier, un vœu a été adopté à l’unanimité demandant le maintien des O.P.H. au niveau communal et le refus de leur intégration dans les nouveaux territoires.

S’opposer au projet de liaison TGV Massy-Valenton :

Antony Habitat et certains de ses locataires (ceux des  résidences Lavoisier, Guillebaud, allée de la Tamise, allée du Danube) sont directement concernés par le projet de ligne Massy-Valenton ; un projet qui n’a pas de sens et qui, s’il devait se réaliser, entrainerait des nuisances importantes pour les riverains de cette ligne.

C’est pourquoi, toujours à la demande de la C.N.L. et avec le soutien de François Meunier, il a été décidé que le Président d’Antony Habitat ferait part de son opposition à ce projet auprès du Commissaire Enquêteur dans le cadre de l’enquête publique en cours.

Conseil communautaire du 26 juin : ne rien lâcher!

Fixation par ville du montant du Fonds de Péréquation des ressources intercommunales et communales :

Le Fond de Péréquation des ressources intercommunales et communales vise à redistribuer des fonds entre les collectivités les mieux dotées et celles qui le sont le moins.

Au niveau de la Communauté d’agglomération, les critères retenus pour la mise en œuvre d’une solidarité intercommunale sont les suivants :

  • Potentiel fiscal agrégé (à hauteur de 25%).
  • Le revenu moyen par habitant (à hauteur de 25%).
  • La prise en compte des logements sociaux (à hauteur de 25%).
  • La prise en compte des bénéficiaires d’APL (à hauteur de 25%).

Ainsi est-il normal que la ville d’Antony soit celle qui contribue le plus à ce Fond de Péréquation pour un montant de 1 538 540 € (Bourg-la-Reine : 566 199 €, Sceaux : 554 118 €, Châtenay-Malabry : 503 237 €, Le Plessis-Robinson : 374 780 €, Verrières-le-Buisson : 484 619 €, Wissous : 0 €).

Déploiement d’une déchèterie mobile à Bourg-la-Reine :

Si l’on ne peut qu’approuver, au regard des enjeux environnementaux, le déploiement d’une telle déchèterie, nous regrettons cependant l’absence d’un plan d’ensemble d’implantation de déchèterie mobile sur le territoire de la communauté  d’agglomération. Une telle déchèterie pourrait ainsi très bien, par exemple, être implantée le week-end sur Antonypole où à Wissous. Elle servirait ainsi, aussi bien aux habitants de Wissous qu’à ceux du sud d’Antony.

Projets d’établissement des conservatoires des Hauts-de-Bièvre :

Des projets qui visent à déterminer le socle commun à l’ensemble des conservatoires de la communauté d’agglomération (amélioration du service à l’usager, intégration des nouvelles technologies, développement de passerelles pédagogiques entre les conservatoires) mais également les spécificités de chacun des conservatoires.

En ce qui concerne le projet d’établissement de la ville d’Antony, 5 grands axes ont été retenus : l’éducation artistique, le rayonnement du conservatoire, l’école du spectateur, la diffusion et la communication, l’organisation générale de l’établissement.  Nous regrettons cependant que l’accent n’ait pas été mis sur l’accueil de nouveaux publics avec un travail spécifique en direction des personnes handicapées, des personnes rencontrant des difficultés d’apprentissage ou encore pour qui les tarifs pratiqués constituent un frein., la mixité et la démocratisation de l’enseignement artistique en développant la formation artistique en milieu scolaire.

Reconstruction du théâtre Firmin Gémier :

Décidemment sur ce dossier les aléas ne manquent pas. Ainsi vient on de découvrir que l’état du sous-sol ne permettait de réaliser le parking souterrain prévu par la ville d’Antony sous l’emplacement retenu pour la construction du nouveau théâtre Firmin Gémier. D’ici à ce que l’état du sous-sol ne permette pas de reconstruire le théâtre Firmin Gémier, il n’y a qu’un pas.

Pourquoi ne pas avoir voulu reconstruire le théâtre Firmin Gémier sur son emplacement d’origine comme nous le proposions ? Pour mieux permettre la réalisation d’une opération immobilière en centre ville !

Résidence Universitaire d’Antony :

Encore une délibération concernant la Résidence Universitaire d’Antony. Cette fois-ci sur la réhabilitation du bâtiment A ; réhabilitation que nous approuvons.

Il convient cependant de ne pas oublier que cette réhabilitation s’inscrit dans un projet plus global d’aménagement des terrains de la Résidence Universitaire d’Antony et consistant à amputer cette résidence de plus de la moitié de sa capacité pour faire place à des logements privés. Des terrains à vocation publique destinés au logement étudiant vont donc être cédés au privé. Un véritable scandale !

Construction du centre aquatique des Iris :

Reconstruire la ¨Piscine des Iris, très bien et nous y sommes favorables.

Le problème est que ce projet inclut la réalisation d’une fosse de plongée dont le coût (5 millions d’euros) est entièrement supporté par la ville d’Antony. Une somme qui pourrait être bien plus utilement investie dans d’autres projets tels la construction d’une nouvelle crèche, d’une maison de quartier ou encore la réouverture des Mairies annexes.

