Les services publics mis à mal à Antony

Nous vous en avions parlé dès 2014: le bureau de Poste du quartier La Fontaine était menacé de fermeture. Pire, les arguments les plus consternants étaient utilisés pour justifier cette fermeture: la fermeture du site de Sanofi à Croix de Berny était censée entraîner une baisse de fréquentation de la Poste, et donc une fermeture du bureau. Comme si les habitants d’un quartier (par ailleurs très peuplé) devaient dépendre d’un site industriel pour avoir le droit de bénéficier d’un service public de base!

J.-Y. Sénant s’était emparé du sujet durant sa campagne d’élections municipales et avait demandé de repousser la fermeture; repousser, pas annuler.

Le bureau de Poste de La Fontaine fermera donc ses portes; mais ce n’est pas tout. Nos sources nous ont fait part d’une possible fermeture d’un autre bureau de poste à Antony. Celui-ci serait remplacé par un de ces “points relais” qui permettent de substituer aux services publics des solutions privées — notamment auprès de commerçants qui n’ont ni l’expertise, ni la motivation financière pour assurer un service de qualité.

Cette casse des services les plus élémentaires est à rapprocher de la fermeture du centre de sécu (CPAM) à Antony, contre laquelle nous nous étions battus avec les Antonien-ne-s (lire ici et ici).

 

Voir aussi : pétition contre la fermeture du centre de sécurité sociale à Antony

 

Après les élections l’UMP rouvre la chasse aux pavillons !!

L’équipe du maire UMP se pose en gardienne des zones pavillonnaires et en premier opposante à la densification ! Or loin de cette image d’Epinal, le mandat qui vient de se terminer a été l’un des plus « bétonneurs » de toute l’histoire d’Antony et le mandat qui commence s’annonce sous les mêmes auspices !

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Pendant tout le mandat précédent (attaquant sans cesse la Région et ses projets de lutte contre l’étalement urbain), l’UMP s’engageait à « protéger les maisons individuelles et leurs jardins » ! D’ailleurs Sophie Devedjian, ancienne maire-adjointe à l’urbanisme ne déclarait-elle pas le 17 février dernier au Parisien en parlant d’Antony : « nous ressemblons à une petite ville de banlieue, presque de province, avec des pavillons et de la place pour les enfants. » Pourtant durant ces six années les opérations immobilières n’ont pas cessé : sur l’ancien terrain de l’IUFM à côté du Parc Heller, sur les anciens terrains de l’US métro, sur les anciens terrains du CEMAGREF… et sur ceux de la Résidence universitaire Jean Zay où la moitié (au moins !) des 10 hectares sont programmés pour être vendus à des promoteurs alors que ces terrains accueillaient des logements sociaux étudiants…  Leur point commun : réduire les terrains occupés par des équipements publics utiles à l’intérêt général pour les livrer aux promoteurs immobiliers !

Mais non contents de livrer les terrains publics [et grâce au Plan Local d’Urbanisme (PLU) et de son règlement laxiste !] ils s’en prennent de nouveau aux zones pavillonnaires qu’ils n’ont d’ailleurs jamais “épargnées” : les opérations privées se sont multipliées en conséquence, remplaçant des petits pavillons par des immeubles, où le prix des appartements tourne autour des 7000 €/m2. A chaque fois la mairie se décarcasse pour « faciliter les choses », notamment rue Gabriel Péri où la ville n’a pas hésité à élargir la rue en rachetant une mince bande de terrain ( !) pour permettre au promoteur d’augmenter le nombre de logements à vendre.

Et depuis les élections les pelleteuses et autres engins  sont de retour dans cette même rue Gabriel Péri pour démolir deux pavillons et y construire en lieu et place un immeuble de 36 logements… de standing !

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Chacun appréciera le double langage de la majorité UMP  à Antony qui a écrit sur son site de campagne : 

“Nous estimons que le SDRIF ne doit pas sacrifier notre cadre de vie. Nous ne pouvons accepter de voir disparaître progressivement notre zone pavillonnaire. Nous ne pouvons nous résoudre à voir notre ville perdre son charme et environnement si agréable à vivre.”(Source : Dossier Urbanisme du site Antony pour tous).

En fait, l’UMP n’a pas attendu le SDRIF* pour densifier, il l’a devancé !

*SDRIF : Schéma directeur de la région Ile-de-France

Aux côtés des parents d’élèves du lycée Descartes

Aux côtés des parents d’élèves du lycée Descartes qui accentuent la mobilisation pour une rentrée décente en Septembre !! 

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Des parents d’élèves du lycée Descartes nous ont informés qu’ils accentuent leur action pour refuser la diminution de la dotation horaire prévue pour l’année scolaire 2014-2015. Nous leur apportons notre entier soutien.

Dès que ces coupes dans les dotations ont été connues, Antony à Gauche s’était exprimé pour dénoncer ces choix contraires à l’intérêt des enfants et de l’enseignement public dans un article intitulé « Education, à Antony comme ailleurs il faut lutter ! » publié sur ce site le 9 Mars 2014. (http://antonyagauche.fr/education-a-antony-comme-ailleurs-il-faut-lutter/ )

Pascale Le Néouannic, conseillère régionale Front de Gauche s’était exprimée au Conseil d’Administration du lycée (où elle siège) pour appuyer les demandes des enseignants et des parents d’élèves. François Meunier (également conseiller communautaire) et Isabelle Delpech, élus à Antony sur la liste Antony à Gauche portent la même exigence et l’ont fait savoir. Les organisations syndicales enseignantes sont mobilisées. Tout ce qui peut contribuer à permettre de retrouver (au moins !) les moyens horaires attribués en 2013-2014 doit être fait.

En effet, dans la pétition que tous les parents du lycée Descartes sont appelés à signer, sont soulignées les conséquences prévues de la suppression de ces 55H :
– Une perte d’enseignements en option et/ou en enseignement d’exploration ne permettant plus l’ouverture culturelle et les projets d’orientation des élèves, en pénalisant leur avenir post bac.
– Une diminution des dédoublements – notamment en langue vivante et TP – alors que de nombreuses classes, dont les 2°, sont déjà à 36 élèves, ce qui portera gravement atteinte à la qualité de la formation.
– Une perte d’heures d’Accompagnement Personnalisé essentielles à la réussite de tous les élèves, pas seulement ceux en graves difficultés.

Les parents  demandent « LE MAINTIEN ET LA STABILITE DES MOYENS AFFECTES CETTE ANNEE POUR 2014-2015 ».  Nous sommes à leurs côtés !!

Pour Antony à Gauche, après le coup de semonce donné à la majorité gouvernementale aux élections municipales, le changement de ministre de l’Education Nationale peut et doit être l’occasion de donner un signal fort quant aux priorités du nouveau gouvernement en revenant sur ces coupes inacceptables, par exemple en recourant à un collectif budgétaire (ou loi de finances rectificative) que nous avions déjà réclamé début Mars.

Antony à Gauche vous remercie!

Nous tenons à remercier les électrices et les électeurs qui ont porté leurs suffrages sur la liste Antony à Gauche.

Avec 2 006 voix soit 9,05% nous améliorons le score du Front de Gauche à Antony dans une ambiance nationale et locale de sévère coup de semonce contre les politiques d’austérité menées par le gouvernement actuel.

La liste de rassemblement conduite par le Parti socialiste qui, à Antony fait l’un de ses plus mauvais scores, subit ici comme ailleurs le « vote sanction ».

