Conseil municipal : Bien peu d’ambition en matière de développement durable

Isabelle Delpech

Isabelle Delpech

 

Le développement durable, une conception du bien commun qui se devrait d’être partagé par tout le monde et qui, face à la crise écologique et sociale que nous traversons, représente un enjeu majeur.

Or, force est de constater le peu d’ambition en la matière de la majorité municipale.

1-Lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère :

Rien n’est fait pour favoriser les circulations douces sur la ville : piste cyclables non continues par exemple. Or, réduire la pollution, c’est d’abord réduire l’usage de l’automobile. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas rendre l’usage du Paladin gratuit comme nous le proposons ? Pourquoi ne pas développer le co-voiturage ?

2-Préservation de la biodiversité, gestion des milieux naturels et des ressources :

Première mesure annoncée en la matière : l’enfouissement des poteaux. En quoi une telle mesure peut-elle bien contribuer à la préservation de la biodiversité ?

3-Epanouissement des habitants et services indispensables à leur qualité de vie :

En matière d’éducation :

Sur les rythmes scolaires, la concertation a été très insatisfaisante dans la méthode et contestée aussi bien par les parents d’élèves que par les enseignants.

En matière culturelle et sportive :

Nous réaffirmons notre opposition à la reconstruction du théâtre Firmin Gémier rue Maurice Labrousse et demandons qu’il soit reconstruit sur son actuel emplacement.

Quant à la fosse de plongée prévue, au regard de son coût disproportionné (5 millions d’euros) et de son utilisation par les Antoniens, si la nécessité d’une telle fosse est finalement avérée dans les Hauts-de-Seine, pourquoi le Conseil général n’en assure-t-il pas la réalisation ?

4-Sauvegarde du lien social :

En la matière, le CCAS joue une rôle essentiel. Pourtant, ce dernier fonctionne de façon opaque et peu transparent. Quel budget accordé à telle action ? Quel geste social pour ceux qui en auraient le  plus besoin ? Ainsi demandons  nous encore une fois que nous soit communiquée l’analyse annuelle des besoins sociaux de la population sur le territoire de la ville d’Antony.

Conseil municipal : un budget loin des intérêts de la population

Que traduit le budget voté par la majorité municipale UMP-UDI lors du conseil municipal du 10 avril dernier ? Une vision de la ville au profit des plus privilégiés et au détriment des classes moyennes et populaires.

 

Ainsi rien ou presque en matière d’accès au logement pour tous, aucun moyen pour la mise en œuvre d’une politique publique de transition écologique, aucune réflexion pour un retour en régie (eau, déchets, parkings) ou la mise en place de transports publics accessibles à tous. Par contre, la disparition progressive de la Résidence Universitaire Jean Zay se poursuivra tout comme la reconstruction rue Maurice Labrousse du théâtre Firmin Gémier chassé de son lieu d’origine.

Principale source d’économie annoncée : celle des « charges de personnels » par des mesures de réorganisation des services. Sous la dernière mandature, cela a abouti à la fermeture des Mairies annexes et, par voie de conséquence, à la réduction de la présence de services publics  sur la ville au détriment des Antoniens.  Ces économies sont faites au nom de « l’austérité budgétaire » par une majorité municipale de droite qui applaudit les baisses des dotations aux collectivités publiques ou le gel des salaires, mais qui vote au maire une augmentation de son indemnité.

Quant aux investissements, un quart (11,2 millions d’€) seront consacrés à la rénovation de la voirie. A comparer avec les sommes allouées au logement social (118.000 €), à la petite enfance (300.000 €), aux équipements culturels (800.000 €) ou sportifs (500.000 €). Plutôt que d’investir dans la construction de nouvelles crèches, de maisons de quartier, de logements sociaux, la majorité municipale enfouit les réseaux, double le nombre de caméras de surveillance comme si on pouvait ignorer l’humain !

 C’est pourquoi les élus du groupe « Antony à Gauche » ont voté contre ce budget.

Conseil communautaire : déclaration du groupe “Les Hauts de Bièvre à Gauche”

Monsieur le Président, Chers collègues,

François Meunier

François Meunier

Je prends acte du résultat des élections municipales sur la communauté d’agglomération qui voit la droite administrer désormais l’ensemble des 7 villes de la communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre. Une situation certes que je regrette mais qui s’explique en grande partie par un taux d’abstention record, à l’exception notable du Plessis-Robinson et le désaveu massif dans l’opinion de la politique menée par le gouvernement. Je souhaite vivement que celui-ci comprenne le message qui lui a été adressé et en tire les conclusions qui s’imposent pour changer de cap à gauche ce que n’augure pas la nomination de Manuel Valls comme Premier Ministre.

Avec plus de 5% des suffrages sur Bourg-la-Reine, 7,5% à Verrière-le-Buisson, près de 9% sur Châtenay-Malabry et 9% sur Antony, le Front de Gauche est bien présent sur le territoire de la communauté d’agglomération ; le tout dans un contexte aussi bien national que local de sévère avertissement donné par nos concitoyens aux politiques d’austérité mises en œuvre pour satisfaire les marchés financiers. Politiques qui nourrissent un climat malsain et destructeur.

