La première cible du président Macron, C’EST VOUS

Macron élu par défaut

6 électeurs sur 10 n’ont pas choisi l’héritier de François Hollande, chouchou du Medef et roue de secours de la finance. 12 millions se sont abstenus et 4,2 millions ont voté blanc ou nul. Quant à ceux qui ont voté Macron, 60 % l’ont fait pour rejeter Le Pen, et 80 % n’adhèrent pas à son programme…

Macron est faible. Il sait que l’état de grâce risque d’être bien court. C’est pourquoi il veut frapper vite et fort ! Oubliant ses beaux discours sur la démocratie, il s’apprête à gouverner par ordonnances, une sorte de 49.3 permanent. Oubliant son « ni gauche, ni droite », il ouvre les bras aux chefs de la droite et aux caciques socialistes faillis, qui approuvent son programme antisocial ou cherchent à sauver leur siège. A l’Assemblée, il aura besoin d’une majorité de députés-godillots : les législatives seront donc capitales.  

Le Pen battue

Réjouissons-nous, elle est battue. C’est un soulagement. Ouf ! Son élection aurait signé le triomphe de la haine et menacé l’avenir. A Antony, elle plafonne à 14,5% des voix. Les Antonien-ne-s du Front de Gauche qui ont voté contre Le Pen au second tour sont fiers d’avoir contribué avec clarté à cette défaite.

Mais restons lucides. Le Pen a rassemblé 10,6 millions de voix, le plus haut score réuni par le FN, qui espère bien prospérer sur les déceptions et les souffrances semées par la politique capitaliste.

Vigilance ! Les démocrates, les progressistes, les syndicalistes ne doivent donc pas baisser la garde, ni devant ceux qui utilisent la haine, ni devant ceux qui la nourrissent par la précarisation générale.

Une loi El Khomri taille XXL passée par ordonnance pendant l’été

Les lois Macron et El Khomri ne lui suffisent pas. Le président de la finance veut pousser encore plus loin la démolition des droits des salariés : une attaque puissance 10, taillée sur mesure pour le Medef. Au menu, l’inversion généralisée de la hiérarchie des normes, la refonte brutale de l’assurance-chômage, le plafonnement des indemnités prud’homales, etc.

1) L’éclatement généralisé du Code du travail

Macron applique la feuille de route du CAC 40 : généraliser les dérogations à la loi et aux normes nationales, jusqu’à inverser complètement la règle selon laquelle, jusqu’à maintenant, un accord conclu à un niveau inférieur ne pouvait qu’améliorer les protections accordées au niveau supérieur.

2) Les chômeurs sanctionnés pour les rendre flexibles

Dans la chasse aux demandeurs d’emplois, une mesure phare : un chômeur qui refuse 2 emplois « décents » perdra ses allocations. Précision : à qualifi cation équivalente, un emploi « décent » peut être payé 25% de moins ! Rappel : cette logique répressive, déjà employée par Sarkozy et Hollande, n’a aucun effet sur le chômage…

3) Licencier sans justification en muselant les prud’hommes

Un licenciement sans cause sérieuse ? Cela ne coûtera pas cher à l’entreprise, car les indemnités seront plafonnées. Et le plafond sera si bas qu’elles risquent de ne même pas couvrir les frais de justice de l’employé licencié.

Et maintenant : les législatives !

Macron, qui se prétendait « anti-système », veut gouverner par ordonnances. Pour cela, il faut qu’une majorité de députés signe un chèque en blanc au président-monarque ! Les élections législatives seront donc une étape importante pour mettre des bâtons dans les roues à tous ses projets de régression sociale. Elles doivent aussi barrer la route à une entrée massive du FN à l’Assemblée. Nous voulons enfin concrétiser l’espoir ouvert par les 7,5 millions de voix recueillies par J.-L. Mélenchon, et faire entendre l’exigence du progrès social et écologique. Pour cela, il ne suffira pas des électeurs de Mélenchon. Il faut rassembler les citoyennes et citoyens, militants syndicalistes, associatifs, communistes, insoumis, socialistes, écologistes, toutes celles et tous ceux qui veulent mener les combats qui s’annoncent. Dans notre circonscription, nous soutenons l’Appel pour une candidature de rassemblement, qui présente une personnalité indiscutable, hors parti, jamais candidate jusqu’alors : Monique Pinçon-Charlot candidate du front social et écologiste.