Si le besoin d’une fosse de plongée dans le sud des Hauts-de-Seine se fait réellement sentir, pourquoi n’est-ce pas la Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre ou le Conseil départemental des Hauts-de-Seine qui prennent en charge ce projet ?

Education, urbanisme, politique de la ville : les Antoniens pénalisés.

Conseil municipal du 25 juin 2015

Tarifs des garderies et études

A l’appel de la FCPE, de nombreux parents étaient présents à l’entrée du conseil municipal ce jeudi 25 juin, protestant contre la hausse des tarifs de garderies et d’études, ainsi que sur la modification des horaires du temps périscolaire. Ils ont pu s’exprimer mais n’ont pas été écoutés, loin de là !

En effet, le point 1 de l’ordre du jour de ce conseil, concernait un nouveau système de tarification entrant en vigueur dès le 1er septembre, supprimant le paiement au forfait et le remplaçant par une facturation à l’unité : ce système pénalise toutes les familles dont les enfants fréquentent ces services de façon assidue.

Un exemple pour la garderie maternelle du soir, pour une famille aux revenus de 1500 € ayant 1 enfant, fréquentation tout le mois (16j) : ancien système (forfait) : 10,48 € / nouveau : 23,30€, soit plus du double !

La situation sera dramatique pour les familles ayant droit aux tarifs planchers.

De plus, concernant les études surveillées individualisées pour les écoles élémentaires Anatole France et Noyer doré, la tarification spécifique est carrément supprimée.

ainsi le tarif plancher au mois passera de 3,80 € à 9,60 pour 16j de fréquentation.

Pour reprendre l’exemple précédent de la famille aux revenus de 1500€, le tarif passe de 6,98 à 21,19 pour 16j.

L’ objectif de la municipalité est-il que les enfants de ces écoles retournent seuls à la maison devant la télé ou restent dehors dans la rue ?

Par ailleurs, combien d’enfants sur Antony, sont-ils exclus de toute activité, ni garderie, ni sport, ni études ?

Les élus d’Antony à gauche ont voté contre ces hausses et demandé que le système soit revu ; les familles sont doublement pénalisées : non seulement les nouveaux horaires des rythmes scolaires leur sont imposées mais en plus, elles devront payer plus cher !

Pour les élus de la majorité, les arguments sont simples (scandaleux) : les tarifs actuels étaient quasiment de la gratuité pour les familles modestes et si elles ont des difficultés à payer, il ya suffisamment d’aides sociales par ailleurs !

Aujourd’hui avec l’austérité beaucoup de familles peinent, on ne peut leur opposer des arguments de gestion comptable, d’autant qu’en complément des financements de L’Etat pour la mise en place des rythmes scolaires, des subventions de la CAF sont possibles, mais n’ont pas été demandées par la municipalité.

Tarifs de restauration :

Vigilance sur ces tarifs :

  • les ATSEM actuellement payées par la ville pour s’occuper de la gestion des repas en maternelle seront remplacées par du personnel de la société de restauration, ce qui augmentera le coût du repas.
  • De même, en élémentaire, la gestion des repas du mercredi s’ajoute à celle des autres jours depuis la mise en place de cette matinée scolaire ; là aussi hausse du prix du repas.

La municipalité a affirmé que ces hausses ne seront pas répercutées sur les familles.

 Réseau d’Education Prioritaire (REP)

Les élus Front de Gauche ont proposé à Mr le Maire un vœu demandant à Madame la Ministre de l’Education Nationale, de considérer à nouveau la situation des écoles Anatole France, Pajeaud, Noyer doré, Val de Bièvre et du collège Anne Franck et de les réintégrer dans la carte du réseau d’Education Prioritaire. Mr Senant a refusé de faire voter le vœu, prétextant que les autres vœux n’avaient pas eu de réponse positive. Or, depuis décembre 2014, des écoles ont obtenu le statut de REP (à Nantes, Angers, Toulouse) ; Mme le Ministre a également annoncé la mise en œuvre « à compter de la rentrée 2015 des modalités nouvelles de répartition des moyens d’enseignement pour mieux tenir compte des difficultés sociales réelles de chaque école ou établissement ».

Doit-on abandonner une bataille sans même la mener ? En fait les élus de la majorité sont d’accord avec la politique d’austérité du gouvernement, une élue a même dit que le collège Anne Franck ayant de bons résultats, le statut ZEP ne se justifiait plus !.

Ecole Dunoyer de Segonzac

En réponse à la question écrite de François Meunier, demandant pourquoi la municipalité a acheté une si petite parcelle du terrain appartenant au département, pour la reconstruction du groupe scolaire Dunoyer de Segonzac, Mr le Maire a répondu que le département faisait ce qu’il voulait de ses terrains…

 

Oui, encore une fois, Mr Devedjian a préféré vendre une grande parcelle au promoteur PICHET pour faire des logements de standing ! Peu importe, malgré les prouesses de l’architecte, si les locaux du groupe scolaire sont exigus, la cour située au 1er étage et la quasi absence d’arbres !