La droite locale est élue dès le premier tour. Elle a bénéficié du coup de semonce contre les « gouvernants » comme  ailleurs et d’une abstention record qui n’a pas épargné Antony . Elle va vouloir faire croire qu’il s’agit là d’une « adhésion à sa bonne gestion ». Nous en doutons et nous continuerons à lutter concrètement pour une juste distribution des richesses, l’accès au logement (redéfinition du rôle du logement social à Antony et 30% de logement social pour objectif )  les moyens d’une véritable transition écologique et sociale et le  retour en gestion publique des services de l’eau, des déchets, des parkings…

En menant campagne pour un bouclier social et écologique pour retrouver du pouvoir d’achat et du pouvoir de vivre nous proposions des services publics protecteurs, des mesures écologiques pour vivre et consommer mieux, des logements accessibles pour toutes et tous et  la nécessité d’une intervention forte des citoyens, des habitants dans la vie locale . C’est ce cap, cette méthode que nos élus défendront au conseil municipal…

Isabelle Delpech
Isabelle Delpech

 Vous l’aurez compris nous ne nous résignons pas a être contraints à l’inhumanité de l’acceptation des politiques d’austérités pour satisfaire les marchés financiers. Ce sont ces politiques qui nourrissent ce climat malsain actuel.

Parce que le Front de Gauche est porteur de l’espoir à gauche, face à la droite et l’extrême droite, et pour obtenir l’abandon des politiques d’austérité destructrices de notre société, nous vous appelons dès maintenant à participer massivement à la marche nationale à l’initiative du « collectif du 12 avril » qui aura lieu à Paris le samedi 12 Avril , contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses,!

FINANCES : AUSTERITE CONTRE INTERET GENERAL

La majorité UMP-UDI sortante s’est sentie obligée de diffuser un tract pour « vendre sa bonne gestion », en réponse aux critiques sur les choix concernant les emprunts et la gestion de la ville…

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EMPRUNTS

En effet on sait que l’exécutif UMP-UDI concernant les emprunts préfère les placements à « haut risque », jouant sur la variation des taux de change entre l’Euro, le Franc Suisse, le Yen ou le Dollar… Aujourd’hui certains des taux d’intérêts augmentent sans limites. L’exécutif sortant peut toujours prétendre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, le problème avec la spéculation c’est qu’elle ne permet en rien de prédire et donc d’anticiper les crises… surtout quand la ville a contracté des “emprunts toxiques” !

Ainsi dans un document diffusé par la municipalité sortante, il est écrit, à propos des emprunts structurés : « ils présentent un bilan globalement favorable même si cela peut être nuancé pour une petite partie de l’encours. ». Or ces «nuances» ont un coût : 500 000 € de perte pour le budget de la ville du fait des prises de risques spéculatifs. Evidemment nous ne nous étonnons pas de la mauvaise foi de l’équipe sortante quant on voit comment l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy  a des indignations à géométrie variable, lui qui n’a rien à dire sur le fait que les Etats-Unis espionnent tous les citoyens, lui qui s’indigne d’être écouté alors que c’est lui qui a fait voter la loi Perben qui permet cela!

Pour « Antony à Gauche » l’exécutif UMP/UDI a au mieux manqué d’esprit critique, au pire pris sciemment des risques, et continue à jouer à la roulette avec les emprunts alors que le nombre et la violence des crises se sont intensifiés depuis le krach de Wall Street de 1987 ; crise des Caisses d’Epargne américaines (1990) ; crises du Serpent Monétaire Européen (1992-1993) ; krach obligataire aux Etats-Unis (1994) ; crise financière en Asie (1997) puis au Brésil et en Russie (1998) ; éclatement de la bulle internet (2000-02) ; crises des « subprimes » et crise financière 2007-08. Est-ce le rôle d’une collectivité de jouer aux boursicoteurs avec l’argent de tous ?

TARIFS MUNICIPAUX, IMPÔTS, TAXES… TOUT AUGMENTE !

L’UMP se targue de ne pas augmenter les impôts mais ne communique jamais sur l’augmentation des tarifs municipaux. Pourtant tout au long du mandat, la majorité de droite a voté l’augmentation de 2% chaque année des tarifs municipaux, augmentation qui est au dessus de l’inflation… Parmi les tarifs qui n’ont pas cessé d’augmenter toute une série d’activités non soumises au quotient familial (taux d’effort). Ainsi, les activités des Ateliers du Château Saran, celles liées à l’animation Musicale et Culturelle, aux Ateliers Bourdeau et à la Maison des Arts ou encore le club scientifique ne sont toujours pas soumises au taux d’effort. Cela permettrait pourtant à un plus grand nombre d’Antoniens d´y participer. Il en va de la justice sociale, mais pour la droite les tarifs servent de « sélection sociale », seuls les ménages qui en ont les moyens peuvent espérer inscrire leurs enfants à telle ou telle activité…

Quant aux impôt locaux, la droite locale peut toujours dire qu’elle n’a pas augmenté les taux (il l’ont cependant fait une année) quand dans le même temps le député, Patrick Devedjian a voté toutes les augmentations des bases à l’Assemblée nationale… Augmentations qui se répercutent sur nos feuilles d’impôts locaux… La droite peut toujours prétendre que la part communale des impôts locaux n’augmente pas. Pour vérifier qui dit vrai ou faux, il suffit que chaque foyer prenne ses avis d’imposition des années 2007 et 2013 des taxes foncières et d’habitation : la somme de la part communale en 2013 est supérieure à celle de 2007. N’est-ce pas la définition d’une augmentation ?

De même la municipalité ne dit mot des augmentations votées à la Communauté d’agglomérations des Hauts de Bièvre. En effet en 2012 la CAHB a voté la création d’un nouvel impôt foncier, 3e colonne de notre avis d’imposition sachant que la CAHB est la seule des intercommunalités des Hauts-de-Seine à avoir institué cette année-là ce nouvel impôt foncier. Quant à la TEOM (Taxe d’enlèvement des ordures ménagères) gérée également par la CAHB elle a aussi augmenté ! Evidemment sur tous ces points c’est silence radio…

VEOLIA, VINCI, AVENANCE…

La ville finance, les grands groupes empochent les bénéfices grâce aux délégations de Services publics. Etes vous d’accord pour financer avec nos impôts la construction d’un nouveau parking rue Maurice Labrousse pour près de 9 millions d’Euros hors taxe alors que les « bénéfices » c’est VINCI qui les amassera ?  VINCI qui gère déjà en délégation de service public les autres parkings de la ville…  Ainsi le système des délégations de gestion, choix systématique de la droite locale, alimente les grandes multinationales. Rappelons que VINCI a fait un chiffre d’affaires de 32 milliards d’euros en 2009, chiffre  qui n’inclut pas les éventuels revenus dissimulés dans les paradis fiscaux par le biais de « l’optimisation fiscale ». Nous sommes la seule liste à oser revendiquer le retour en régie publique des parkings, mais aussi de l’eau et des déchets.  Car la « bonne gestion » c’est celle qui arrête de municipaliser les pertes et de privatiser les bénéfices !

A Antony à Gauche nous nous engageons :

Alors que les Français et donc les Antoniens sont confrontés à la crise, à la baisse de leur pouvoir d’achat, que le gouvernement a fait voter l’augmentation de la TVA voulue par Sarkozy, pour « Antony à Gauche » il est du rôle d’une municipalité de combattre, au travers des politiques qu’elle met en œuvre, l’austérité. Nous nous engageons à ne pas augmenter les tarifs municipaux et pour certains d’entre eux, à mettre en place la gratuité, gratuité du Paladin, mise en œuvre d’une tarification sociale pour l’eau…  ! Mais pour cela il faut sortir de la logique du tout marchand …

ANTONY « GÉRÉE » AU SERVICE DE QUI ?