MISE A JOUR DE L’ARTICLE 

Depuis hier nous savons que le premier ministre d’Emmanuel Macron sera Edouard Philippe, homme de droite pur et dur comme en attestent ses positions (entre beaucoup d’autres) sur le sujet des droits des femmes. Belle façon d’apporter le renouveau en politique! Cela démontre aussi que le président Macron a désormais pour seul objectif de faire éclater les deux formations politiques traditionnelles (PS et LR), non pas pour tourner cette page, mais au contraire pour les faire fusionner dans une sorte de recomposition politique franchement anti-sociale.

Plus que jamais, les élections législatives seront le 3ème tour de cette élection présidentielle.

 

 

Législatives 2017 : Un appel pour répondre à l’urgence sociale, environnementale, démocratique

Les communistes d’Antony, Bourg-la-Reine, Sceaux et Châtenay-Malabry publient l’appel suivant :

Antony – Sceaux – Bourg-la-Reine – Châtenay-Malabry

 

A toutes celles et tous ceux…

 

A toutes celles et ceux qui rejettent le bilan désastreux du quinquennat Hollande/Valls/Macron,

 

A toutes celles et ceux qui refusent le programme de destruction sociale de François Fillon et celui aggravé du Front National,

 

A toutes celles et ceux pour qui la politique se doit de traiter sur un même plan l’urgence démocratique, l’urgence environnementale, l’urgence sociale et l’urgence économique.

 

Le rassemblement de ceux qui subissent la loi des 1% est plus que jamais une nécessité. Briser cette loi et sa violence passe par empêcher une victoire durable de la droite ou de son extrême… 

(lire la suite ici)

Cet appel est à partager le plus possible, il vise à toucher le maximum de citoyennes et citoyens.

Il est envoyé sans discrimination à toutes celles et ceux qui pourraient se sentir concerné-e-s,

  • simples citoyen-ne-s, 
  • membres de partis politiques (EELV, PS, …)
  • associations ou des réseaux qui ont en commun des principes forts – sans espérer recevoir l’appui de ces associations dites apolitiques, nous espérons toucher leurs adhérent-e-s qui partagent certaines des valeurs mises en avant dans cet appel.

Nous invitons le plus largement possible à discuter des réactions et des souhaits suite à la lecture de cet appel.

Pour cela, retrouvons-nous le plus vite possible. Cliquez ici pour organiser, ensemble, une rencontre.

A très bientôt.

 

La voix de son maître

On se souvient de la façon dont M. Meunier, conseiller municipal antonien, s’était fait élire sous une certaine couleur politique en mars 2014, avant d’effectuer un parfait 180° fin 2015 et de rallier le principal parti d’extrême droite. Non sans s’être aliéné la plupart de ses anciens camarades auparavant, par ses agissements problématiques.

Internationalisme et nationalisme, deux opposés

Internationalisme et nationalisme, deux opposés

Ce retournement de veste s’était accompagné d’un étrange article dans Le Parisien, où l’homme expliquait que ses nouvelles positions n’étaient pas incompatibles avec celles grâce auxquelles il s’était fait élire. On avait pu lire que, selon lui, son nouveau parti d’extrême droite “était le seul à avoir une analyse marxiste de la société”. Le ridicule ne tue pas.

Mais il faut bien un jour redescendre sur terre. Aussi c’est un brutal rappel à la réalité qui s’impose à M. Meunier, puisque la présidente de son nouveau parti lance depuis plusieurs jours une action d’une violence sans précédent contre les migrants, en demandant à ses élus de déposer la motion “ma commune sans migrants”.

L’information reste à confirmer, mais il semblerait que M. Meunier ait bien suivi les consignes et ait déjà écrit au maire d’Antony, J.-Y. Sénant, pour déposer cette motion haineuse au prochain conseil municipal.

