Grève des salariés de PPB Peintec

Nous publierons très bientôt un article sur l’action légitime des salariés de PPB Peintec, une entreprise de bâtiment située à Antony. Ils en sont à plusieurs mois de grève et nous les avons soutenus autant que possible.

En attendant, cet article du Parisien vous donnera une idée de leur lutte :

Le Parisien : “Ils réclament leurs congés payés depuis…un an et demi

Sous-préfecture d’Antony : quand les drames humains passent après les contraintes matérielles

Hier matin, jeudi 2 février, avait lieu une action devant la sous-préfecture d’Antony pour exiger que les demandeurs puissent être accueillis dans des conditions décentes.

De quoi s’agit-il? Voici ce qu’en écrit RESF :

La sous-préfecture d’Antony a rouvert le 24 janvier après deux mois de fermeture suite à un incendie. Pendant cette période pas de dépôt possible pour les nouvelles demandes. Une partie des rendez-vous déjà donnés a été honorée… à Nanterre. D’autres ont été annulés car les employés, transportés en car d’Antony à Nanterre n’arrivaient qu’à 10 heures et repartaient à 15 heures.

 

La situation est très tendue. Des centaines de personnes se pressent, par un froid glacial, tous les matins à partir de 5 heures, à la porte de la sous-préfecture. Certains ont perdu leur emploi et/ou toutes les prestations sociales pour n’avoir pas pu faire renouveler leur titre de séjour à temps.

 

Ces constats ont été aussi observés par la presse, pour preuve cet article du Parisien.

RESF lançait donc l’appel suivant:

Il est indispensable d’agir pour que les moyens nécessaires en locaux (bungalows) et en personnel soient accordés en urgence à la sous-préfecture. Il faudrait d’autre part obtenir que, faute de pouvoir traiter les dossiers selon la procédure « normale », la SP soit provisoirement autorisée à prolonger la validité des titres de séjour avec un simple tampon « Validité prorogée jusqu’au xx ».

 

Nous invitons les associations, les personnes, les élu(e)s à se venir devant la sous-préfecture le jeudi 2 février à 7h30, chacun(e) apportant des thermos de café et/ou de thé quelques viennoiseries à offrir à celles/ceux qui attendent dans le froid.  Ce sera un indispensable geste de solidarité à l’égard des étrangers maltraités mais aussi un moyen d’obtenir du gouvernement les moyens et autorisations exceptionnelles nécessaires.

 

Cet appel a été entendu. Outre de nombreux membres de l’association RESF et d’autres associations telles que la Ligue des Droits de l’Homme, de nombreux élus de gauche étaient présents, tels qu’Isabelle Delpech, élue municipale Front de Gauche, Annie-Laure Hagel, élue municipale EELV-PS-Citoyens, Hélène Cillères, élue Front de Gauche à Bagneux, Pierre Ouzoulias, conseiller départemental Front de Gauche, Vanessa Ghiatti, conseillère régionale Front de Gauche, Yasmine Boudjenah, candidate PCF aux législatives, et encore d’autres.

Vidéo de l’intervention de Yasmine Boudjenah

Vidéo du reportage de France 3 Paris-ÎdF

L’article de ce jour du Parisien

 

Outre les appels qui ont été lancés par d’autres élus d’Île de France, notre élue antonienne, Isabelle Delpech, a écrit au sous-préfet Philippe Maffre : 

Monsieur le Sous-Préfet,
Depuis la réouverture de la sous-préfecture, l’accueil des usagers pose problème, le froid et l’attente extrême aggravent la situation.

 

Si , comme vous le dites, et je n’en doute pas, vous réfléchissez à la situation, au moins dans l’immédiat, ces personnes ne peuvent-elles pas avoir une plage horaire d’accueil et dans l’attente, être mises à l’abri?

 

Monsieur le Premier Ministre a-t-il été alerté afin de débloquer exceptionnellement des moyens supplémentaires pour régler cette situation inhumaine?

 

Veuillez agréer, Monsieur le Sous-Préfet, l’expression de mes respectueuses salutations,

Isabelle Delpech
Conseillère municipale
Antony à Gauche

 

Nous publions ici la réponse de Philippe Maffre:

Madame,

 

Je vous remercie de ce message et de l’intérêt qu’il atteste pour le service public que nous offrons.

