Le conseil départemental, levier essentiel pour la solidarité

Le budget de notre département est conséquent: 1,9 milliard d’euros. A quoi sert-il ? Peu visible par le citoyen, mais très impliqué dans notre vie quotidienne, le conseil départemental a des responsabilités majeures dans le rattrapage des inégalités.

Voici les domaines d’intervention du conseil départemental :

L’action sociale (sa principale mission): protection de l’enfance (centres de PMI), insertion des personnes en difficulté (RSA), aide aux personnes handicapées et âgées (APA), prévention sanitaire. C’est aussi le développement de politiques d’hébergement et d’insertion sociale, de construction de crèches ou de maisons de retraite.

Le logement social, très inégalitaire dans notre département, doit être aidé pour empêcher le départ, de familles modestes vers des banlieues plus éloignées.

Les collèges : construction, entretien et fonctionnement, restauration, gestion des personnels techniques.

La voirie : gestion des routes départementales et nationales d’intérêt local.

Les aides au développement local (avec les communes) : aide au développement économique, associatif, culturel et sportif, aux transports en commun, au tourisme et à la gestion des espaces naturels, ainsi qu’à l’assainissement.

En 2015, la majorité se vante de « préserver l’investissement ». Mais au lieu d’avoir recours à l’emprunt, elle ponctionne ses fonds propres… au détriment de l’action sociale. Ainsi, la « solidarité » représentera chez nous 60% du budget de fonctionnement, au-dessous de la moyenne nationale (63%). Résultat : De nombreuses prestations sociales vont stagner ou diminuer.

Ce sont de mauvais choix, sur lesquels vous vous prononcerez en mars.

 

 

Luttes et succès des 8 élus Front de Gauche pour notre département

Pour le remboursement à 50% de la carte Imagine’R

Les transports en commun représentent un enjeu majeur dans les Hauts-de-Seine. Pour les jeunes, c’est un moyen de pouvoir se déplacer librement, de s’émanciper. Encore faudrait-il qu’ils en aient les moyens.

Nos élus se battent depuis 2011 pour le remboursement à 50% de la carte Imagine’R, par le Conseil départemental. Cette mesure de justice sociale permettrait à tous les jeunes aux collégiens, lycéens et étudiants de profiter à égalité des infrastructures en matière de transport du département.

La bataille continue !

Maintenir le nombre et les moyens des centres de PMI

La Protection Maternelle et Infantile (PMI), gérée aujourd’hui par les conseils généraux, joue un rôle essentiel en matière de protection de la mère et de l’enfant. Précurseur dans le rôle de distribution de la pilule contraceptive, elle permet une étroite collaboration entre infirmiers en puériculture, psychologues, médecins, assistants social et éducateurs.

Or, le conseil général des Hauts-de-Seine n’a de cesse de se désengager de cette compétence : fermetures de centre de PMI, budget revu à la baisse (- 1,1 million en 2014 par rapport à 2013).

Nos élus n’ont cessé de demander que le maintien des centres de PMI et de leurs moyens, ainsi  qu’une politique incitative de recrutement des personnels de santé.

Non à la baisse des subventions aux associations sportives

Les associations sportive  jouent un rôle essentiel en matière de « vivre ensemble », de lien social et de santé. Elles donnent accès au « sport pour tous ». En les subventionnant, le département participe à les faire vivre.

Sous prétexte de faire des économies, la majorité UMP-UDI du conseil général n’a rien trouvé de mieux en 2014 que de baisser de 5 à 10% le montant de ces subventions.

Nos élus s’y sont opposés

 

Réforme territoriale : les départements menacés

Le département est garant des luttes contre les inégalités territoriales et sociales, d’un investissement public équilibré. Avec la réforme territoriale voulue par le gouvernement rien ne garantie l’existence des départements au-delà de 2020. Trois scénarios sont toujours envisagés :

1 – Fusion département / métropole dans les territoires dotés d’une métropole

2 – Transformation en fédération d’intercommunalités

3 – Maintien des départements dans les territoires ruraux.

La logique de réforme territoriale est une logique libérale de mise en concurrence des territoires. Elle propose une vision de l’action publique axée principalement sur les régions et les intercommunalités. Elle vise à faire disparaitre les départements La « clause de compétence générale » pour les  département qui permet d’intervenir sur l’ensemble des sujets est supprimée.de nouveau (après avoir été rétablie en décembre 2014).En renforçant les compétences économiques des régions, le gouvernement s’apprête à remettre en cause le princip de libre administration des départements en les plaçant sous la tutelle des régions.