“Marxiste”, disiez-vous?

 

Elections régionales: position du Front de Gauche d’Antony

Pour mémoire, voici quel était le communiqué du Front de Gauche d’Antony en vue du deuxième tour, et que nous avons fait circuler parmi les militants et les sympathisants, en complément des 7 000 tracts que nous avons distribués:

Lors de la rencontre qui a eu lieu entre les sympathisants Front de Gauche le dimanche soir (6 décembre) à la section du PCF d’Antony, l’opinion générale était en faveur d’une fusion de notre liste avec celle de Claude Bartolone au second tour.

 

Le but est clair : d’une part, battre les listes de droite de Valérie Pécresse et du FN (que le PS ne peut battre seul), reconnues comme infiniment plus destructrices. Le peuple ne peut tolérer un programme de casse sociale et d’intolérance aussi systématique.

 

D’autre part, obtenir le maximum d’élus Front de Gauche. Pas pour “avoir des places”, comme on l’entend trop souvent, mais d’abord parce que nous pensons que leur bilan du précédent mandat a été positif, et ensuite parce que nous pensons qu’il est crucial de porter nos valeurs anti-austérité au conseil régional.

 

Nous souhaitons que les élus Front de Gauche au conseil régional puissent continuer le travail du précédent mandat, continuer d’arracher certaines victoires. Cela se fera en s’appuyant aussi sur les élus écologistes, voire socialistes quand c’est possible, bien que nous soyons parfaitement conscients de l’influence actuelle du dogme libéral. L’essentiel est de contrer les politiques libérales ou d’extrême droite partout où nous le pouvons, d’empêcher la destruction du maximum d’acquis sociaux, et d’en obtenir de nouveaux (le Pass Navigo à tarif unique était l’exemple le plus emblématique du précédent mandant).

 

Notre choix est de ne pas abandonner le terrain. C’est pourquoi nous faisons campagne pour la liste menée par Claude Bartolone au deuxième tour.

 

 

Elections régionales: Tract “Nos vies d’abord!” pour le second tour

Voici la position de la liste “nos vies d’abord!” (Front de Gauche) pour le second tour.

Au second tour, votez pour La gauche et les écologistes rassemblés

 

Comme beaucoup, nous sommes inquiets pour l’avenir de notre pays. Le score du FN est une très grave alerte pour notre République. Désormais, la
peur, la haine, le racisme… bref, les mauvais sentiments sont banalisés.La situation est grave, elle n’est malheureusement pas surprenante.

 

On ne combat pas les idées de l’extrême droite en allant sur son terrain. La preuve, depuis 20 ans les gouvernements successifs font de la surenchère
sécuritaire et les idées de haine continuent de progresser.
On combat ces idées dangereuses en développant des idées généreuses, en ayant des actes qui replacent l’être humain au centre de la société. Solidarité, bonté, ouverture d’esprit… sont des valeurs dont la gauche peut être fière.

 

Un électeur sur deux, sept jeunes sur dix ne sont pas allés voter. Cela témoigne de la crise de représentation politique. Mais comment s’en étonner alors que le gouvernement s’oublie dans l’austérité, la régression, la punition. Manquant ainsi à la parole donnée.

 

Dimanche prochain, la victoire de Madame Pécresse, serait une catastrophe supplémentaire. Tout au long du précédent mandat, elle n’a eu de cesse que de combattre une à une toutes les mesures progressistes comme le Pass Navigo à tarif unique. Son projet d’une Île-de-France « business », son programme de casse du service public et du logement social, de suppression des subventions aux associations dégraderaient encore davantage le vivre ensemble et aggraveraient la précarité dans notre région. Elle doit être battue.

 

Voilà pourquoi nous avons décidé de participer au regroupement des forces de gauche. C’est également l’assurance pour les électeurs et électrices qui nous ont accordé leur confiance au premier tour d’être représentés à l’assemblée régionale à la hauteur de leurs suffrages. Dans la liste « La gauche et les écologistes rassemblés » personne ne se rallie à personne : nous ne sommes engagés que sur notre programme. Nous continuerons à le défendre et à soutenir les mesures utiles au quotidien de chacun. Nous serons plus que jamais au côté des mobilisations sociales et écologiques.