 

Le retard dans l’instruction des dossiers et la remise des titres, consécutif à l’incendie que vous savez, entraîne en effet une dégradation des conditions d’accueil. Celle-ci reste néanmoins sous contrôle.

 

Nous réfléchissons cependant à la mise en place d’une organisation différente faisant place, par exemple, à une spécialisation de l’accueil selon les types de dossiers et les plages horaires.

 

Le préfet a par ailleurs demandé au ministère des moyens supplémentaires en termes de vacation.

 

A moyen terme, la généralisation de la prise de rendez-vous, la dématérialisation et la mise en place des titres pluri-annuels devraient alléger la pression.

 

Cordialement,
Philippe Maffre.

 

Une réponse qui n’en est pas une, puisque sous couvert d’améliorer l’accueil, il parle bien de dématérialisation… En attendant de voir Internet et ses formulaires automatisés résoudre comme par magie tous ces problèmes humains (ce qu’il n’a jamais réussi à faire jusqu’à présent), on pourra toujours se poser des questions plus prosaïques, comme par exemple: Comment Monsieur Maffre ferait-il, s’il était à la place de ces gens, pour assurer son hygiène corporelle et sa dignité après trois heures d’attente … sans toilettes?

 



 

 

Destruction des services publics : deux bureaux de poste ferment à Antony

Des initiatives ont lieu en ce moment pour empêcher la mise à mort progressive du bureau de poste de Pajeaud, après celle du bureau de La Fontaine, et alors que des rumeurs circulent sur la fermeture de celui de Fenzy.

Alors que certains pensent ces fermetures “inéluctables” et qu’elles seraient “nécessaires et logiques”,  vous pouvez lire la lettre adressée par nos élus départementaux à la direction de la Poste (ci-dessous), qui explique nos positions. Non, ces fermetures ne sont pas nécessaires. Non, les raisons données ne sont pas bonnes. Il faut empêcher à tout prix la destructions progressive du service public.

Voici en détail en quoi consiste la réduction d’activité:

  • La Fontaine: Fermeture définitiveme le 15 février, l’épicerie Petit Tang prend en charge l’activité “instances”(courrier, colis), depuis aujourd’hui
  • Pajeaud : Fermeture partielle envisagée (matin ou après-midi) pour les opérations bancaires, les activités “instances” seront transférées au PIMMS ou Maison de services au public (Noyer doré). Selon sa “rentabilité” (fréquentation, opérations bancaires importantes ou non), elle pourra être fermée définitivement.

 

Ainsi donc la Fapt-CGT 92 a lancé une pétition pour empêcher la fermeture de ce bureau qui avait été ouvert (de haute lutte!) en 1982. Cette pétition est portée par d’anciens employés de La Poste (de ce bureau!) qui revendiquent la nécessité de bureaux de quartier. Elle est aussi portée par des habitants du quartier (tours du Breuil et de la Bièvre).

Jeudi 2 février au matin, des soutiens à cette pétition se sont réunis devant le bureau pour la faire signer. Étaient présents les membres de la CGT, les habitants du quartier, ainsi que des élus municipaux de gauche: Isabelle Delpech (liste Front de Gauche), Annie-Laure Hagel (liste EELV-PS-citoyens).

Voici l’un des premiers retours informels qui nous sont parvenus après cette séance de signatures :

Nous recensons à 13 h près de 300 signatures et nous avons constaté une adhésion souvent spontanée à cette action de défense du service public. Nous remercions tous ceux qui sont venus nous renforcer pour recueillir les signatures.

 

Vers 12 h 30 nous avons eu l’occasion de discuter avec un employé de La Poste Antony Leclerc, dont dépendent les bureaux de Pajeaud. S’il a nié une option de fermeture dans l’immédiat, il a confirmé une réorganisation du retrait des colis et lettres recommandés : ces activités seraient transférées au PIMM’S des Baconnets, ce qui est absurde pour les habitants du quartier qui ont une bureau de poste sur place.  Il nous a fait part d’une plaquette publicitaire qui renforce notre méfiance et nos inquiétudes sur l’avenir : les horaires du bureau Pajeaud y sont, en particulier, réduits tant en semaine que le samedi matin — pourtant jour d’affluence. Le bureau y est fermé tous les mercredis.

