DES INFOS SUR LE CONSEIL MUNICIPAL DU 26 JUIN 2014

Vos élus vous rendent compte

Réforme des rythmes scolaires, les Antoniens paieront !

Conséquence de la réforme des rythmes scolaires mise en place à la rentrée par la municipalité, les tarifs de certaines activités soumises au taux d’effort sont modifiés.

Ainsi :

–       Pour les études sportives, ces tarifs sont relevés de 13%, la justification de la municipalité étant la durée, qui est rallongée d’une ½ h pour ces études.

–       Pour les centres de loisirs municipaux, dont l’amplitude horaire est réduite d’une demi-journée compte tenu du mercredi matin pris désormais dans le temps scolaire, le taux d’effort n’est baissé que de 33%. Compte tenu de l’aide accordée par l’Etat, 50€/enfant, et de l’absence de nouvelles activités créées, nous estimons que cette baisse doit être de 50 %.

Ce n’est pas aux Antoniens de payer la réforme des rythmes scolaires.

Fosse de plongée, un coût exorbitant pour la ville

Nous connaissons maintenant un peu plus précisément le coût prévisionnel de la fosse de plongée que la ville s’apprête à construire sur le futur centre aquatique des Iris : 5 734 165,24 euros HT. Un coût exorbitant pour un équipement dont rien ne permet de juger du besoin réel pour les Antoniens.

Si le besoin d’un tel équipement existe vraiment pour le sud des Hauts-de-Seine, ce n’est pas à la ville de prendre à sa charge sa réalisation mais au conseil général des Hauts-de-Seine ou à la communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre qui a la gestion des  piscines sur son territoire.

Conseil municipal caisse d’enregistrement ?

Le règlement intérieur du conseil municipal est censé organiser le débat démocratique en son sein. Encore faut-il que la démocratie  soit respectée. Avec le règlement  adopté lors de ce conseil municipal, nous en sommes loin !

Ainsi :

–       L’espace réservé à l’expression de l’opposition dans « Vivre à Antony » a été  réduit à une portion congrue par la majorité municipale. Les trois groupes d’opposition ne disposeront désormais chacun plus que d’1/6 de page tandis que la majorité municipale se réserve une demi-page.  Et ce sans compter tout le reste de « Vivre à Antony » :à qui Monsieur le Maire fera-t-il croire que le magazine de la ville « n’est pas politique et ne fait pas de propagande » ?

–       Un temps de parole a été instauré, limité à 3 minutes par groupe pour les sujets considérés comme mineurs par la majorité municipale ne laissant que très peu de temps pour pouvoir développer un raisonnement.

Le conseil municipal est une instance délibérante publique, pas une caisse d’enregistrement des choix du bureau municipal, ce règlement est contestable à l’égard de l’opposition mais aussi des membres de la majorité municipale qui souhaiteraient s’exprimer devant les Antoniens.  Rappelons que le juge administratif censure les dispositions des règlements intérieurs qui limitent  l’exercice du droit d’expression des élus. Affaire à suivre donc !

Quel devenir pour l’opération d’aménagement des terrains de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre ?

La majorité municipale a choisi de confier à la société PITCH PROMOTION l’opération d’aménagement des terrains de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre (261 logements privés et 82 logements sociaux), mais, au regard des difficultés rencontrées par la société PITCH PROMOTION dans la commercialisation de cette opération, on se pose la question de sa viabilité.

Au dernier conseil d’administration d’Antony Habitat, la société PITCH PROMOTION a souhaité reporter d’un an la signature définitive de l’acte de vente pour la réalisation des 46 premiers logements sociaux prévus ; un report « justifié » par les difficultés que connait aujourd’hui la promotion immobilière au niveau national et régional.

Logement social, Loi Duflot-ALUR, des minima à respecter

Si l’article 10 de la loi relève le taux minimal de logements sociaux de 20 % à 25 %, d’ici à  2025, il prévoit également la réalisation de logements sociaux en limitant de 20 à 30 % le nombre de logements de type Locatif Social ou PLS (destiné aux classes moyennes) et en favorisant la création de logement Prêt Locatif Aidé d’Intégration PLAI à 30 % minimum (destiné aux familles en difficulté). Tel n’est pas le choix de la municipalité, qui préfère les PLS , en réponse à une question de notre élu sur une opération de réhabilitation concernant 13 logements sociaux rue des Rabats.

 

 

 

Conseil municipal : Bien peu d’ambition en matière de développement durable

Isabelle Delpech

Isabelle Delpech

 

Le développement durable, une conception du bien commun qui se devrait d’être partagé par tout le monde et qui, face à la crise écologique et sociale que nous traversons, représente un enjeu majeur.

Or, force est de constater le peu d’ambition en la matière de la majorité municipale.

1-Lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère :

Rien n’est fait pour favoriser les circulations douces sur la ville : piste cyclables non continues par exemple. Or, réduire la pollution, c’est d’abord réduire l’usage de l’automobile. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas rendre l’usage du Paladin gratuit comme nous le proposons ? Pourquoi ne pas développer le co-voiturage ?

2-Préservation de la biodiversité, gestion des milieux naturels et des ressources :

Première mesure annoncée en la matière : l’enfouissement des poteaux. En quoi une telle mesure peut-elle bien contribuer à la préservation de la biodiversité ?