 

Au lendemain de ce scrutin, une chose est certaine, il faudra ouvrir un nouveau chemin de l’espérance et du renouveau de la politique. Nous en mesurons l’ampleur.

Nous en avons la détermination. Nous en aurons le courage.

tract 2ème tour

Elections régionales: lettre des trois têtes de liste Front de Gauche suite aux attentats

Nous publions cette lettre qui nous a servi de support durant les nombreux porte à porte que nous avons effectués durant la campagne départementale, car elle garde tout son sens et nous a permis de faire la charnière entre la période de choc suite aux attentats et la reprise de la campagne. Elle permet de souligner que tout est lié : solidité de la république et combats politiques locaux.

Déclaration de Pierre Laurent, Clémentine Autain et Eric Coquerel, têtes de liste “Nos Vies d’Abord” en Ile-de-France

Madame, Monsieur,

 

Comme vous, nous sommes frappés d’effroi après les assassinats perpétrés par Daesh. Notre compassion à l’égard des victimes, de leur famille et de leurs proches n’a d’égale que notre détermination à combattre ces criminels.

 

Ils ont fauché notre jeunesse dans toute sa diversité, heureuse de boire un verre à la terrasse d’un bistrot parisien. Ils refusent le plaisir, la culture, le sport… la joie de vivre. Ils ont pour ennemis les principes fondateurs de notre République, la liberté, l’égalité et la fraternité, qu’il faut leur opposer. Renforçons notre combat contre tous les discours et les actes racistes, contre les amalgames et les stigmatisations.

 

Les djihadistes veulent semer la terreur, la haine et la division. Le peuple debout réplique par la solidarité, la tolérance et l’unité. Les artistes remontent sur les planches. Nous reprenons place aux terrasses des cafés. Autant d’actes de vie et de résistance…

 

Assurer la sécurité de la population contre de tels actes demande avant tout des moyens matériels et humains

 

pour la justice, la police, la sécurité civile, les services de renseignement et une défense opérationnelle sur le territoire national. Ces exigences sont depuis des années sacrifiées sur l’autel des politiques d’austérité au profit des marchés financiers.

 

Tout ce qui favorisera la cohésion sociale et remettra la priorité à l’humain fera reculer la violence.Nous saluons l’action exemplaire des forces de l’ordre, des secours, des urgentistes, des personnels de santé, des agents territoriaux…

 

La solidarité nationale, l’égalité des droits, l’entraide, l’éducation, la culture, la laïcité sont selon nous les pistes sérieuses pour combattre la gangrène obscurantiste. Les services publics, en particulier de santé et d’éducation, sont essentiels pour conforter une République fraternelle porteuse d’un pacte social et écologique. Les moyens nécessaires à leur développement doivent être dégagés de facon urgente, a contrario des choix d’austerité gouvernementaux.

 

Combattre Daesh, c’est aussi mettre un terme à quinze années d’interventions militaires guidées par les seuls intérêts géostratégiques et dont le résultat est un échec dramatique.

 

Il faut traquer ceux qui enrichissent Daesh et cesser de légitimer des États qui favorisent son expansion.

 

Pour construire une Paix juste et durable, aucune solution ne sera trouvée en dehors du droit international et de l’ONU dont l’action doit être refondée. Il faut aider les forces qui combattent Daesh sur le terrain, dont les Kurdes sont le meilleur exemple. Ce sont les moyens d’isoler et de vaincre Daesh.

 

Les terroristes veulent déstabiliser la démocratie. Nous devons protéger la République.

 

Limiter les libertés, ouvrir la possibilité de l’arbitraire, s’engager dans un état d’exception durable feraient le jeu des ennemis de la République. Dans ce contexte, le vote aux élections régionales est un acte de résistance politique et démocratique. Nous reprenons notre campagne avec la volonté que le vote pour notre liste serve la vie d’abord et conforte les politiques de solidarité, de fraternité et de justice dont notre région et notre pays ont plus que jamais besoin.