 

Malgré quelques dénégations orales assez évasives, il confirmait aussi un avenir très incertain dans les 2 ans … Dans l’immédiat le transfert du trafic vers les PIMM’s des Baconnets, voire le bureau Antony-Leclerc, est vécu comme une brimade par les nombreuses personnes âgées et tous les autres habitants de la zone urbaine Pajeaud. Il ne doit pas avoir lieu

 

 

Bien évidemment, notre élue Isabelle Delpech a porté ces positions vis-à-vis du service public lors des séances du conseil municipal. Voir la vidéo du conseil municipal du 2 février.

Voici le courrier que les élus Front de Gauche des Hauts-de-Seine ont adressé à la direction de la Poste

à Monsieur PHILIPPE WAHL, Président, Directeur général du Groupe La Poste

à Monsieur JEAN MICHEL BAYLET, Ministre de l’Aménagement du Territoire, de la ruralité et des collectivités locales

 

Nous, élus des Hauts-de-Seine, Maires, Conseillers départementaux et régionaux, souhaitons vous faire part de nos plus vives inquiétudes sur le renouvellement du Contrat de Présence Postale Territoriale pour les années 2017/2019, en cours de négociation.

 

En effet, les éléments dont nous disposons sont très alarmants. 15 bureaux de poste sont menacés, à très court terme, de fermeture dans le département des Hauts-de-Seine. Plus de 250 suppressions en France. De très nombreux autres voient leur amplitude horaire réduite, restreignant ainsi l’accès des usagers aux services postaux. Notre Département n’est pas le seul concerné. Année après année, la Direction nationale de La Poste, sans opposition de l’Etat, ferme des bureaux, des centres de tri, réduit ses horaires d’ouverture, en milieu rural et désormais en zone urbaine dense.

 

Les services aux usagers, comme celui universel de la distribution de courrier, l’accessibilité bancaire, la présence postale sur l’ensemble du Territoire sont déjà fortement dégradés. Les tournées des facteurs ne sont plus assurées quotidiennement. Les personnels sont maltraités entre “management” inhumain et répression syndicale, la précarité devient la norme. En 2015, 7200 emplois ont été supprimés !

 

Pourtant, le groupe La Poste, c’est 635 millions d’euros de bénéfice en 2015, 23 milliards de chiffre d’affaire et plus de 350 millions de CICE, avantages fiscaux accordés par l’État avec l’argent des contribuables ! Ces résultats devraient largement permettre à La Poste d’assurer ses missions, de répondre à l’exigence de service public pour tous, dans la permanence des besoins de proximité pour pallier l’explosion de la pauvreté. Au lieu de cela, la Direction nationale de La Poste cède aux logiques de rentabilité financière à court terme. Elle ferme des bureaux de poste, supprime des emplois et confie à des partenaires privés -superettes de quartier- la gestion de point de contact assurant pour son compte les missions courriers.

 

C’est inadmissible. Nous saluons le refus de l’Association des Maires de France de signer le projet de Contrat de Présence Postale Territoriale que vous soumettez à son accord et à celui de l’Etat au regard des reculs d’implantation que vous envisagez. De nombreuses collectivités locales se mobilisent également pour conserver leurs bureaux de poste. Aux côtés des usagers, des personnels, nous exigeons le maintien de tous les bureaux de Poste du Département et la consultation systématique des élus locaux sur l’évolution de l’ancrage postal territorial.

 

Signataires

 

ELSA FAUCILLON, Conseillère départementale des Hauts de Seine, Conseillère municipale de Gennevilliers, Membre de la Commission de présence Postale territoriale ; GABRIEL MASSOU, Conseiller départemental des Hauts de Seine ; JACQUELINE BELHOMME, Maire de Malakoff ; VANESSA GHIATI, Conseillère régionale, adjointe au maire de Malakoff ; PATRICE LECLERC, Maire de Gennevilliers ; LAUREEN GENTHON, Conseillère départementale des Hauts-de-Seine ; PIERRE OUZOULIAS, Conseiller départemental des Hauts-de-Seine ; MARIE-HELENE AMIABLE, Maire de Bagneux, Conseillère départementale des Hauts-de-Seine ; PATRICK JARRY, Maire de Nanterre, Conseiller départemental des Hauts de Seine.