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L’UMP utilise l’emprunt pour acheter du foncier… pour le revendre aux promoteurs… Preuve d’abord qu’il y a du foncier disponible… Au cours du mandat la ville a ainsi acquis les terrains de l’ancien IUFM, une partie des terrains du secteur de l’US Métro et via l’agglomération est parvenue à spolier les étudiants des 10 hectares de la Résidence universitaire Jean ZAY… A chaque fois l’UMP/UDI les revend aussitôt à des promoteurs pour leur permettre de réaliser d’énormes profits et alimenter la bulle spéculative immobilière. Pour nous cette politique est contraire à l’intérêt des Antoniens … en effet combien d’Antoniens ont les moyens d’acquérir ces logements de standing à 7 000 €/m2 réservés à une minorité, alors qu’il y a 2000 demandes de logements sociaux sur la ville et que pour accéder au parc privé les familles voudraient acheter autour de 3 à 4000€/m2  ?

4 millions d’Euros une crèche qui en vaut moitié moins ! Comme si cela ne suffisait la majorité sortante UMP/UDI lors du dernier conseil municipal de la mandature a décidé de payer 4 millions d’€ une crèche dans l’opération de la Croix de Berny alors que les services des domaines l’estiment, vu le marché de l’immobilier, à 2 millions ! Ces services des domaines ont d’ailleurs écrit à la ville que le prix de vente à 4 millions est « dispendieux »…  Avec un prix surévalué de 100% on peut se demander si il ne s’agit pas là de « compenser » les difficultés de vente des promoteurs dans cette période de crise ? En effet actuellement le « marché se tarit »… comme le reconnaît la ville. Est-il légitime de payer avec nos impôts un prix exorbitant un équipement public pour alimenter les caisses des promoteurs qui ne veulent pas renoncer à leurs profits ?

Pour Antony à Gauche la vocation première d’une collectivité locale est d’être au service des habitants de son territoire.  Nous sommes bien loin des choix de la municipalité sortante qui décide par exemple de la construction d’une fosse de plongée … Quel est le besoin pour Antony d’avoir  un équipement sportif surdimensionné ?  Qui a décidé d’en faire une priorité avant la satisfaction des autres besoins des habitants ? Alors que cet équipement est contesté y compris à droite… aucune concertation véritable n’a eu lieu !

Pour nous la notion de service public au service de l’intérêt de toutes et tous constitue le fondement incontournable de toute politique municipale.Entre les intérêts particuliers et la sacro-sainte loi du marché, les lobbies financiers et l’oligarchie  qui échappe à l’autorité des États, exercent des pressions de plus en plus fortes pour faire passer des pans entiers des services publics dans la sphère privée lucrative. Ce travail de sape est déjà largement avancé à Antony…

A Antony à Gauche nous nous engageons : 

Pour faire face à la crise du logement à mettre en œuvre des outils de lutte contre la spéculation immobilière, à construire 30% de logements sociaux pour répondre notamment aux demandes des jeunes ménages antoniens et à développer le retour en régie pour faire baisser les factures… Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas la France est une exception avec 80 % de l’eau du robinet délégué au privé. Même aux États Unis pays connu pour sa politique ultra-libérale seulement 20% de l’eau est géré par le privé !  En Suisse 100% de l’eau est sous régie publique !

SUR FOND D’AUSTÉRITÉ BUDGETAIRE

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Pour toutes les listes hormis la liste du Front de Gauche « Antony à Gauche », l’austérité c’est l’horizon indépassable ! Or se limiter à critiquer la gestion sans critiquer l’austérité imposée aux collectivités locales comme aux ménages c’est accepter des règles édictées par les libéraux… qui imposent la baisse du pouvoir d’achat des ménages et prépare la fermeture de services publics ! Ils pourront s’accuser mutuellement de la responsabilité mais la seule chose à faire c’est de contester les baisses des dotations qui ont un coût pour notre ville. L’austérité à Antony c’est depuis 3 ans (2011 -12 -13) une baisse chaque année de 300 000 € de la dotation de l’Etat à la ville d’Antony. Pour 2014 et 2015, ce seront 800 000 € en moins chaque année.  Au total c’est 2,5 millions de pertes par rapport à 2010 sans compter les transferts de compétences sans les moyens (réforme des rythmes scolaires qui coûterait de l’ordre de 1 million d’Euros par an)…

L’austérité budgétaire imposée sert à « rendre inéluctable » l’impossibilité pour le public de déployer le service public, et ainsi encourager de nouvelles privatisations déguisées (DSP, PPP). Mais l’austérité n’est pas pour tout le monde… Puisque ce qu’on nous retire c’est pour céder aux exigences du MEDEF… 50 milliards de moins d’un côté pour financer le « pacte de responsabilité » sans contre partie… Mais les impôts, les taxes continueront d’augmenter pour poursuivre l’œuvre de Nicolas Sarkozy qui le premier avait mis en place la « redistribution à l’envers ». Alors dimanche au moment de glisser votre bulletin de vote dans l’urne demandez-vous si vous êtes d’accord pour que vos impôts servent à rémunérer les actionnaires ? Si le gouvernement a son « pacte », à Antony la droite, elle, a ses outils bien rôdés au service de quelques uns… Pour défendre l’intérêt général utilisons le bulletin de vote « Antony à Gauche », la liste conduite par François Meunier !

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Non au Grand Marché Transatlantique qui impacte aussi la vie locale

GMTEn juillet 2013, l’Union européenne et les Etats-Unis entamaient des négociations pour un accord de partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, surnommé Grand Marché Transatlantique.

Négocié en secret, ce projet nous concerne directement car l’art 4 stipule que « L’accord s’applique à l’échelle de l’Etat, de la Région, du département, de la commune. Les obligations de l’accord engagent tous les niveaux du gouvernement » !

• Au nom de la levée des droits de douanes,  l’agrobusiness américain pourra  écouler ses produits sur le marché européen, et imposer dans nos assiettes OGM, bœuf aux hormones ou poulet lavé au chlore…

• Au motif qu’elles seraient susceptibles d’affecter « leurs profits » les multinationales pourraient contester les lois votées démocratiquement devant des tribunaux offshore pour remettre en cause par exemple l’interdiction des gaz de schistes… En effet les normes sociales, sanitaires et environnementales seront interdites si jugées « déraisonnables, arbitraires ou discriminatoires ».

 Au nom de la concurrence libre et non faussée, les services publics à tous les niveaux des territoires sont menacés. Avec cet accord il vont être  offerts à l’appétit des marchés privés.

La ville d’Antony serait directement impactée si ce traité était signé ; il sera alors en effet très compliqué, voire impossible d’imposer 100% de nourriture biologique et locale dans les restaurants scolaires ; de défendre une politique de retour en régie pour la distribution d’eau, la gestion des déchets ou la production d’énergie car toute municipalité voulant mettre en oeuvre ces choix pourrait être accusée d’entrave à la liberté de commerce.

Cet accord  représente une attaque sans précédent contre la démocratie. Nous demandons l’ouverture d’un débat national sur l’ensemble des accords de libre-échange impliquant la pleine participation des collectivités territoriales, des organisations syndicales et associatives, des organisations socioprofessionnelles et des populations.

Débat qui a un préalable, la diffusion publique et immédiate de l’ensemble des textes relatifs aux négociations en cours et l’arrêt des négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) dit Grand Marché Transatlantique.

“Antony à gauche” assume de prendre toute sa place contre ce projet de partenariat pour exiger l’arrêt des négociations secrètes !

La fin des urnes électroniques

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Depuis 2005, la mairie a doté la ville de machines à voter pour remplacer les urnes classiques. L’équipe municipale présente ces machines comme un grand progrès pour la démocratie : Plus besoin d’imprimer de coûteux bulletins de vote, le dépouillement se fait en quelques secondes, Les machines ne trichent pas.