 

Très sincèrement,

 

Pierre Laurent, Clémentine Autain et Éric Coquerel

 

Patrick Devedjian impose l’austérité aux associations et aux communes

Communiqué de presse du groupe “Font de Gauche et Citoyen” au conseil départemental

Une nouvelle fois, dans le huis clos de la Commission Permanente du Conseil Départemental, P. Devedjian s’attaque aux associations et aux subventions des communes.

Dans un rapport soumis au vote des Conseillers départementaux lundi 8 juin prochain, P. Devedjian propose de supprimer les subventions culturelles inférieures à 1 000 €, comme il l’a déjà fait aux associations sportives. S’y ajouterait la suppression du forfait accordé pour l’organisation d’un congrès, les subventions aux structures à vocation de loisirs non culturelles ainsi qu’à de nombreuses structures de pratiques amateurs locales ainsi que la modification des conditions de recevabilité des demandes de subvention en introduisant un critère de notion d’intérêt départemental sans en définir les contours. Cela deviendra-t-il : le fait du Prince ?

De fait, c’est un véritable nouveau désengagement à l’égard de la culture et de ses acteurs.

D’autre part, alors que Monsieur Devedjian dénonce les désengagements successifs de l’Etat auprès des collectivités territoriales, celui-ci se fait le relai de l’austérité. Après la suppression des aides à la construction de logements sociaux aux villes qui en ont plus de 35%, l’arrêt des financements aux espaces santé jeunes…, maintenant ce sont les subventions aux jumelages et à l’organisation de manifestations festives à vocation culturelle qui sont mises en péril.

En plus de la baisse des dotations de l’Etat que nous combattons, nous pensons que les choix proposés par P. Devedjian ne sont pas bons et pénalisent les structures de proximité.

Il semble d’ailleurs que celui-ci n’ait pas l’intention de s’arrêter là, annonçant en effet vouloir étendre ces évolutions à l’ensemble des domaines d’intervention du Département.

Toutes les villes seront concernées, est-il imaginable que les élus de la majorité départementale se laissent ainsi amputer de moyens pour répondre aux besoins des populations !

Pour leur part, les Conseillers départementaux du Groupe Front de Gauche et Citoyens (Parti Communiste Français – Gauche Citoyenne) dénoncent ces choix arbitraires qui ne feront qu’aggraver la fracture sociale, culturelle et territoriale de notre Département.

Ils ont demandé à P. Devedjian, comme il s’était engagé à le faire sur des rapports à résonnance politique, que cette délibération aux conséquences graves pour les associations et les communes soit reportée à la séance publique du 26 juin.

D’ores et déjà, ils dénoncent ces décisions qui si elles étaient votées par la majorité de droite de l’assemblée départementale signeraient l’arrêt de mort de plusieurs associations et mettraient en difficultés financières beaucoup d’autres.

Ils réaffirment leur soutien aux associations qui sont indispensables à la vie sociale du Département et refusent que la culture pour tous soit sacrifiée au profit d’une politique de prestige, chère à P. Devedjian.

Décidemment on est bien loin de la devise employée par P. Devedjian pour les 50 ans du département : solidarité, proximité, innovation.

Fait à Nanterre, le 4 juin 2015

Antony : le conseil départemental cède un terrain rue Pierre-Gilles de Gennes à un promoteur privé

       Groupe Front de Gauche et Citoyens

(Parti Communiste Français-Gauche Citoyenne)                             

Communiqué de presse

Logement : La droite refuse la mixité sociale

Lors de la Commission Permanente du lundi 18 mai, la droite départementale a cédé à un promoteur privé 7 150m² de terrain à Antony, pour y construire exclusivement des logements en accession libre.

Seuls les conseillers départementaux du Groupe Front de Gauche et Citoyens (Parti Communiste Français – Gauche Citoyenne) se sont opposés à cette décision – les deux élus socialistes s’étant abstenus – dans une ville qui peine à atteindre les 25% de logements sociaux prévus par la loi SRU en justifiant qu’elle manque de foncier disponible.

