La voix de son maître

On se souvient de la façon dont M. Meunier, conseiller municipal antonien, s’était fait élire sous une certaine couleur politique en mars 2014, avant d’effectuer un parfait 180° fin 2015 et de rallier le principal parti d’extrême droite. Non sans s’être aliéné la plupart de ses anciens camarades auparavant, par ses agissements problématiques.

Internationalisme et nationalisme, deux opposés

Internationalisme et nationalisme, deux opposés

Ce retournement de veste s’était accompagné d’un étrange article dans Le Parisien, où l’homme expliquait que ses nouvelles positions n’étaient pas incompatibles avec celles grâce auxquelles il s’était fait élire. On avait pu lire que, selon lui, son nouveau parti d’extrême droite “était le seul à avoir une analyse marxiste de la société”. Le ridicule ne tue pas.

Mais il faut bien un jour redescendre sur terre. Aussi c’est un brutal rappel à la réalité qui s’impose à M. Meunier, puisque la présidente de son nouveau parti lance depuis plusieurs jours une action d’une violence sans précédent contre les migrants, en demandant à ses élus de déposer la motion “ma commune sans migrants”.

L’information reste à confirmer, mais il semblerait que M. Meunier ait bien suivi les consignes et ait déjà écrit au maire d’Antony, J.-Y. Sénant, pour déposer cette motion haineuse au prochain conseil municipal.

“Marxiste”, disiez-vous?

 

Changement d’intercommunalité – Compte-rendu du conseil municipal du 24 sept 2015

Avec un peu de retard, nous mettons en ligne ce compte-rendu que nous avions déjà distribué sous forme de tract en septembre. Il s’agit du compte-rendu du conseil municipal d’Antony datant du 24 septembre 2015.

Points abordés:

  • Les Antoniens changent d’intercommunalité le 1er janvier 2016
  • Cause commune contre la baisse des dotations de l’Etat aux communes.
  • Fin de la R.U.A entre acharnement de la Mairie et abandon de l’Etat
cr

Le tract que nous avions distribué

Le saviez-vous ? Avez-vous été concertés ?

Les Antoniens changent d’intercommunalité le 1er janvier 2016

 Premier point abordé au conseil ce soir-là, l’avis du conseil municipal concernant un projet de décret sur la création d’une nouvelle intercommunalité, appelée Etablissement public territorial (EPT), et qui comprendrait les communes d’Antony, Bagneux, Bourg-la-Reine, Chatenay-Malabry, Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson, Malakoff, Montrouge et Sceaux, et dont le siège serait provisoirement à Antony. La majorité municipale proposait un avis favorable et souhaitait rajouter la commune de Verrières-le-Buisson.

Cet EPT, appelé « Sud Hauts-de-Seine » fera partie des 12 EPT qui formeront la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016. Cette nouvelle organisation découle de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territotiale de la République), votée le 7 août 2015.

Le Front de Gauche au niveau national s’est battu pour qu’un référendum soit organisé, afin qu’une si importante réforme territoriale soit débattue dans le pays. Le Sénat était pour. Le 2 juillet 2014, le Parlement (socialistes, écologistes et UDI) a voté contre.

Les élus Front de Gauche dénoncent cette volonté de créer de grands espaces territoriaux qui éloigneront les citoyens des centres de décision, d’autant plus que nombre de compétences de ceux-ci vont se substituer à celles des communes et des départements, qui risquent à terme de disparaître.

Depuis mai 2014, le projet d’EPT concernant les Antoniens était à l’étude dans différentes instances régionales et départementales. En septembre 2014 la CAHB propose son périmètre sans même en informer des maires de villes concernées, ni bien sûr les citoyens, quel deni de démocratie !

D’autant plus qu’un autre périmètre aurait pu être proposé, porteur selon nous d’une plus grande dynamique économique, créatrice d’emplois, « la Vallée scientifique de la Bièvre » qui associait depuis 10 ans les villes et intercommunalités de Val de Bièvre, Sud de Seine, des Hauts-de-Bièvre et de Châtillon-Montrouge. Ceci est tout à fait cohérent car un contrat de développement territorial (CDT) avait été signé avec l’Etat en juin 2013 pour favoriser le développement urbain et économique de ce territoire.

Les élus Front de gauche ont donc voté contre cet avis.

Cause commune contre la baisse des dotations de l’Etat aux communes.

Le 19 septembre, l’Association des Maires de France (AMF), toutes étiquettes politiques confondues, a appelé tous les maires de France à protester contre la baisse de 30 % des dotations de l’Etat, qui constituent l’une des principales ressources des finances locales. Cette baisse ne peut conduire qu’à réduire ou supprimer des services de proximité rendus à tous nos concitoyens : écoles, crêches, équipements culturels et sportifs, collecte des déchets,…ainsi, nous sommes tous concernés.