Mais bien au contraire, la démocratie est mise en péril par ce système. Lors d’une élection avec bulletin papier, n’importe quel citoyen peut assister à toutes les étapes de l’élection pour constater la validité du scrutin. Au contraire, avec le vote électronique, les électeurs sont face à une boite noire : Impossible de vérifier que la machine a comptabilisé correctement un vote. Il est techniquement possible de préparer la machine pour que périodiquement, un vote soit modifié et ne respecte pas le choix de l’électeur. Personne ne peut vérifier, durant le scrutin, que la machine ne se comporte pas de manière frauduleuse. De plus, lors d’un scrutin avec urnes classiques, si une irrégularité est soupçonnée, il est toujours possible d’effectuer le dépouillement une seconde fois. Avec l’urne électronique, c’est impossible. Nous devons croire sur parole que l’urne ne se trompe pas.

Nous exigeons donc l’arrêt du vote électronique et le retour au vote papier, seul garant éprouvé de la démocratie.

Nous condamnons également l’arrêté préfectoral qui stipule que les spécimens de bulletins de vote ne doivent plus être joints aux professions de foi des candidats dans le cas du vote électronique. Il est anormal d’avoir à retirer des informations de la profession de foi pour avoir l’espace pour présenter l’ensemble des membres de la liste!

Le vote électronique pose problème dans de nombreux pays, pour plus d’informations :

http://www.ordinateurs-de-vote.org/
http://www.numerama.com/magazine/22477-presidentielles-enquete-sur-l-incroyable-opacite-du-vote-electronique.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_%C3%A9lectronique

Résidence Universitaire Jean Zay : nous ne nous résignons pas !!!

BAT C 001 Au dernier Conseil Municipal de cette mandature (13 Février 2014), la majorité sortante annonce que, si elle est réélue, la municipalité « va engager l’aménagement du site de la Résidence Universitaire conformément à la convention signée avec l’Etat, le Conseil général des Hauts de seine et la communauté d’Agglomération des Hauts de Bièvre ». La concertation « va reprendre dans quelques mois ».

Les candidats d’ « Antony à gauche » continuent d’exiger  que cette convention soit entièrement revue par les différentes « parties »  

La convention a été « signée pour 6 ans minimum mais est révisable chaque année avec accord des parties ». Elle aura 1 an le 28 Juin 2014. Alors nous agirons pour que la concertation, quelle que soit la majorité municipale élue en Mars qui l’organisera, soit un temps fort pour exiger de modifier la convention au lieu de détruire la RUA!! Nous ne dirons jamais assez combien nous regrettons le coup de poignard dans le dos des défenseurs du logement social étudiant qu’a été cette convention (cf encart en fin de texte).

« La RUA a été bradée », « une capitulation en rase campagne » , « le capital confiance est au plus bas », « la ministre enterre la résidence universitaire mais aussi le projet politique de Jean Zay lui-même, qui fut ministre du Front Populaire » , « Nous ne pouvons que déplorer l’énorme gâchis que représente cette convention » « Nous regrettons fortement que ce que Lionel Jospin ou François Bayrou, entre autres, n’avaient pas accordé à Patrick Devedjian, la ministre actuelle de l’enseignement supérieur l’ait fait et ait signé ce marché de dupes. »

Autant de phrases prononcées par des élus de gauche … et pas seulement du Front de gauche !!!

La décision de la Ministre et du gouvernement permet à  la majorité de droite en place dans les Hauts de Seine de pavoiser.

La convention se présente en positif mais sa réalité, dénoncée en particulier par les élus du Front de gauche et la liste Antony à Gauche c’est

  • la démolition de plus près de 2000 logements étudiants pour ramener la RUA d’une capacité 2800 places à 1080 !
  • la possibilité d’augmenter largement le montant des loyers puisque seulement « une part (non définie ndlr) des logements » sera soumise à un plafond de 19€/m2, ce qui est déjà hors de prix pour du logement social étudiant ! (11 €/m2 pour le logement social !)
  • le changement de destination des logements pour une part
  • l’absence d’équipements
  • la recherche dispendieuse d’autres terrains pour construire du logement étudiant alors que celui de la RUA est gratuit et répond aux exigences mêmes affichées dans la convention (transports, temps de trajet etc.)

Et pour celles et ceux qui prétendent que ce n’est que pour mieux rapprocher les logements étudiants du futur pôle de recherche sur le plateau de Saclay, seulement 700 logements y seront disponibles pour les milliers d’étudiants de l’université d’Orsay !

 La municipalité actuelle brouille les cartes sur ce dossier comme sur beaucoup d’autres car ses projets ne défendent pas l’intérêt des étudiants mais pas non plus l’intérêt des autres antoniens

 Le projet d’ensemble présenté par Jean Nouvel, à partir du cahier des charges de la Ville signifie, au-delà de la destruction des 2/3 des possibilités de logements étudiants :

  • une réduction importante des espaces verts
  • une circulation beaucoup plus dense du fait de véhicules bien plus nombreux dans les logements privés et donc une augmentation sensible des nuisances

 Les candidats d’Antony à Gauche s’engagent …

  • …à se battre pour le maintien d’une capacité d’accueil d’au moins 2000 logements étudiants sur le site (2800 à l’origine) qui doit aussi comprendre entre autres des commerces, des équipements sportifs, culturels, des lieux de convivialité et un centre de santé ouverts sur la ville, permettant ainsi de véritables échanges , méprisés par la majorité aujourd’hui.
  • …à exiger la réhabilitation des bâtiments existants et en particulier des 2 pièces de 27 m2,  dont un bâtiment a été démoli sans vergogne alors que des centaines d’étudiants galèrent pour se loger
  • …à rappeler au département et à l’Etat les engagements de reconstruction de logements neufs en compensation des démolitions afin d’atteindre ces 2000 logements sur site
  • …à ne pas « laisser filer » le montant des loyers, en mettant la pression sur toutes les parties, aux côtés des organisations syndicales étudiantes et des résidents, afin que soit modifiée la convention qui a été signée sans aucune garantie sérieuse sur ce plan comme sur d’autres.
  • …à exercer la plus grande vigilance sur les projets d’aménagement immobiliers avancés sur le « quartier Jean Zay », afin d’informer les Antoniens de la nature des ces projets et de leurs conséquences environnementales, pour permettre les conditions d’une véritable concertation et la préservation d’un cadre de vie de qualité pour tous.

 Pour mémoire :

 le 12 Mai 2012, le Tribunal Administratif avait, à la demande de l’AARUA appuyée par toute l’opposition municipale (PCF, PG, PS, Radicaux, EELV), décidé de retirer tout droit d’intervention sur la RUA à la majorité UMP de la Communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre et de ses alliés à la Ville d’Antony et à la Présidence du Conseil Général des Hauts de seine , en invalidant le transfert de propriété gratuit « monté » en 2004 à l’initiative de Patrick Devedjian (le « kyste » qu’était la RUA pour lui devait être retiré pour libérer des hectares de terrains en face du parc de Sceaux)

Or, le 28 Juin 2013 le même Patrick Devedjian, la CAHB et la Ville d’Antony, dirigées par ses amis, se sont vu redonner gratuitement  ces 11 Hectares par une convention signée à l’initiative de la Ministre de l’Enseignement Supérieur, en accord avec le premier Ministre, une « capitulation en rase campagne » selon les termes d’un élu socialiste.

Réponse au Secours Catholique

Avant de répondre à votre questionnaire, nous tenions à exprimer notre attachement au développement des liens entre services sociaux, élus et milieu associatif, particulièrement nécessaire dans cette période de crise. C’est par ces convergences que l’on peut réellement contribuer à aider les publics qui font appel au CCAS et en particulier les familles en difficultés.