Encore une occasion ratée mais délibérée de la majorité de droite et de la ville d’Antony, chère à Patrick Devedjian, pour ne pas construire de logements sociaux.

Ceci alors qu’un minimum de 40% de logements sociaux auraient pu être intégrés pour répondre à la demande des Altoséquanais comme l’a demandé le groupe Front de Gauche et Citoyens (PCF-GC).

Nanterre, le 19 mai 2015

Départementales 2015 : analyse des résultats

Au delà de la vague bleue et de la déroute du PS, qui entraîne toutes les formations de gauche, 2 éléments majeurs nous interrogent, tant au niveau national que local.

1- L’abstention : 50,02% au 2è tour, en légère progression par rapport au 1er tour.

c’est 1 Français sur 2 qui n’a pas voté, après les 56 % d’abstention aux Européennes et une abstention record pour les municipales en 2014, qualifiée du jamais vu depuis 1956. Même si l’abstention est inférieure aux cantonales de 2011, elle a les mêmes raisons :

« *Le sentiment que le vote ne sert à rien est désormais dominant » et touche les catégories les plus fragiles : les jeunes les moins diplômés et les ouvriers précaires.

C’est ce que révèle aussi une enquête IFOP**, réalisée la veille du 1er tour :

  • 68% des moins de 35 ans ont déclaré qu’ils s’abstiendraient
  • 64% des employés et 52% des ouvriers
  • 62 % des sans diplômes

Il s’agirait moins d’une abstention-sanction que d’un désintérêt et un désespoir profond, en particulier parmi des électeurs qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche à l’élection présidentielle, chez qui l’abstention aurait été la plus forte (56%), la moins forte étant chez les électeurs de NicolasSarkozy (39%).

 Dans le département, abstention plus forte que nationalement, touchant en priorité les cantons populaires, sauf un sursaut au 2è tour à Gennevilliers pour le binôme FDG affrontant un binôme FN.

 A Antony, l’abstention a été moins forte que nationalement, mais élevée en moyenne, presque 48%.

Mais ce sont les chiffres de chaque bureau qu’il nous faut regarder : 72% au Noyer doré maternelle ; 64% à Anatole France maternelle ; 60% Adolphe Pajeaud élémentaire ; plus de 55% dans les quartiers des Rabats et de Guillebaud contre seulement 40% à un bureau de l’hôtel de Ville, à Ferdinand Buisson et à l’espace Vasarely  par exemple, et moins de 50% dans la plupart des autres bureaux. Ce sont les bureaux des quartiers populaires qui ont le moins voté.

 2- L’autre élément majeur, ce sont les scores du Front National, là aussi à regarder de façon différenciée. Au niveau national, son score de 25,3% est inquiétant, même s’il ne comptabilise que 62 conseillers (à comparer avec les 167 du Front de gauche).

Cependant des poches très brunes se confirment sur la carte de France : le Nord, le Sud-Est, à l’Est de L’IDF. Au 1er tour, il était en tête dans 42 départements.

Contrairement aux autres partis, le FN aurait mobilisé la majeure partie de son électorat des présidentielles, ce qui montre un électorat stable, auprès des moins de 50 ans, des ouvriers et des employés. S’il gagne sur la droite, il prend aussi sur l’électorat de gauche.

En dehors du rejet de la politique d’Hollande et de ses conséquences sur le quotidien des classes populaires et moyennes, des explications sur la montée vote FN:

  • début 2013, Marine Le Pen a entamé une série de déplacements à travers la France : conçu par le Front national comme une« campagne de proximité » pour aller à la rencontre des « invisibles » et des « gens normaux » des zones rurales et péri-urbaines, ce « tour de France des oubliés », meetings largement médiatisés.
  • présentation de candidats dans plus de 1800 cantons (93%), soit le plus fort taux de couverture affichée des cantons de toutes les formations politiques, selon le découpage des étiquettes mis en place par le Ministère de l’Intérieur.
  • présence quasi-permanente dans les medias
  • influence des sondages qui le plaçaient en 1è position
  • banalisation du vote Front National
  • Repositionnement du Front National sur des thèmes sociaux tout en continuant à stigmatiser « l’autre », « l’étranger », « l’immigré »
  • Impression pour de nombreuses personnes que le Front National est le seul parti politique « à contester véritablement le système »