Les élus Antony à Gauche ont fait signer la pétition de l’AMF ce samedi 19 (seule initiative proposée par la majorité municipale à l’hôtel de ville de 10h à 12h) et le lendemain matin au marché. La journée a été un succès au niveau national et nous nous en réjouissons.

Nous aurions bien voté pour la motion proposée au conseil municipal, las !

La majorité municipale a inclus dans la protestation (ce qui n’était pas dans le texte de la pétition de l’AMF), la mise en œuvre du Fonds de péréquation intercommunale. Qu’est-ce ? Tout simplement une redistribution des ressources des communes les plus riches vers les plus pauvres.

Antony refuserait de participer à la construction d’une école ou d’une piscine dans une commune rurale ayant peu de ressources ? Ceci montre que la majorité municipale est-pour la concurrence entre les territoires. : l’égalité ne fait-elle pas partie des valeurs de notre République ?

Les élus Front de Gauche se sont donc abstenus.

 

Fin de la R.U.A entre acharnement de la Mairie et abandon de l’Etat

 Fleuron de l’architecture et du mobilier des années 50, bouillonnement intellectuel, culturel et sportif dans les années qui suivirent, la résidence universitaire Jean Zay d’Antony aurait pu être un quartier intégré à la ville, permettant aux étudiants comme aux Antoniens de riches relations réciproques. Une réhabilitation était possible, le diagnostic technique officiel ne concluant pas à une nécessaire démolition.

On ne refera pas l’histoire (pour cela, consultez l’excellent site de l’association qui s’est battue avec le soutien de très nombreux Antoniens pour sa réhabilitation : http://amisrua.antony.free.fr/).

Un nouveau projet a été proposé aux Antoniens, qui maintiendrait 320 logements dans le bâtiment A réhabilité, et construirait environ 750 logements sociaux étudiants (à quel prix ?), soit 1000 de moins qu’auparavant. A l’heure où la crise du logement étudiant est un grave problème en Ile-de-France, ceci n’est pas un bon choix.

Les terrains à vocation publique seraient donc vendus à des promoteurs pour réaliser 600 logements « familiaux », des commerces, une crêche et un groupe scolaire (qui existaient et que la municipalité a démolis), un parking. Les espaces verts seraient désormais des jardins privatifs (parions qu’ils seront clôturés).

En début d’année 2015, l’Etat a récemment envisagé d’inclure le quartier Jean Zay dans une Opération d’Intérêt National, c’est à dire une opération d’urbanisme pour un (ou des projets) que l’Etat pense prioritaire(s) : et si c’était pour réaffecter ce secteur au logement étudiant ? Affaire à suivre.

Départ de François Meunier

Communiqué

Le Front de Gauche d’Antony apprend avec stupéfaction et colère la décision de François Meunier de rejoindre le Front National, parti qui répand le poison de la haine de l’autre.
Nous ne pouvons considérer que cette décision, que nous condamnons, soit le résultat d’un choix conscient.
Les militants du Front de Gauche n’ont eu de cesse de dénoncer l’utilisation par le FN de la crise sociale pour promouvoir ses thèses nauséabondes, en contradiction avec les aspirations sociales des classes populaires.
Respecter celles et ceux qui ont voté pour les valeurs du Front de gauche devrait conduire François Meunier à remettre sa démission du conseil municipal.
Pour sa part, le Front de Gauche continue, avec Isabelle Delpech au conseil municipal, à se mobiliser pour la solidarité et la défense de tous les Antoniens.

Contact :
Isabelle Delpech
Conseillère municipale « Antony à gauche »

06 81 48 38 82
idelpech@wanadoo.fr

Mise à jour 08/12/2015

Durant le conseil municipal du jeudi 3 décembre, les groupes Front de gauche et Citoyens à Antony ont proposé ensemble le voeu suivant au conseil municipal:

Le groupe Antony à gauche et Citoyens à Antony,

 

  • actant que François Meunier, élu par les électeurs de la liste Antony à gauche, a quitté cette liste, mais demeure élu selon les lois française et européenne actuelles,
  • actant qu’aucune liste Antony Bleu marine ne s’est présentée aux suffrages des Antoniens-nes lors des élections municipales de mars 2014,

 

demandent au conseil municipal, au nom du respect de l’expression des électeurs et électrices d’Antony, d’approuver le vœu suivant :
“François Meunier ne peut s’exprimer qu’en son nom propre, ne peut constituer un groupe intitulé « Antony bleu marine » et son espace d’expression dans le Bulletin municipal ne peut faire usage d’un quelconque logo ou signe distinctif autre que son nom, d’autant plus qu’il se sert de l’article 34 du règlement intérieur qu’il avait attaqué en justice.