 



 

Lire aussi:

Les services publics mis à mal à Antony

Municipales 2014

Hommage à Maurice Ténine… Et pétition pour les Rol-Tanguy

MAURICE ET ANNETTE TENINE

Ce samedi 22 octobre, comme chaque année, nous avons exercé le devoir de mémoire envers Maurice Ténine, pour son action anti-fasciste et résistante.

Celui-ci, qui a exercé dès 1938 son métier de médecin à Antony et qui était conseiller municipal communiste à Fresnes, est l’un de ces Français issus de l’immigration qui très vite s’engagent politiquement contre les idées fascistes. Les brimades de la hiérarchie militaire ne le dissuaderont pas de développer son engagement, jusqu’à son passage dans la clandestinité au sein de la résistance. Là, il est un des pionniers du service médical de l’Organisation Clandestine.

Il fait partie, avec Guy Môcquet, des 27 fusillés de Châteaubriant, après son arrestation en 1941. Sa femme, Annette Ténine, mourra quant à elle en 1943 en déportation à Auschwitz.

(cliquez ici pour une biographie complète, ou regardez la vidéo ci-dessous)

L’hommage de 2015 (discours de René Sazerat, de l’ANACR)

HENRI ET CECILE ROL-TANGUY

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Les panneaux qui présentaient notre action, que nous avons placés symboliquement sur le parvis de la gare RER d’antony

Cet hommage était aussi pour nous l’occasion de pousser notre volonté de voir Antony rendre hommage à Henri et Cécile Rol Tanguy. Lui était le chef de la résistance parisienne, qui a déclenché l’insurrection victorieuse à la libération. Elle était son agent de liaison. Tous d’eux honorent Antony. C’est Rol Tanguy qui, avec Leclerc (dont il avait obtenu le soutien pour l’attaque ultime) a reçu la reddition de la garnison allemande à Paris.

Ils ont habité à Antony pendant la guerre — ils y vivaient sous une identité d’emprunt, rue Jeanne d’Arc.

Depuis près de deux ans nous sollicitons la municipalité pour qu’Antony leur rende hommage, ne serait-ce qu’en faisant poser une plaque à leur nom. Notre pétition, qui a reçu un bon nombre de signatures, n’y fait rien. Jusqu’à présent, le maire Jean-Yves Sénant ne fait qu’esquiver la demande. Autant de résistance pour une action aussi simple paraît bien étrange, un an après les célébrations de la Libération. Cela rappelle l’époque où la municipalité antonienne, à l’époque menée par Patrick Devedjian, faisait débaptiser l’avenue et le stade Salvador Allende pour les renommer… Georges Suant.

Les services publics mis à mal à Antony

Nous vous en avions parlé dès 2014: le bureau de Poste du quartier La Fontaine était menacé de fermeture. Pire, les arguments les plus consternants étaient utilisés pour justifier cette fermeture: la fermeture du site de Sanofi à Croix de Berny était censée entraîner une baisse de fréquentation de la Poste, et donc une fermeture du bureau. Comme si les habitants d’un quartier (par ailleurs très peuplé) devaient dépendre d’un site industriel pour avoir le droit de bénéficier d’un service public de base!

J.-Y. Sénant s’était emparé du sujet durant sa campagne d’élections municipales et avait demandé de repousser la fermeture; repousser, pas annuler.

Le bureau de Poste de La Fontaine fermera donc ses portes; mais ce n’est pas tout. Nos sources nous ont fait part d’une possible fermeture d’un autre bureau de poste à Antony. Celui-ci serait remplacé par un de ces “points relais” qui permettent de substituer aux services publics des solutions privées — notamment auprès de commerçants qui n’ont ni l’expertise, ni la motivation financière pour assurer un service de qualité.

Cette casse des services les plus élémentaires est à rapprocher de la fermeture du centre de sécu (CPAM) à Antony, contre laquelle nous nous étions battus avec les Antonien-ne-s (lire ici et ici).