Nous sommes déterminés à ne pas abandonner les habitants de la communauté d’agglomération suite à ces élections et à porter, au sein de ce conseil au nom de celles et ceux qui ont voté pour nous l’ensemble des propositions que traduisait notamment  nos projets de ville.

Ainsi continuerons-nous à lutter concrètement pour que les politiques publiques locales mettent l’humain au cœur des choix à venir, pour une juste distribution des richesses, l’accès au logement, les moyens de la mise en œuvre de la « déprivatisation » des services par le retour en régie publique de l’eau et de la collecte et du traitement des déchets par exemple. Il est urgent dans nos villes de favoriser les pratiques de sobriété, de réemploi et de recyclage à l’inverse des multinationales qui n’envisagent leur activité que pour toujours plus de profits, toujours plus d’inégalités, et toujours moins d’écologie.

Par ailleurs nous ne résignons pas à voir la moitié de la Résidence Universitaire Jean Zay détruite pour permettre une nième opération immobilière sur un terrain fourni quasi gratuitement par le CROUS.

 Nous avons mené campagne pour un bouclier social et écologique et pour redonner du pouvoir d’achat à nos concitoyens.

–       Pour une communauté d’agglomération solidaire et qui protège, en affirmant un objectif de 30% de logements sociaux par exemple, mais également pour que nos collectivités cessent d’alimenter la spéculation foncière qui renforcent les difficultés des salariés à se loger près de leur travail à cause des prix exorbitants des logements.

–       Pour des transports publics accessibles à tous. Par exemple nous demandons la gratuité du Paladin

–       Pour que la proximité ne soit pas un simple slogan mais une réalité,

–       Pour la réduction des inégalités sociales à l’école et pour une participation citoyenne la plus large possible dans les affaires publiques,

–       Pour un grand programme de réhabilitation énergétique des bâtiments, pour une régie publique des énergies nouvelles et l’instauration d’une tarification progressive de l’énergie. Autant de manières de rendre du pouvoir d’achat et de mieux vivre

 

 Nous avons proposé des services publics protecteurs implantés au cœur de chaque quartier de nos villes, des mesures écologiques pour consommer et vivre mieux et des logements accessibles po

ur toutes et tous dans un urbanisme maitrisé.

 Il s’agit aussi pour nous de défendre des territoires à échelle humaine permettant de rapprocher les lieux de décisions des citoyens. Avec Paris Métropole, tel qu’imposé par le gouvernement, nous en sommes loin.

C’est ce projet, ce cap et cette méthode que je continuerai à défendre tout au long de cette mandature au sein de ce conseil.

Conseil municipal : déclaration du groupe Antony à Gauche

Cher(e)s collègues,

Nous prenons acte du résultat des élections municipales sur notre ville qui voit la majorité municipale sortante reconduite dimanche dernier dès le 1er tour. Une situation certes que nous regrettons mais qui s’explique en grande partie par un taux d’abstention record et le désaveu massif dans l’opinion de la politique menée par le gouvernement. Nous souhaitons vivement que celui-ci comprenne le message qui lui a été adressé et en tire les conclusions qui s’imposent  pour changer de cap.

Avec 9% des suffrages exprimés soit plus de 2 000 antoniens, le Front de Gauche, au travers de la liste « Antony à Gauche » améliore de manière significative son score sur la ville ; le tout dans un contexte aussi bien national que local de sévère avertissement donné par nos concitoyens aux politiques d’austérité mises en œuvre pour satisfaire les marchés financiers. Politiques qui nourrissent un climat malsain et destructeur.

Nous sommes déterminés à ne pas abandonner les Antoniens suite à cette élection et à porter, au sein de ce conseil au nom de celles et ceux qui ont voté pour nous l’ensemble des propositions que traduisait notre « Projet pour Antony ».

Ainsi continuerons-nous à lutter concrètement pour une juste distribution des richesses, l’accès au logement, les moyens de la mise en œuvre d’une véritable transition écologique, le retour en régie publique d’un certain nombre de services : eau, déchets, parkings…, des transports publics accessibles à tous.

Nous avons mené campagne pour un bouclier social et écologique et pour redonner du pouvoir d’achat à nos concitoyens.

–       Pour une ville solidaire et qui protège,

–       Pour que la proximité ne soit pas un simple slogan mais une réalité,

–       Pour la réduction des inégalités sociales à l’école et pour une participation citoyenne la plus large possible dans les affaires publiques,

Nous avons proposé des services publics protecteurs implantés au cœur de chaque quartier, des mesures écologiques pour consommer et vivre mieux et des logements accessibles pour toutes et tous dans un urbanisme maitrisé.

Il s’agit aussi d’offrir aux enseignants comme aux élèves de la ville les conditions matérielles d’une éducation de qualité.

C’est ce projet, ce cap et cette méthode que nous défendrons tout au long de cette mandature.