Le conseil considère ses mandats illégitimes au sein des commissions municipales et du conseil d’administration d’Antony Habitat.

Le conseil municipal se prononce pour qu’il n’assure plus la présidence d’un bureau de vote.”

 

 

Isabelle Delpech

Conseillère municipale

Antony à gauche

 

Jean-Marc Feuillade

Conseiller municipal

Citoyens à Antony

 

Le maire, Jean-Yves Sénant, a refusé d’inscrire le voeu à l’ordre du jour, et celui-ci n’a donc pas été voté. 

Il s’est reposé sur l’argument selon lequel François Meunier ne faisait rien d’illégal, ignorant délibérément notre argument sur l’incohérence de François Meunier vis-à-vis de l’article 34 du réglement intérieur, et sur son illégitimité à prétendre représenter une liste qui n’existait pas lors des élections.

De plus, lors de l’ouverture du conseil municipal, le maire a qualifié, goguenard, notre demande de “dispute interne à régler entre nous” (vérifiable sur les vidéos en ligne du conseil municipal). Il a fait plusieurs remarques durant le conseil sur la supposée proximité entre les positions du Front de Gauche et celles du Front National, que tout oppose, entretenant ainsi le petit air bien connu de l’amalgame.

Enfin, comble de l’obscénité, la municipalité a nommé François Meunier président du bureau de vote 26 (maternelle Pajeaud).

 

Nous sommes scandalisés par ces nombreuses manifestations de désinvolture par la municipalité de droite à l’égard du Front National, et par cette acceptation tacite de la façon dont François Meunier a piétiné les valeurs républicaines pour faire entrer (par la duperie!) un groupe anti-républicain au conseil municipal.

Education, urbanisme, politique de la ville : les Antoniens pénalisés.

Conseil municipal du 25 juin 2015

Tarifs des garderies et études

A l’appel de la FCPE, de nombreux parents étaient présents à l’entrée du conseil municipal ce jeudi 25 juin, protestant contre la hausse des tarifs de garderies et d’études, ainsi que sur la modification des horaires du temps périscolaire. Ils ont pu s’exprimer mais n’ont pas été écoutés, loin de là !

En effet, le point 1 de l’ordre du jour de ce conseil, concernait un nouveau système de tarification entrant en vigueur dès le 1er septembre, supprimant le paiement au forfait et le remplaçant par une facturation à l’unité : ce système pénalise toutes les familles dont les enfants fréquentent ces services de façon assidue.

Un exemple pour la garderie maternelle du soir, pour une famille aux revenus de 1500 € ayant 1 enfant, fréquentation tout le mois (16j) : ancien système (forfait) : 10,48 € / nouveau : 23,30€, soit plus du double !

La situation sera dramatique pour les familles ayant droit aux tarifs planchers.

De plus, concernant les études surveillées individualisées pour les écoles élémentaires Anatole France et Noyer doré, la tarification spécifique est carrément supprimée.

ainsi le tarif plancher au mois passera de 3,80 € à 9,60 pour 16j de fréquentation.

Pour reprendre l’exemple précédent de la famille aux revenus de 1500€, le tarif passe de 6,98 à 21,19 pour 16j.

L’ objectif de la municipalité est-il que les enfants de ces écoles retournent seuls à la maison devant la télé ou restent dehors dans la rue ?

Par ailleurs, combien d’enfants sur Antony, sont-ils exclus de toute activité, ni garderie, ni sport, ni études ?

Les élus d’Antony à gauche ont voté contre ces hausses et demandé que le système soit revu ; les familles sont doublement pénalisées : non seulement les nouveaux horaires des rythmes scolaires leur sont imposées mais en plus, elles devront payer plus cher !

Pour les élus de la majorité, les arguments sont simples (scandaleux) : les tarifs actuels étaient quasiment de la gratuité pour les familles modestes et si elles ont des difficultés à payer, il ya suffisamment d’aides sociales par ailleurs !

Aujourd’hui avec l’austérité beaucoup de familles peinent, on ne peut leur opposer des arguments de gestion comptable, d’autant qu’en complément des financements de L’Etat pour la mise en place des rythmes scolaires, des subventions de la CAF sont possibles, mais n’ont pas été demandées par la municipalité.