 

Reste que pour notre liste la lutte contre l’exclusion passe tout autant par la remise en cause des politiques d’austérité qui s’imposent à tous les échelons des institutions (Etat, département, commune) : Gel des salaires et des pensions, précarité, pouvoir d’achat en baisse, réduction des subventions aux associations… Ces « remèdes » à la crise n’ont fait qu’augmenter les déficits publics, en aggravant les problèmes existants et en affectant les plus vulnérables.

 

Votre questionnaire s’inscrit dans le calendrier électoral des élections municipales. Mais il arrive aussi à quelques jours de la fin de la trêve hivernale, qui représente pour de nombreuses familles une date bien plus importante dans leur quotidien immédiat, elles qui peuvent se voir priver du jour au lendemain des biens vitaux que sont l’énergie, l’eau, le logement…

Ces situations concernent de plus en plus de personnes à Antony même si la politique de la municipalité sortante a privilégié un modèle résidentiel faisant la part belle à la spécialisation dans l’habitat des ménages « aisés ». Ainsi les services sociaux du CCAS et les associations telles que la vôtre ont alerté les élus de l’augmentation sensible du nombre de personnes sollicitant une aide financière d’urgence pour régler leur factures du quotidien. Ces donc au regard de cette situation que nous répondons point par point à votre questionnaire.

 

Nous souhaitons savoir si vous souhaitez renforcer ou vous engager à :

 

Question : « Procéder annuellement à une analyse des Besoins sociaux (ABS) de l’ensemble de la population : des familles, des jeunes, des personnes âgées, des personnes handicapées et des personnes en difficultés » conformément au décret du 6 mai 1995, favoriser une réflexion partagée au sein du CCAS pour définir, sur cette base les priorités, présenter un budget pour les mettre en œuvre et s’assurer de son exécution.

 

Notre Réponse :

Pour « Antony à gauche » donner une réponse adaptée à la situation socioéconomique des Antoniens nécessite d’en avoir une connaissance fine et actualisée. L’analyse des Besoins sociaux est non seulement obligatoire mais également indispensable pour que notre CCAS assume ses missions. Nous avons d’ailleurs régulièrement questionné les représentants du Maire sur l’absence de ce document dont vous rappelez à juste titre qu’il est obligatoire depuis le décret du 6 mai 1995 !

 

Mais si la loi impose la réalisation d’une Analyse des Besoins Sociaux qui doit faire l’objet d’un rapport annuel présenté au conseil d’administration, rien de plus n’est précisé sur le contenu de ce document dans la loi. Il revient donc à chaque CCAS de s’organiser. Notre liste estime que ce document ne peut être réalisé sérieusement sans l’appui des associations qui agissent souvent au quotidien dans l’aide aux personnes. Une réflexion partagée avec l’ensemble de ces associations est donc indispensable, non seulement sur l’analyse de ce document afin de définir les priorités mais également en amont sur sa méthodologie et son pilotage. Nous estimons par ailleurs que le budget consacré à l’action sociale dans la ville, donc la subvention de la ville au CCAS, doit augmenter sensiblement.

Notre objectif est de doubler ce budget.

Mais il s’agit aussi pour « Antony à gauche » de redéfinir les dispositifs existants qui relèvent de la politique municipale. En effet au cours de ce mandat nous avons contesté l’usage de financements via le CCAS de dispositifs qui ne relevaient pas de l’action sociale puisqu’ils étaient attribués sans critère sociaux et hors de tout contrôle du CCAS. C’était notamment le cas du dispositif « coup de pouce mobilité », géré par le service jeunesse mais financé par le CCAS alors qu’il n’existait aucune délibération du CCAS le validant, ni aucun règlement quant aux conditions d’éligibilité. Depuis cette année, ce dispositif a été (re)pris en charge par le budget de la ville.

 

De même certaines actions en direction des personnes âgées financées par le CCAS devraient être redéfinies. Nous souhaitons introduire une tarification sur critères sociaux et pouvoir opter, le cas échéant, pour la gratuité pour les retraités percevant le minimum vieillesse. La question se pose également concernant le dispositif « fête de fin d’année » présenté sur le site du CCAS comme un service offert par la ville « À Noël, la Ville d’Antony offre à ses seniors de plus de 65 ans un cadeau, au choix un colis de fête ou bien une sortie… ». La « sortie » relève plus de la communication voire de la promotion de la municipalité et ne devrait pas dans les conditions actuelles relevée des finances du CCAS mais être confiée au conseil des seniors, conseil qui devrait se voir confier un budget propre.

 

Question : Favoriser toute concertation du CCAS, avec les partenaires institutionnels et

associatifs pour répondre aux besoins d’aide, notamment financière,

alimentaire et liée au logement, des personnes en précarité sur la commune

 

Notre Réponse :

Sur ce volet particulier qui touche – comme nous l’avons écrit précédemment le quotidien des personnes vulnérables- il nous paraît indispensable de renforcer les partenariats tant avec les institutionnels que les associatifs. En ce qui concerne le logement, il apparaît qu’au niveau de la ville si les personnels du CCAS se mobilisent pour éviter de voir des antoniens se retrouver en grande précarité, « Antony habitat » multiplie à l’approche de la fin de la trêve hivernale les procédures pour impayés de loyers, sans en alerter les services du CCAS, ni respecter toutes les procédures, trop occupé à l’idée de faire partir les « mauvais payeurs ».

 

Antony à Gauche s’engage à l’arrêt de toute expulsion sans relogement, à la remise en cause de la démolition de la tour Scherrer, et à s’assurer qu’Antony Habitat saisisse la commission départementale des aides publiques au logement pour assurer le maintien de leur versement en collaboration avec les services du CCAS.

 

En ce qui concerne les aides alimentaires, notre liste souhaite développer les moyens alloués à l’épicerie sociale et mettre en place le dispositif de « paniers solidaires ». Par ailleurs nous défendons au delà des nécessaires aides financières ponctuelles, la création d’une régie publique des énergies et le retour en régie publique de l’eau afin de mettre en place des tarifs différenciés selon les usages de l’eau et assurer la gratuité des premiers mètres cubes d’eau destinés à l’usage domestique.

 

Question : Domicilier « les personnes ayant un lien avec la commune c’est à dire les

personnes qui sont installées ou qui ont l’intention de s’installer sur le

territoire » conformément au droit au logement opposable de 2007…

 

Notre Réponse :

 

La domiciliation administrative des personnes est un droit inconditionnel. Ce droit est malheureusement loin d’être respecté car si la loi DALO permet la domiciliation administrative, la procédure qui vise notamment à vérifier que « la personne remplit bien les conditions exigées » laisse tout pouvoir de refuser. Antony à gauche s’engage à communiquer aux associations agrées toutes les demandes de domiciliation qui seront déposées au CCAS et à faire en sorte qu’un-e représentant-e des associations soit présent-e lors de l’entretien. Il y a un véritable enjeu à développer la domiciliation car celle-ci est indispensable pour l’ouverture de multiples droits.

 

Question : Rechercher et prendre en compte dans les actions et les projets du CCAS l’avis

des personnes bénéficiaires

 

Notre réponse :

Nous voulons réhabiliter le service public garant de l’intérêt général. Dans ce cadre nous sommes favorable à la création de comité d’usagers dans lesquel siègerait usagers, associations, représentants de personnels… afin de développer la transparence de l’information : connaissance des dispositifs et des droits de chacun. Mais ce comité doit aussi être pensé comme un espace de libre parole afin de permettre à chacun d’exprimer ses attentes et ses besoins.