 

Voir aussi : pétition contre la fermeture du centre de sécurité sociale à Antony

 

La voix de son maître

On se souvient de la façon dont M. Meunier, conseiller municipal antonien, s’était fait élire sous une certaine couleur politique en mars 2014, avant d’effectuer un parfait 180° fin 2015 et de rallier le principal parti d’extrême droite. Non sans s’être aliéné la plupart de ses anciens camarades auparavant, par ses agissements problématiques.

Internationalisme et nationalisme, deux opposés

Internationalisme et nationalisme, deux opposés

Ce retournement de veste s’était accompagné d’un étrange article dans Le Parisien, où l’homme expliquait que ses nouvelles positions n’étaient pas incompatibles avec celles grâce auxquelles il s’était fait élire. On avait pu lire que, selon lui, son nouveau parti d’extrême droite “était le seul à avoir une analyse marxiste de la société”. Le ridicule ne tue pas.

Mais il faut bien un jour redescendre sur terre. Aussi c’est un brutal rappel à la réalité qui s’impose à M. Meunier, puisque la présidente de son nouveau parti lance depuis plusieurs jours une action d’une violence sans précédent contre les migrants, en demandant à ses élus de déposer la motion “ma commune sans migrants”.

L’information reste à confirmer, mais il semblerait que M. Meunier ait bien suivi les consignes et ait déjà écrit au maire d’Antony, J.-Y. Sénant, pour déposer cette motion haineuse au prochain conseil municipal.

“Marxiste”, disiez-vous?

 

Aménagement du centre ville : faites-vous entendre

La gestion très contestable de la municipalité

La stratégie d’aménagement de la ville ? Elle est simple : il suffit qu’un pavillon se vende par-ci par-là, et hop ! On voit apparaître 1 immeuble grand standing de 17 logements, ou 2 immeubles néo-classiques à sa place. Franco-Suisse, Vinci, Pitch, Pichet,… sont à l’affût.

Un plan d’organisation des quartiers ? Un plan de circulation ? Des transports en commun plutôt que le « tout voiture »? Une ville qui permet à tous de se loger ? Tous ces sujets semblent inexistants à Antony.

Les consultations fantômes

On se souvient de la façon dont la reconstruction du théâtre Firmin Gémier avait été décidée rue Maurice Labrousse – à l’époque, les « consultations » s’étaient vite transformées en simples « réunions d’information » où seuls les riverains étaient tolérés.

Et maintenant l’appel à participer à « l’aménagement de la place du marché », sans tenir compte de rien de ce qui se trouve autour – à tel point que même Les Républicains d’Antony se posent la question de la nécessité d’une étude d’impact complète.

A moins que tout ne soit déjà dans les cartons des promoteurs que nous citions plus haut ?

Une vraie concertation implique un débat, sur des propositions sérieuses, qui fait appel au maximum d’Antoniens, à ceux qui vont à la gare tous les jours, au marché au cinéma ou à l’école, aux commerçants de la rue Mounié et à ceux du marché, …

Des propositions possibles

Par ailleurs une proposition existait (et même une ébauche de contre-projet proposée depuis 1996 par l’Association des Amis du théâtre Firmin Gémier), soutenue par de nombreux Antonien-ne-s attaché-e-s à leur ancien théâtre: la reconstruction sur place du théâtre, conduisant naturellement à un ensemble :

  • vivant, avec son marché et la galerie commerçante sous le théâtre,
  • culturel avec le Sélect, La Passerelle, le Théâtre,
  • piétonnier et animé jusque tard dans la soirée

Projet à marche forcée… mais mal ficelé

La place Firmin Gémier avant la destruction du théâtre

La place Firmin Gémier avant la destruction du théâtre

De peur de ne pas pouvoir imposer son projet de théâtre rue Maurice Labrousse, la municipalité s’était aperçue un peu tard que la construction du parking souterrain était impossible. Des recours contre le permis de construire ont été déposés – en particulier sur le manque de places de stationnement sur le quartier. Pour rappel, déjà en 2014, les riverains protestaient contre le projet. Même si le Territoire (ex- CAHB) a promis de financer le projet, nul ne sait aujourd’hui si le théâtre sera reconstruit.