Mais selon l’analyse de C. Braconnier*, ceux qui ont voté pour le FN ne sont pas les plus fragiles mais les travailleurs pauvres qui ont le sentiment d’être exploités par ceux d’en haut et de payer pour ceux d’en bas, cad le chômeur, l’immigré, celui qui touche les aides sociales, et comme le disent les dirigeants du FN, les fraudeurs.

C’est cela qui doit nous inquiéter, car pour l’instant nous avons perdu sur le terrain idéologique, comme le dit Jean-Luc Mélenchon dans sa déclaration (Humanité du 30 mars 2015) :

« La victoire de l’extrême droite et de la droite à sa remorque est davantage qu’un résultat électoral : elle montre que notre culture de la fraternité humaine, notre idéal de liberté personnelle, notre aspiration à l’égalité sociale et au partage des richesses, …tout cela n’est plus la culture commune dominante ».

Nous avons perdu du terrain sur l’alternative à l’austérité et la défense des services publics ; la dette serait trop grande, on dépenserait trop…

 A Antony, le FN ne fait pas de poussée, il fait même son plus mauvais score du département, avec Issy, soit 10,5%, mais on constate que dans presque tous les bureaux, le FN devance le Front de gauche, sauf à La Fontaine et aux bureaux Vasarely, Ferdinand Buisson-Maternelle e tPaul Bert Maternelle,- et que son implantation se situe dans les quartiers populaires mais pas seulement (ex : Jules Ferry Maternelle) . Sur 2 bureaux, à Guillebaud et aux Rabats, le FN atteint 19%.

 Sur la division de la gauche, sur laquelle Valls veut faire reposer sa défaite :

  • d’une part sa politique est contestée même dans ses rangs, et comme le dit André Chassaigne (Huma du 01/04/15) « c’est parce que la politique de la gauche a échoué que la gauche est divisée »
  • d’autre part, pour les électeurs de gauche qui s’intéressent de loin à la politique, c.a.d la majorité, les distinctions à l’intérieur de la gauche ne sont pas identifiées ; de plus, les alliances variables entre les uns et les autres ne sont pas comprises*.

 Résultats du FDG au niveau national, qui totalise 9,4% des votes au 1er tour : au delà des manipulations d’étiquettes, c’est la 3ème force politique avec 176 conseillers départementaux à l’issue du 2nd tour

Mais selon l’IFOP**, nous ne recueillons que 6% des voix des moins de 36 ans, 7% des ouvriers, 7% des employés.

2 fois sur 3, lorsqu’un binôme FDG était présent au 2ème tour, il l’a emporté, témoignant ainsi de la grande capacité de rassemblement de nos candidats ; on l’a vu sur Bobigny.

Le Val-de-Marne garde sa majorité et une présidence communiste. C’est une politique de progrès social au service de ses habitants qui est ainsi confirmée dans les urnes. L’élection de candidats Front de Gauche à Villejuif le démontre bien avec un score de 56,11% après avoir perdu la ville aux municipales.

Dans notre département: pour la 1ère fois, un accord départemental FdG/EELV a eu lieu, concrétisé dans 4 cantons et dans 2 cantons les candidats FdG étaient soutenus par les Verts. Nous avons présenté 21 binômes sur les 23 cantons du 92

Les binômes FdG ont été élus dans les 3 cantons en lice pour le 2ème tour, et ce, avec de très bons résultats et surtout avec une augmentation des voix du total des listes de gauche du 1er tour.