 

Question : Faciliter l’accès des usagers dans les services accueillis de manière attentive

et courtoise, répondre de manière compréhensive et dans un délai annoncé,

traiter systématiquement la réclamation …

 

Notre Réponse :

Nous considérons que les personnels des services du CCAS font aujourd’hui preuve de professionnalisme et d’humanisme dans l’accueil des usagers. Evidemment l’amélioration de cet accueil est un enjeu qui, pour Antony à gauche, ne relève pas des discours creux axés autour des dispositifs « démarches qualités »…

 

Si nous voulons améliorer l’accueil, il nous faut également penser à améliorer les conditions de travail des personnels, lutter contre la souffrance au travail notamment et donc identifier les risques professionnels de ceux qui ont en charge l’accueil de personnes vulnérables…

Réponse à Campagne Logement 92

Aujourd’hui, beaucoup reste à faire pour que chacun dispose de conditions d’habitat dignes de ce nom. Il ne se construit pas assez de logements, en particulier dans le secteur social, alors que la demande s’accroît, tout particulièrement en Région parisienne.

À Antony, la majorité sortante a fait le choix d’alimenter la spéculation immobilière
entrainant une augmentation des loyers et des prix des logements à l’achat. Résultat
nombre d’Antoniennes et d’Antoniens ne pourraient plus, s’ils devaient déménager se loger dans notre ville ; une situation due pour l’essentiel à la politique menée en matière
d’urbanisme et de logement qui privilégie les opérations de promotions immobilières
luxueuses au détriment du logement intermédiaire et du logement social. Force est donc de reconnaitre que le logement représente un enjeu majeur dans le cadre des élections
municipales.

Si la loi ALUR présente un certain nombre d’avancées en matière de logement, celles-ci
sont notoirement insuffisantes, notamment en ce qui concerne l’encadrement des loyers et la Garantie Universelle des Loyers. Ainsi l’encadrement des loyers, à un moment où ceux-ci sont anormalement élevés, grave-t-il dans le marbre un marché immobilier à un niveau trop élevé, ne permettant pas à tous d’accéder à un logement dans des conditions acceptables.

Seul la baisse des loyers permettrait de remédier à cette situation. En ce qui concerne la
Garantie Universelle des Loyers telle que prévue, il est regrettable que celle-ci ne soit pas
rendue obligatoire et que les bailleurs puissent toujours recourir aux cautions.

Enfin si les maires ont par l’octroi des permis de construire une responsabilité importante
dans les politiques du logement, le gouvernement a aussi sa part de responsabilité lui qui
n’a pas renoncé à la privatisation d’une grande partie du Livret A réduisant ainsi les
financements en faveur du logement social, ni aux dispositifs de défiscalisations qui
contribuent à alimenter la bulle spéculative. Nous continuerons à interpeler les
parlementaires et à combattre ces mesures qui vont contre l’intérêt général.

Face à la crise, plutôt que des logiques autoritaires qui visent à restreindre toujours plus
l’intervention publique, nous proposons pour le logement un ensemble de mesures qui
s’inscrivent dans une démarche globale pour la mise en œuvre d’un bouclier social et
écologique municipal. Notre objectif est ainsi de rendre effectif sur Antony le droit au
logement pour tous pour que le logement devenu un luxe, redevienne un droit !
Question : Comment comptez-vous accroitre l’offre de logements accessibles aux familles à bas revenu ? L’article 55 de la loi SRU modifiée porte à 25% du parc habitable la part des logements sociaux à atteindre d’ici 2025. Comment comptez-vous satisfaire à cette obligation, qui reviendrait à créer au moins 750 nouveaux logements sociaux sur la durée de votre mandature ? Et, sur cet ensemble, comment entendez-vous arriver à un pourcentage significatif de logements très sociaux (PLAI) ?

Notre Réponse :
Force est de constater que nous manquons cruellement de logements sociaux pour pouvoir répondre à l’ensemble des demandes et permettre ainsi à chacune et chacun de pouvoir se loger sur notre ville. Cette situation est due à la façon dont l’équipe municipale sortante conçoit le logement social. Pour elle qui se félicite d’atteindre « 20,5% de logements sociaux » alors qu’elle n’a fait que respecter – enfin – la loi, logement social rime avec « pauvres ». Elle qui écrit dans un courrier diffusé aux paroissiens de Saint Saturnin que ce taux représente « presque trois fois le nombre de familles que l’INSEE considère comme pauvres (revenus inférieurs à 60% de revenu médian) ». Atteindre l’objectif de 25% de logements sociaux sur la ville en conformité avec l’objectif fixé par l’article 55 de la loi SRU modifiée constitue ainsi un minimum. Ainsi, nous fixons-nous l’objectif d’atteindre 30% de logements sociaux d’ici 2025.
Pour ce faire nous :

  • Mobiliserons l’ensemble des moyens d’Antony Habitat avec l’objectif d’une politique de construction de logements sociaux offensive. Nous donnerons les moyens financiers et humains à Antony Habitat de mener une telle politique.
  • Interviendrons auprès des autres bailleurs sociaux sur la ville pour les inciterconstruire des logements sociaux.
  • Utiliserons le droit de préemption si besoin pour acquérir du foncier.
  • Subventionnerons les programmes de construction de logements sociaux.

Mais une politique en faveur du logement doit aussi s’attaquer à l’idée selon laquelle « on manquerait de foncier ». En 2010 une étude avait mis en lumière la situation ubuesque du marché de l’immobilier en Île-de-France : d’un côté, quelque 300 000 logements manquants pour que le marché soit équilibré. De l’autre, 7 millions de mètres carrés de bureaux vides, immédiatement disponibles. A l’échelle de notre bassin de vie nous considérons qu’il faut mettre voir remettre à plat certain projet de constructions de bureaux et étudier les moyens de transformer les mètres carrés de bureaux vides en logements.

Enfin s’attacher à résoudre la crise du logement ne peut se concentrer sur la seule question du logement social. Car la notion de bas revenus est à étudier au regard de l’augmentation des prix des loyers dans le parc privé. Nous sommes favorables à un encadrement des loyers par la loi pour lutter contre les prix de l’immobilier. Il faut rappeler qu’avecspéculation immobilière des années 2000, le prix des logements a flambé de 107%, alors que les revenus des ménages eux n’augmentaient que de +23,3%… Tout cela participe d’une aggravation de la crise du logement. La municipalité sortante a par ses choix politiques participé de cette hausse.

Question : Entendez-vous dès à présent intégrer de manière systématique une part de
logements sociaux dans tout programme de construction neuve de quelque
importance ? Si oui, à hauteur de quel pourcentage ? Et à l’intérieur même de ce
pourcentage, quelle place entendez-vous réserver à cette dernière catégorie (PLAI) ?

Notre réponse :

Oui, nous intégrerons systématiquement une part de logements sociaux dans tout programme de construction neuve de quelque importance, et ce à hauteur de 30%. Pour ce faire, nous modifierons le Plan Local d’Urbanisme pour y intégrer cette obligation. Parallèlement, nous mettrons en place une charte entre les promoteurs et la ville, charte qui rappellera l’obligation d’intégrer 30% de logements sociaux dans tout programme de construction neuve et prévoira l’obligation que 30% de ces logements sociaux soient des PLAI.

La signature d’une telle charte peut également permettre d’endiguer la hausse du prix de l’immobilier en encadrant les prix de sortie d’opération autour de 4500 € du mètre carré afin de proposer un parcours résidentiel aux Antoniens.

Question : Concernant le logement étudiant, vous engagez-vous à maintenir des loyers réellement abordables sur la capacité d’accueil conservée sur le site actuel du quartier Jean Zay et à promouvoir dans les mêmes conditions toute politique de développement de logement étudiant sur la commune.