3-Epanouissement des habitants et services indispensables à leur qualité de vie :

En matière d’éducation :

Sur les rythmes scolaires, la concertation a été très insatisfaisante dans la méthode et contestée aussi bien par les parents d’élèves que par les enseignants.

En matière culturelle et sportive :

Nous réaffirmons notre opposition à la reconstruction du théâtre Firmin Gémier rue Maurice Labrousse et demandons qu’il soit reconstruit sur son actuel emplacement.

Quant à la fosse de plongée prévue, au regard de son coût disproportionné (5 millions d’euros) et de son utilisation par les Antoniens, si la nécessité d’une telle fosse est finalement avérée dans les Hauts-de-Seine, pourquoi le Conseil général n’en assure-t-il pas la réalisation ?

4-Sauvegarde du lien social :

En la matière, le CCAS joue une rôle essentiel. Pourtant, ce dernier fonctionne de façon opaque et peu transparent. Quel budget accordé à telle action ? Quel geste social pour ceux qui en auraient le  plus besoin ? Ainsi demandons  nous encore une fois que nous soit communiquée l’analyse annuelle des besoins sociaux de la population sur le territoire de la ville d’Antony.

Conseil municipal : un budget loin des intérêts de la population

Que traduit le budget voté par la majorité municipale UMP-UDI lors du conseil municipal du 10 avril dernier ? Une vision de la ville au profit des plus privilégiés et au détriment des classes moyennes et populaires.

 

Ainsi rien ou presque en matière d’accès au logement pour tous, aucun moyen pour la mise en œuvre d’une politique publique de transition écologique, aucune réflexion pour un retour en régie (eau, déchets, parkings) ou la mise en place de transports publics accessibles à tous. Par contre, la disparition progressive de la Résidence Universitaire Jean Zay se poursuivra tout comme la reconstruction rue Maurice Labrousse du théâtre Firmin Gémier chassé de son lieu d’origine.

Principale source d’économie annoncée : celle des « charges de personnels » par des mesures de réorganisation des services. Sous la dernière mandature, cela a abouti à la fermeture des Mairies annexes et, par voie de conséquence, à la réduction de la présence de services publics  sur la ville au détriment des Antoniens.  Ces économies sont faites au nom de « l’austérité budgétaire » par une majorité municipale de droite qui applaudit les baisses des dotations aux collectivités publiques ou le gel des salaires, mais qui vote au maire une augmentation de son indemnité.

Quant aux investissements, un quart (11,2 millions d’€) seront consacrés à la rénovation de la voirie. A comparer avec les sommes allouées au logement social (118.000 €), à la petite enfance (300.000 €), aux équipements culturels (800.000 €) ou sportifs (500.000 €). Plutôt que d’investir dans la construction de nouvelles crèches, de maisons de quartier, de logements sociaux, la majorité municipale enfouit les réseaux, double le nombre de caméras de surveillance comme si on pouvait ignorer l’humain !

 C’est pourquoi les élus du groupe « Antony à Gauche » ont voté contre ce budget.

Conseil municipal : déclaration du groupe Antony à Gauche

Cher(e)s collègues,

Nous prenons acte du résultat des élections municipales sur notre ville qui voit la majorité municipale sortante reconduite dimanche dernier dès le 1er tour. Une situation certes que nous regrettons mais qui s’explique en grande partie par un taux d’abstention record et le désaveu massif dans l’opinion de la politique menée par le gouvernement. Nous souhaitons vivement que celui-ci comprenne le message qui lui a été adressé et en tire les conclusions qui s’imposent  pour changer de cap.

Avec 9% des suffrages exprimés soit plus de 2 000 antoniens, le Front de Gauche, au travers de la liste « Antony à Gauche » améliore de manière significative son score sur la ville ; le tout dans un contexte aussi bien national que local de sévère avertissement donné par nos concitoyens aux politiques d’austérité mises en œuvre pour satisfaire les marchés financiers. Politiques qui nourrissent un climat malsain et destructeur.

Nous sommes déterminés à ne pas abandonner les Antoniens suite à cette élection et à porter, au sein de ce conseil au nom de celles et ceux qui ont voté pour nous l’ensemble des propositions que traduisait notre « Projet pour Antony ».

Ainsi continuerons-nous à lutter concrètement pour une juste distribution des richesses, l’accès au logement, les moyens de la mise en œuvre d’une véritable transition écologique, le retour en régie publique d’un certain nombre de services : eau, déchets, parkings…, des transports publics accessibles à tous.

Nous avons mené campagne pour un bouclier social et écologique et pour redonner du pouvoir d’achat à nos concitoyens.

–       Pour une ville solidaire et qui protège,

–       Pour que la proximité ne soit pas un simple slogan mais une réalité,

–       Pour la réduction des inégalités sociales à l’école et pour une participation citoyenne la plus large possible dans les affaires publiques,

Nous avons proposé des services publics protecteurs implantés au cœur de chaque quartier, des mesures écologiques pour consommer et vivre mieux et des logements accessibles pour toutes et tous dans un urbanisme maitrisé.

Il s’agit aussi d’offrir aux enseignants comme aux élèves de la ville les conditions matérielles d’une éducation de qualité.

C’est ce projet, ce cap et cette méthode que nous défendrons tout au long de cette mandature.