Dans le canton de Gennevilliers, : 75,94%. C’est le meilleur score du second tour dans le département. A Gennevilliers même, 6702 voix et 79,31%, soit 737 voix de plus et +4,81% que le total FDG+PS+EELV+DVG du 1er tour. A Villeneuve, 2493 voix et 67,36%, soit +914 voix et +26,36% sur le total FDG+PS+EELV+DVG du 1er tour.

Dans le canton de Bagneux, : 54,34%, dont 5486 voix et 67,84% dans la ville même de Bagneux (progression de 63 voix et de 3,57% sur le total des voix FDG+PS du 1er tour) et 2520 voix et 38,04% à Bourg-la-Reine, soit moins 289 voix et -2,75% que le total FDG+PS du 1er tour.

A Nanterre 1, 6640 voix et 63,69%, soit + 292 voix et +8,12% que le total FDG+PS et du 1er tour.

Le premier groupe d’opposition du Conseil départemental obtient donc 6 sièges contre 8 dans la précédente assemblée. Le PS n’en obtient plus que 2 au lieu de 7, sur le canton de Montrouge-Malakoff.

 Sur Antony, le FdG atteint 5,67%, dans un contexte difficile : 4 listes à gauche, désintérêt des Antoniens (constaté sur le marché et dans les réunions publiques).

Le FdG a un noyau stable d’électeurs, un millier environ ; les 1000 perdus par rapport aux municipales proviennent sans doute en grande partie des électeurs des autres partis à gauche qui ne voulaient pas voter PS : on voit que les voix pour les Verts, Citoyens et PS seuls font plus que lorsqu’ils sont alliés.

On peut dire aussi qu’une partie de la gauche contestataire ne se reconnaît pas dans le FdG à Antony.

Les Antoniens peuvent compter sur le Front de gauche et ses élus sur la ville pour continuer à les écouter sur leurs difficultés quotidiennes et à agir avec eux pour une société plus juste et plus solidaire. D’autres choix sont possibles que la politique actuelle d’austérité, de casse du Code du travail, d’abandon des services publics, pour la défense de l’emploi et des salaires.

Par ailleurs des sujets d’importance pour l’avenir de notre ville et de nos territoires sont  en train d’être débattus pour aboutir à court ou moyen terme : délimitation du futur territoire amené à remplacer la Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre au 1er janvier 2016, projet d’Opération d’Intérêt National sur le secteur Jean Zay dans le cadre du Plan de Mobilisation pour le Logement, aménagement d’Antonypôle en lien avec le Grand Paris Express, enquêtes publiques à venir au cours de l’année 2015 : liaison TGV Massy-Valenton, Tramway Croix-de-Berny – Clamart. Autant de sujets qui nécessitent que la population puisse s’en emparer.

*Céline ­Braconnier : « Le sentiment d’abandon est très fort dans l’électorat populaire », entretien réalisé par Laurent Mouloud, l’Humanité du 30 mars 2015.

**Ifop et Fiducial pour i>TELE, Paris Match et Sud Radio Le profil des électeurs et les clefs du scrutin départemental – 23 Mars 2015

A l’inverse de l’austérité, de l’ambition pour l’éducation dans les Hauts-de-Seine et à Antony!

Alors que des milliards d’euros sont à récupérer sur les fraudes (aux cotisations sociales par les patrons, au fisc par les plus riches,…) ou pourraient être mieux utilisés (cadeaux sans contreparties aux entreprises, guerres en Afrique et ailleurs,…) la réduction des déficits est le leitmotiv de la droite et du PS.

Un exemple à Antony : le collège Anne Frank et ses écoles partenaires ont été supprimés du réseau de l’Education prioritaire (REP). Les conséquences : à terme, des moyens et des personnels en moins pour la réussite des élèves ! Les résultats au brevet du collège A. Frank étaient trop beaux ! Les familles de ces quartiers ne sont pas assez en difficulté ! Même l’Education Nationale n’est plus une priorité, ni pour le gouvernement, ni pour la majorité municipale d’Antony, ni pour les élus municipaux PS, PRG, qui contrairement aux élus Front de Gauche, n’ont pas jugé utile d’inclure le collège dans un vœu demandant le rétablissement du REP.