Notre réponse :

Alors que chacun s’accorde à reconnaitre que l’on manque cruellement de logements sociaux étudiants en France, et plus particulièrement en Ile-de-France, en ce qui concerne la Résidence Universitaire Jean Zay, notre priorité est le maintien de sa capacité d’accueil, à au moins 2000 logements, par :

  • La réhabilitation des bâtiments existants.
  • La priorité sur les terrains libérés par les scandaleuses destructions de bâtiments àconstruction de nouveaux logements étudiants pour compenser ces destructions en exigeant des prix de sortie d’opération permettant le maintien de loyers modérés.

Nous ferons tout pour que soit dénoncé le protocole désastreux signé par la Ministre de l’Enseignement Supérieur avec tous les casseurs de la RUA : la Ville, la CAHB etdépartement du 92. Loin d’être dépassée, la spécificité de la Résidence Jean Zay et sa vocation sont plus que jamais d’actualité au service des droits humains : elle a été construite pour loger les étudiants de France et du monde issus des milieux populaires.

Permettre à la fois le logement d’étudiants en chambres individuelles et de jeunes couples aux faibles revenus dont l’un est étudiant comme c’était le cas dans le bâtiment H détruit l’été dernier. Dans un contexte où le pourcentage d’étudiants issus de milieux populaires, déjà faible à l’université régresse encore, nous ferons tout pour que cette vocation, qui porte les projets de Jean Zay avant son assassinat (ce qui explique pourquoi le nom de Jean Zay lui a été donnée) ne soit pas foulée aux pieds.

Les équipements notamment sportifs et culturels parce qu’utiles aux étudiants mais également à l’ensemble des Antoniens devront être reconstruits et diversifiés. La RUA peut être un lieu d’échanges unique sur le plan culturel et intergénérationnel dans le Sud Parisien et c’est ce que nous soutenons. Le fait que la ville ait demandé et soutenu la fermeture de l’école a aussi contribué à accroitre les effectifs des écoles du secteur remettant en cause la qualité du service public d’éducation. La fermeture des crèches, il y a plus longtemps, a elle aussi procédé de ce choix de société que nous contestons et combattons.
En ce qui concerne le niveau des loyers des logements étudiants de la Résidence Universitaire Jean Zay, cela ne relève pas directement de la municipalité mais du CROUS. Mais, nous engageons-nous à tout mettre en œuvre auprès du CROUS et des différents partenaires institutionnels impliqués dans le devenir de la Résidence Universitaire Jean Zay pour que les loyers appliqués soient des loyers réellement abordables ;

En conclusion, la priorité doit donc être donnée au maintien de la capacité d’accueil et à la réhabilitation de l’existant qui est techniquement possible et socialement nécessaire. Comme l’avait confirmé un questionnaire organisé par les défenseurs de la RUA et largement rempli, le montant du loyer est le critère le plus important pour les étudiants qui veulent pouvoir consacrer du temps à leurs études et non à multiplier les emplois précaires pour régler leurs factures. La réhabilitation de qualité n’est pas nécessairement dispendieuse contrairement à ce que prévoit la CAHB avec son projet de réhabilitation du bâtiment A. Il peut être revu. Pour les étudiants en difficulté pour se loger l’amélioration du confort ne passe pas nécessairement par un doublement des surfaces. Ceux qui défendent ce point de vue ont souvent des projets en tête qui n’intègrent pas les étudiants issus des milieux les plus défavorisés. Oui, d’autres constructions ailleurs dans la ville, sont possibles mais s’adressent le plus souvent à des étudiants issus de milieux favorisés. Nous l’envisageons mais lorsque 10 Hectares sont disponibles gratuitement puisque les remboursements d’emprunts ont été payés pendant des dizaines d’années par les étudiants, l’Etat et le CROUS, créons les conditions pour qu’ils servent d’abord aux étudiants.
Question : Entendez-vous poursuivre et intensifier la mobilisation de logements dans le parc
privé afin d’accroître l’offre de logements sociaux ? Si oui, à quel rythme annuel ?

Notre réponse :
Tout dépend de ce que l’on entend par l’idée de poursuivre et d’intensifier la mobilisation de logements dans le parc privé afin d’accroitre l’offre de logements sociaux. S’il s’agit d’inciter les propriétaires privés à conventionner leur logement pour une période donnée, à l’exemple ce que prévoit l’Agence pour l’Amélioration de l’Habitat, de telle manière à ce que le logement loué entre dans le cadre du logement social, non seulement nous y sommes favorables mais mettrons tout en œuvre pour développer de telles pratiques en :

  • Subventionnant pour partie les travaux de rénovation éventuellement nécessaires du logement en contre partie de l’engagement du propriétaire de « conventionner » son logement avec l’Agence pour l’Amélioration de l’Habitat.
  • Faisant connaitre le plus largement possible un tel dispositif.

Nous sommes également favorable (comme expliqué précédemment) pour mettre en œuvre une politique en faveur de la transformation en logement de bureaux vides. Piste intéressante, qui peut régler en partie mais pas tout le problème car tous les bureaux vides ne peuvent pas tous être transformés en logement. Cette proposition doit partir d’une analyse du « potentiel » pour que de telles conversions, grâce à des règles d’urbanisme adaptées, soient développées.

Question : Comment entendez-vous faciliter et activer la mobilité dans le parc social existant ?

Notre réponse :
La mobilité dans le parc social existant représente aujourd’hui un enjeu majeur, loin d’être
pris en compte par Antony Habitat notamment. Pour faciliter et activer la mobilité dans le parc social existant, nous nous engageons à :

  • Mettre en place une charte entre les différents bailleurs sociaux présents sur la commune, voire à l’échelle de la Communauté d’agglomération, pour faciliter l’échange de logements entre bailleurs.
  • Mettre en place une bourse d’échanges commune à l’ensemble des bailleurs
    sociaux présents sur la commune.
  • En ce qui concerne Antony Habitat à :
    • Mettre en place une bourse d’échanges .interne à Antony H abitat.
    • Que pour un locataire souhaitant échanger son logement pour un logement d’une superficie inférieure, le nouveau loyer soit inférieur à son ancien loyer.
    • Que pour un locataire souhaitant échanger son logement pour un logement d’une superficie supérieure, le loyer de son nouveau logement soit le loyer déjà pratiqué et ne soit pas réévalué.

Question : Comment entendez-vous soutenir les initiatives oeuvrant dans ce sens ? Quel soutien pensez-vous apporter à des initiatives de type Solibail ? À des formules de logement intergénérationnel ?

Notre Réponse :
L’accès au logement pour les personnes en grande difficulté représente aujourd’hui un véritable parcours du combattant nécessitant un accompagnement personnalisé. Dans ce cadre, des initiatives de type Solibail qui consiste pour un propriétaire privé à louer son logement à une association conventionnée par l’Etat ; l’association assurant alors le paiement des loyers et des charges, l’entretien et la remise en état du logement et un accompagnement personnalisé des occupants du logement pendant toute la durée de leur contrat avec l’association ne peuvent qu’être qu’encouragées et soutenues. Nous nous engageons ainsi à :

  • Faire connaitre le plus largement les dispositifs de type Solibail (journal « Vivre à
    Antony, site internet de la ville, etc…).
  •  Mettre en relation les propriétaires intéressés par un dispositif de type Solibail et les
    associations conventionnées par l’Etat présentes sur la ville et à accompagner, si
    besoin, propriétaires privés et associations dans la signature du contrat de bail.
  •  Développer la Charte du Logement Solidaire mise en place avec des critères de
    transparence ;

Question : Comment entendez-vous faire droit, sur Antony, à l’hébergement des personnes les plus vulnérables (en maison relais ou résidence sociale) ?