 Contrat de Ville :

Elément cadre de la politique de la ville, le contrat de ville représente un enjeu majeur pour notre commune  et, plus particulièrement, pour le quartier du Noyer Doré.

Ainsi regrettons-nous que l’Etat en ait réduit son périmètre d’action sur le Noyer Doré, ainsi que réduit sa dotation financière (-16% sur 2015 pour Antony). L’austérité n’est pas la solution aux problèmes que nous rencontrons.

Si nous approuvons ses objectifs généraux et ses principes d’action, il n’en demeure pas moins que certains de ses grands axes méritent d’être améliorés. Ainsi en est-il de la mixité sociale, du désenclavement du quartier du Noyer Doré (manifestations culturelles ou sportives décentrées, passerelle au-dessus de la gare des Baconnets), d’un plus large accès aux services publics des populations concernées (réouverture de la mairie annexe), de la promotion de la mobilité de la population (Paladin gratuit), du focus mis sur la réussite éducative (obtention du statut d’Education prioritaire pour les écoles et le collège du quartier).

 

 

Antony, une ville bétonnée (de luxe)

D’opérations immobilières en cessions de terrains publics, Antony fait le bonheur des promoteurs.

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Rue des Baconnets, ce sont 5 pavillons qui ont été achetés par NEXITY pour un projet immobilier de 50 logements.

Rue Pierre-Gilles de Gennes, ce sont  plus de 7000 m2 de terrain public, appartenant au département, qui seront vendus au groupe PICHET pour la réalisation de 102 logements privés, alors que les 5000 m2 vendus à la mairie d’Antony pour la reconstruction de l’école Dunoyer de Ségonzac sont insuffisants pour y construire une grande cour de récréation.

Rue Léon Blum, le projet de nouveau quartier de la Cité-U Jean Zay aligne les immeubles collectifs privés dans des espaces cloisonnés, à l’inverse du projet conçu initialement par Eugène Beaudouin.

Gageons que tous ces bâtiments, avec, n’en doutons pas, leur style pompeux, ne seront pas à portée de toutes les bourses.

Patrick Devedjian impose l’austérité aux associations et aux communes

Communiqué de presse du groupe “Font de Gauche et Citoyen” au conseil départemental

Une nouvelle fois, dans le huis clos de la Commission Permanente du Conseil Départemental, P. Devedjian s’attaque aux associations et aux subventions des communes.

Dans un rapport soumis au vote des Conseillers départementaux lundi 8 juin prochain, P. Devedjian propose de supprimer les subventions culturelles inférieures à 1 000 €, comme il l’a déjà fait aux associations sportives. S’y ajouterait la suppression du forfait accordé pour l’organisation d’un congrès, les subventions aux structures à vocation de loisirs non culturelles ainsi qu’à de nombreuses structures de pratiques amateurs locales ainsi que la modification des conditions de recevabilité des demandes de subvention en introduisant un critère de notion d’intérêt départemental sans en définir les contours. Cela deviendra-t-il : le fait du Prince ?

De fait, c’est un véritable nouveau désengagement à l’égard de la culture et de ses acteurs.

D’autre part, alors que Monsieur Devedjian dénonce les désengagements successifs de l’Etat auprès des collectivités territoriales, celui-ci se fait le relai de l’austérité. Après la suppression des aides à la construction de logements sociaux aux villes qui en ont plus de 35%, l’arrêt des financements aux espaces santé jeunes…, maintenant ce sont les subventions aux jumelages et à l’organisation de manifestations festives à vocation culturelle qui sont mises en péril.

En plus de la baisse des dotations de l’Etat que nous combattons, nous pensons que les choix proposés par P. Devedjian ne sont pas bons et pénalisent les structures de proximité.

Il semble d’ailleurs que celui-ci n’ait pas l’intention de s’arrêter là, annonçant en effet vouloir étendre ces évolutions à l’ensemble des domaines d’intervention du Département.

Toutes les villes seront concernées, est-il imaginable que les élus de la majorité départementale se laissent ainsi amputer de moyens pour répondre aux besoins des populations !

Pour leur part, les Conseillers départementaux du Groupe Front de Gauche et Citoyens (Parti Communiste Français – Gauche Citoyenne) dénoncent ces choix arbitraires qui ne feront qu’aggraver la fracture sociale, culturelle et territoriale de notre Département.

Ils ont demandé à P. Devedjian, comme il s’était engagé à le faire sur des rapports à résonnance politique, que cette délibération aux conséquences graves pour les associations et les communes soit reportée à la séance publique du 26 juin.

D’ores et déjà, ils dénoncent ces décisions qui si elles étaient votées par la majorité de droite de l’assemblée départementale signeraient l’arrêt de mort de plusieurs associations et mettraient en difficultés financières beaucoup d’autres.

Ils réaffirment leur soutien aux associations qui sont indispensables à la vie sociale du Département et refusent que la culture pour tous soit sacrifiée au profit d’une politique de prestige, chère à P. Devedjian.

Décidemment on est bien loin de la devise employée par P. Devedjian pour les 50 ans du département : solidarité, proximité, innovation.

Fait à Nanterre, le 4 juin 2015