Avec leur mission sociale principale, les départements sont les acteurs d’un aménagement territoire équilibré et harmonieux, construit dans la proximité. En remettant en cause leur existence même et nombre de leurs compétences, le projet de loi sur la réforme territoriale n’aboutira qu’à renforcer les poches de pauvreté en dehors et au sein même des territoires dit « favorisés ».

Le département à sa place et son utilité. Il doit disposer de compétences identifiées et de moyens d’agir pour des projets partagés que la baisse programmée des dotations de l’Etat ne permet pas aujourd’hui d’assurer.

Tramway T10 (Antony-Clamart), un projet loin de faire l’unanimité. Et pourquoi pas une continuité avec le Trans-Val-de-Marne (TVM)?

Porté par le conseil général des Hauts-de-Seine, le projet de tramway T10 visant à relier Antony (à partir de la Croix de Berny) à Clamart (place du garde) est aujourd’hui loin de faire l’unanimité, aussi bien en ce qui concerne son tracé que sur le choix du site de maintenance et de remisage

Son tracé :

Sur Antony, partant de la Croix de Berny, le projet de tramway T10 ne permet pas de relier le centre ville d’Antony et sa gare, ce qui offrirait une desserte du centre d’Antony et une correspondance facilitée avec ORLYVAL.

Sur Clamart, le Maire UMP de la commune a réclamé dès cet automne sa mise en sous-terrain.

Par ailleurs, le projet de tramway T10 s’arrêtant Place-du-Garde à Clamart, il ne permet pas de relier le réseau structurant du futur Grand Paris Express (prolongement jusqu’à la gare de Clamart puis jusqu’à Issy-Les-Moulineaux, voire jusqu’à Meudon).

Le choix du site de maintenance et de remisage :

Deux possibilités sont retenues : le Parc d’activité NOVEOS au Plessis-Robinson ou près du Carrefour du 18 novembre 1918 à Châtenay-Malabry.

Sachant que le Maire UMP du Plessis-Robinson s’oppose au choix du Parc d’activité NOVEOS au Plessis-Robinson, il est donc fort probable que le choix retenu pour installer le site de maintenance et de remisage du futur Tramway T10 soit celui situé près du Carrefour du 18 novembre 1918 à Châtenay-Malabry. Or, ce site est aujourd’hui constitué d’une zone boisée. Y installer le futur site de maintenance et de remisage porterait incontestablement atteinte à l’environnement. Mais il vrai que ce n’est pas ce qui préoccupe le plus les élus UMP-UDI du département à l’exemple de l’opération de promotion immobilière sur Antony, portée par la Mairie, sur deux hectares des terrains de l’US METRO à la Croix de Berny.

Une solution pourtant permettrait de résoudre l’ensemble de ces problèmes : prolonger le Trans-Val-de-Marne dans sa configuration actuelle sur le tracé élargi du futur tramway T10.

RD 920 : Des travaux qui ne résolvent aucun des problèmes de fond posés à la population.

Les Antoniens présents ce mois d’aout à Antony ont pu s’apercevoir que les travaux de réhabilitation de la RD 920 se poursuivaient. Des travaux qui ont pour objectif, selon le Conseil général des Hauts-de-Seine d’améliorer le confort des habitants en sécurisant et partageant la voirie. Si ces travaux apporteront effectivement un certain nombre d’améliorations : sécurisation des traversées piétonnes, amélioration de la circulation devant le conservatoire, ils sont loin de répondre aux enjeux posés : améliorer la circulation à partir de et vers Antony, désenclaver les quartiers de notre ville, et étoffer l’offre de transport public écologique afin de réduire le monopole de la voiture en ville. Sans parler du calendrier des travaux préjudiciable aux commerces installés le long de la RD92

Ainsi, en ce qui concerne les pistes cyclables, celles-ci seront interrompues entre le centre ville d’Antony et la Croix-de-Berny le long de l’avenue Aristide Briand, le tout pour privilégier le flot de circulation des voitures au détriment d’autres modes de transport alternatif. Les cyclistes seront ainsi obligés de faire des détours par les rues parallèles à la RD 920 sans que la moindre piste cyclable ne soit aménagée dans ces rues.

Quant à l’amélioration de l’offre de transports en commun le long de la RD 920, pourtant seule solution pour désengorger à la fois cette voie de circulation et le RER B, avec ces travaux il ne serait en être question : impossible de doubler la fréquence du Bus n° 197 ou d’y aménager le Réseau de Transport en Commun en site propre prévu pourtant par le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France récemment adopté ; un réseau déjà prévu par celui adopté en 2008.

C’est pourquoi nous nous prononçons pour :

–       La création de pistes cyclables en continu sur l’ensemble de la RD 920, donc le long de l’avenue Aristide Briand

–       La possibilité de doubler la fréquence du Bus n° 197.