Notre Réponse :
Pour faire droit à l’hébergement des personnes les plus vulnérables, nous créerons une maisons relais et /ou une résidence sociale. De telles structures seraient gérées par le CCAS en partenariat avec Antony Habitat. Contrairement à la majorité sortante nous nous engageons à respecter la loi DALO pour le relogement des ménages reconnus prioritaires par les commissions de médiation.

Comment comptez-vous abréger l’attente de logement des familles jusqu’ici
hébergées et accompagnées par les associations ?

Notre Réponse :

Les articles L. 441-1 b) et c) du code de la Construction et de l’Habitation stipulent que sont
prioritaires dans l’attribution d’un logement social :

  • « Les personnes mal logées, défavorisées, ou rencontrant des difficultés particulières
    de logement pour des raisons d’ordre financier ou tenant à leurs conditions
    d’existence ».
  • « Les personnes hébergées ou logées temporairement dans un établissement ou un
    logement de transition ».

Pour abréger l’attente de logement des familles jusqu’ici hébergées et accompagnées par les associations, nous appliquerons strictement la loi, notamment au niveau de la Commission d’Attribution des Logements d’Antony Habitat.

En ce qui concerne les autres bailleurs sociaux présents sur la commune, nous veillerons à ce qu’ils appliquent la loi ; le Maire ou un de ses représentants étant membre de droit de leur Commission d’Attribution des Logements.

Comment pensez-vous pouvoir prévenir au maximum les expulsions et mettre en
place en temps utile les filets de sécurité qu’elles appellent ?

Notre Réponse :
Nous considérons que le logement est un droit. A partir de ce constat, il convient de tout mettre en œuvre pour prévenir et éviter les expulsions des locataires de bonne foi.

 

Ainsi, sur la base de ce principe, nous :

  • Prendrons systématiquement chaque année un arrêté anti-expulsion visant les
    locataires de bonne foi.
    De manière plus concrète, nous mettrons en place avec les différents bailleurs sociaux
    présents sur la ville :
  • Une charte de la prévention des expulsions.

Au sein du service logement, une équipe sera spécialement affectée à l’accompagnement des ménages menacés d’expulsion. Parallèlement, nous mettrons en place des aides au logement complémentaires à celles de la CAF. Il s’agit également pour sécuriser la stabilité du coût du logement et donc le maintien des locataires occupants (mais aussi des propriétaires) de mettre en œuvre une politique en faveur de la lutte contre la précarité énergétique. Réduire la consommation énergétique est un enjeu qui lie social et transition écologique. Nous déploierons un plan de rénovation (isolation thermique et phonique) sans augmentation du coût total du logement.

En ce qui concerne Antony Habitat, nous :

  • Renforcerons le nombre de conseillers ou de conseillères sociales et ce afin
    d’assurer un accompagnement optimum des locataires en difficulté. Toujours en ce
    qui concerne Antony Habitat, et pour les locataires de bonne foi,
  •  Nous nous engageons à trouver systématiquement une solution permettant d’éviter
    toute expulsion (mise en place d’un plan d’apurement de la dette, échange de
    logements, etc…).
  •  Nous nous engageons à accepter systématiquement toute demande de Fond de
    Solidarité Logement.

Quelles marques entendez-vous donner aux Antoniens de votre engagement en la
matière ? La loi ALUR impose une réforme pour rendre plus transparente l’attribution des
logements sociaux. Quelles dispositions entendez-vous prendre en ce sens ?

Notre Réponse :
Aujourd’hui, la pratique l’attribution des logements sociaux relève à la fois du service logement de la ville et des différentes Commissions d’Attribution de Logements des différents bailleurs sociaux présents sur la ville. En effet, le service logement de la ville répertorie les demandes de logements sociaux, instruit leur recevabilité et transmet les dossiers aux Commissions d’Attribution de Logements des différents bailleurs sociaux présents sur la ville.
En ce qui concerne le service logement, nous nous engageons :

  • A ce que les dossiers de demande de logements sociaux soient instruits dans le plus strict respect des dispositions du code de la Construction et de l’Habitation telles qu’elles résultent des articles L. 441, L. 441-1, L. 441-2, R. 441-1 à R. 441-11 et définissant les conditions d’attribution des logements sociaux.
  • A ce que soit systématiquement transmis 5 dossiers au Commissions d’Attributions de Logements des différents bailleurs sociaux présents sur la ville, et non 3 comme actuellement, pour toute attribution de logements sociaux.
  • A ce que soit publié chaque année un compte rendu de l’activité du service logement en ce qui concerne l’instruction des demandes de logements sociaux.

En ce qui concerne la Commission d’Attribution de Logements d’Antony Habitat, nous nous
engageons à :

  • Ce que les attributions de logements se fassent dans le strict respect des des
    dispositions du code de la Construction et de l’Habitation telles qu’elles résultent des
    articles L. 441, L. 441-1, L. 441-2, R. 441-1 à R. 441-11 et définissant les conditions
    d’attribution des logements sociaux.
  • L’ouvrir à un représentant de chaque association de locataires représentative présente sur le patrimoine d’Antony Habitat, ainsi qu’à un représentant de l’opposition.
  • Faciliter l’accès aux logements sociaux pour les jeunes, en intégrant cette dimension
    dans les critères d’attribution.
  • Rendre public son règlement intérieur.

Comment entendez-vous développer l’information de nos concitoyens sur la
situation du mal-logement à Antony ? Quelle place comptez-vous accorder à cet objet
dans le bulletin municipal et sur le site de la Ville ?

Notre Réponse :
La question de l’information est directement liée à celle de la transparence des commissions d’attributions des logements sociaux. Sur ce point nous avons fait plusieurs propositions dont celle d’ouvrir les commissions d’attributions à toutes les associations présentes au Conseil d’administration d’Antony Habitat. Nous proposons également :

  • La mise en ligne de toutes les offres vacantes dans le parc social d’Antony Habitat. Cela permettrait aux demandeurs comme aux associations d’avoir une vision précise de la situation sur la ville.
  • L’ouverture du journal municipal aux associations, non pour faire la promotion de la ville, mais pour qu’elles donnent leur avis et jouent leur rôle de contre pouvoir. C’est un des engagements que nous prenons en préconisant la création d’un observatoire des engagements qui aurait la possibilité de publier ses analyses sur le site internet de la ville.

Il nous paraît également nécessaire que tous les demandeurs de logement social puissent suivre leur dossier depuis l’enregistrement de la demande jusqu’à la tenue de la Commission d’attribution
 des logements. Pour nous cette politique doit s’accompagner d’un redéploiement du service public. Ainsi un poste sera crée au service logement afin d’assurer des permanences dans les mairies de quartiers. Enfin, des expérimentations sont menées avec Antony Habitat pour mieux objectiver le traitement de la demande et pour renforcer la place des demandeurs dans le processus, dans le cadre de bourses de mutation de logement sur Internet.

Etes-vous déterminé à produire et logement social sur la commune ? À publier chaque année un état de l’évolution du logement social sur la commune ?

Notre réponse :

Bien sûr, nous publierons chaque année un état de l’évolution du logement social sur la commune. Il en va de la transparence vis-à-vis des Antoniennes et des Antoniens. Autant de propositions que les élus Front de Gauche ont défendues avec constance tout au long de la mandature qui vient de s’achever et qu’ils continueront à promouvoir au cours de la prochaine. A ce titre, vous retrouverez ces mesures en page 8 et 9 de notre projet pour
Antony .

Nous tenons sur ce point à rappeler que ces propositions s’inscrivent dans une démarche qui vise à remettre à plat des grands projets urbains de la municipalité sortante. Antony pôle, mais surtout l’aménagement du quartier Jean Zay qui doit conserver sa vocation au service des étudiants.