Vous avez jusqu’au 15 octobre

  • Pour contester cette parodie de consultation
  • Pour exiger une étude sérieuse sur l’ensemble du quartier
  • Pour redonner vie à la place Firmin Gémier

Adresse de la consultation : http://www.ville-antony.fr/actualites/place-du-marche

(…ou déposez votre avis écrit sur le registre prévu en mairie.)

 

Télécharger (2016-10-08-tract-aménagement_v3_FDG.pdf, 199KB)

Mobilisations contre l’état d’exception permanent à Antony

Du côté des associations: Conférence organisée par la Ligue des Droits de l’Homme

La LDH d’Antony distribuera le tract ci-dessous samedi et dimanche :

■    Samedi 5 mars: de 10-11h ou 11-12h à Sceaux ou Bourg-la-Reine (reste à préciser),

■    Dimanche 6 mars: 10-11h ou 11-12h au marché d’Antony.

Les sympathisants Front de Gauche ne peuvent que soutenir cette action, aussi nous appelons à la mobilisation. Contactez Hélène, qui transmettra à Sylviane Aschehoug de la LDH Antony (nous n’avons pas pris la liberté de mettre ses coordonnées sur notre site public) :

helene

Télécharger (RdV-LDH-Mars2016-A4.pdf, 97KB)

 

Du côté d’Antony à Gauche

Nous continuons notre travail de fond pour lutter contre l’Etat d’Exception.

Cette modification de la constitution mettrait gravement en danger les libertés des citoyens avant même d’inquiéter les terroristes: Cet état d’urgence prétend viser les “troubles à l’ordre public” et on a vu ce que cela a donné : assignation à domicile de militants écologistes durant la Cop21, restriction du droit de circulation, interdiction des manifestations (alors que les marchés de Noël et les concerts publics battaient leur plein!), perquisitions brutales et à l’aveuglette au moindre soupçon. La liste est longue!

A côté de cela, la France continue de vendre massivement des armes à l’ Arabie Saoudite, qui soutient activement les groupes islamistes comme Daesh. De plus, qui achète le pétrole de Daesh? Qui tolère les paradis fiscaux où ces groupes terroristes blanchissent leurs revenus?

L’état français, en particulier le gouvernement Valls et Nicolas Sarkozy avant lui, jouent au pompier pyromane avec les terroristes. Ce n’est pas à nos libertés individuelles d’en payer le prix.

Nos actions:

■    Depuis décembre nous avons fait des porte-à-porte pour parler avec les Antonien-ne-s et rassurer la population, dont une grande partie ne perçoit pas le danger de l’Etat d’Exception

■    Lors de notre rendez-vous bimensuel devant le Leader Price des Baconnets, certains d’entre nous ont distribué un tract sur le thème “l’état d’urgence pour faire oublier les tas d’urgence” et ont fait le lien entre l’état d’exception permanent et les véritables problèmes des Français: Danger de la loi El Khomri, lutte des éboueurs de Véolia Wissous en grève, chasse aux Rroms, etc.

etat durgece

Pour participer à ce rendez-vous régulier, contactez Hélène :

 helene

 

“Les jours passent… et vos poubelles s’entassent!” – Grève à Véolia Wissous

Mercredi 2 mars 2016

La grève se poursuit (13ème jour). Les négociations d’hier (mardi) ont débuté à 14h30 et ont duré plus de trois heures. Le soir, à l’union locale CGT, le débat sur la reprise du travail a suscité une forte hostilité. Ce matin à 4h30 une AG était censée déterminer si la grève se poursuit.

Mardi 1er mars 2016

La grève se poursuit (12ème jour). Les grévistes sont ce matin :

■  Au marché “Narbonne” de Massy. Ils continuent de distribuer des tracts pour informer de leur situation, avec le soutien de militants communistes qui étaient présents eux aussi.

■  Au marché d’Antony.

Ces grévistes défendent la dignité de tous les travailleurs, ce qui est plus que jamais d’actualité avec la réforme El Khomri. Plus de 750 000 signatures contre.

Une nouvelle rencontre aura lieu cet après-midi avec la direction. Il est question que le cadre qui provoque la colère des salariés soit mis en congé pour une quinzaine de jours. Et ensuite?

28 février 2016

Entre 80% et 100% des salariés de Veolia à Wissous sont actuellement en grève, depuis 10 jours. Le mouvement, synchronisé par la CGT et l’Unsa Transports, est suivi par les salariés dans leur quasi-totalité. Il se propage à Veolia Rungis.

Les travailleurs font grève pour leur dignité, car ils sont confrontés à l’arbitraire exercé par la direction:

  • dégradation des conditions de travail,
  • problèmes de sécurité élémentaires causés par la direction qui enfreint le réglement intérieur,
  • pratiques illégales (article L. 1251-10 du Code du travail)
  • critères subjectifs de primes ou la suppression de celles-ci,
  • mépris total des salariés via des agressions verbales, des menaces voilées, refus de rencontrer les représentants du personnel.

Leurs revendications sont détaillées dans le tract scanné ci-dessous

 (cliquer sur les photos pour les agrandir).

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Les salariés tiennent bon mais la direction fait tout ce qu’elle peut pour briser cette grève:

  • violence verbale à l’encontre des salariés (on peut lire dans les courriers officiels des mots comme “dictat”, une minimisation méprisante de l’ampleur du mouvement, etc.)
  • tentative de recours aux tribunaux pour interdire et évacuer le piquet de grève (demande rejetée par le tribunal administratif)
  • recours aux intérimaires pour remplacer les grévistes … alors que c’est illégal!
  • des intérimaires, appelés de Rungis à la rescousse par la direction, effectuent actuellement des collectes “sauvages” où ils mélangent les déchets normaux et les déchets recyclables.
  • la direction utilise des techniques bien connues pour diluer le mouvement, comme le recours à des “expertises” “indépendantes” et “anonymes” … Diversions inutiles, alors que les revendications sont très claires. Preuve de la supercherie: Ces expertises ne se feraient pas sur le lieu de travail, mais sur la chaussée! (cf. courrier de la direction). C’est le rôle du CHSCT d’effectuer cette expertise.

Circonstance aggravante : la municipalité d’Antony soutiendrait discrètement les briseurs de grève puisqu’elle mettrait à disposition le centre technique municipal, situé à deux pas, pour garer les bennes (!)

Autres articles qui parlent de la grève : http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-de-marne-94/la-greve-des-agents-de-proprete-continue-27-02-2016-5580989.php#xtref=http%3A%2F%2Factualites.leparisien.fr%2Fveolia

Lien vers le site de la CGT 91 : http://www.cgt91.fr/

Le Front de Gauche d’Antony, de Massy et de Wissous apporte son plein soutien aux grévistes, qui défendent non seulement leurs droits mais aussi ceux de tous les travailleurs.

Baisse des dotations de l’Etat – Les élus d’Antony à Gauche saisissent le Maire

 

Monsieur le Maire,

Face à la réduction drastique de la part de l’Etat des dotations accordées jusque-là aux communes et aux intercommunalités pour assurer leurs missions, l’Association des Maires de France a lancé un appel intitulé « Communes, un patrimoine en danger ! » et décidé d’une journée de mobilisation nationale sur le sujet le 19 septembre prochain ; un appel partagé par de nombreux Maires et Présidents d’intercommunalités de tous bords politiques.

Incontestablement, cette baisse massive des dotations aux collectivités territoriales sans précédent à ce jour va engendrer une réduction massive des services rendus à la population au détriment de l’éducation, de la santé et du logement entre autres.

 Guidée par le débat des politiques européennes qui érigent la réduction de la dette publique en dogme incontournable, une telle décision est inacceptable : -1,6 millions d’euros pour l’année 2015 rien que pour notre ville.

Monsieur le Maire, comptez-vous signer l’appel initié par l’Association des Maires de France et participer à la journée nationale de mobilisation du 19 septembre ? Si oui, quelles initiatives comptez-vous prendre d’ici le 19 septembre pour mobiliser les citoyens sur ce sujet ?

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments distingués.

François MEUNIER                                                Isabelle DELPECH

Conseiller municipal                                               Conseillère municipale

Conseiller communautaire