Tarifs de restauration :

Vigilance sur ces tarifs :

  • les ATSEM actuellement payées par la ville pour s’occuper de la gestion des repas en maternelle seront remplacées par du personnel de la société de restauration, ce qui augmentera le coût du repas.
  • De même, en élémentaire, la gestion des repas du mercredi s’ajoute à celle des autres jours depuis la mise en place de cette matinée scolaire ; là aussi hausse du prix du repas.

La municipalité a affirmé que ces hausses ne seront pas répercutées sur les familles.

 Réseau d’Education Prioritaire (REP)

Les élus Front de Gauche ont proposé à Mr le Maire un vœu demandant à Madame la Ministre de l’Education Nationale, de considérer à nouveau la situation des écoles Anatole France, Pajeaud, Noyer doré, Val de Bièvre et du collège Anne Franck et de les réintégrer dans la carte du réseau d’Education Prioritaire. Mr Senant a refusé de faire voter le vœu, prétextant que les autres vœux n’avaient pas eu de réponse positive. Or, depuis décembre 2014, des écoles ont obtenu le statut de REP (à Nantes, Angers, Toulouse) ; Mme le Ministre a également annoncé la mise en œuvre « à compter de la rentrée 2015 des modalités nouvelles de répartition des moyens d’enseignement pour mieux tenir compte des difficultés sociales réelles de chaque école ou établissement ».

Doit-on abandonner une bataille sans même la mener ? En fait les élus de la majorité sont d’accord avec la politique d’austérité du gouvernement, une élue a même dit que le collège Anne Franck ayant de bons résultats, le statut ZEP ne se justifiait plus !.

Ecole Dunoyer de Segonzac

En réponse à la question écrite de François Meunier, demandant pourquoi la municipalité a acheté une si petite parcelle du terrain appartenant au département, pour la reconstruction du groupe scolaire Dunoyer de Segonzac, Mr le Maire a répondu que le département faisait ce qu’il voulait de ses terrains…

 

Oui, encore une fois, Mr Devedjian a préféré vendre une grande parcelle au promoteur PICHET pour faire des logements de standing ! Peu importe, malgré les prouesses de l’architecte, si les locaux du groupe scolaire sont exigus, la cour située au 1er étage et la quasi absence d’arbres !

 Contrat de Ville :

Elément cadre de la politique de la ville, le contrat de ville représente un enjeu majeur pour notre commune  et, plus particulièrement, pour le quartier du Noyer Doré.

Ainsi regrettons-nous que l’Etat en ait réduit son périmètre d’action sur le Noyer Doré, ainsi que réduit sa dotation financière (-16% sur 2015 pour Antony). L’austérité n’est pas la solution aux problèmes que nous rencontrons.

Si nous approuvons ses objectifs généraux et ses principes d’action, il n’en demeure pas moins que certains de ses grands axes méritent d’être améliorés. Ainsi en est-il de la mixité sociale, du désenclavement du quartier du Noyer Doré (manifestations culturelles ou sportives décentrées, passerelle au-dessus de la gare des Baconnets), d’un plus large accès aux services publics des populations concernées (réouverture de la mairie annexe), de la promotion de la mobilité de la population (Paladin gratuit), du focus mis sur la réussite éducative (obtention du statut d’Education prioritaire pour les écoles et le collège du quartier).

 

 

Conseil municipal du 26 mars : de la nécessité de prendre en compte l’intérêt général

Un budget bien loin de l’intérêt des Antoniens

S’il est vrai que le budget proposé s’inscrit dans un cadre contraint par l’Etat avec la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement (-1,6 millions d’euros pour l’année 2015) et les coûts engendrés par la réforme des rythmes scolaires (+400 000  euros pour l’année 2015), il n’en demeure pas moins qu’il est bien loin de répondre à l’intérêt des Antoniens comme le soulignait notre élu.

En ce qui concerne la section de fonctionnement :

0,3% des dépenses sont consacrées au logement et 2% sont consacrées à l’action économique. A comparer au 10,3% consacrées à l’aménagement et services urbains. C’est bien peu sur des sujets aussi prioritaires. Par ailleurs, 6,7% des dépenses réelles de fonctionnement sont consacrées aux interventions sociales et de santé. Ainsi, sous prétexte que le CCAS dispose d’une « cagnotte », la majorité municipale UMP-UDI a décidé de ne pas augmenter cette année la subvention attribuée au CCAS. Avec l’épargne brute dégagée par la section de fonctionnement pour l’année 2015 : 12,8 millions d’euros, une marge de manœuvre existe qui permettrait :

  • De réouvrir les Mairies annexes fermées.
  • De créer enfin des conseils de quartiers.

En ce qui concerne la section investissement :

46,4 millions d’euros sont consacrés à l’investissement

Si investir en soi n’est pas une mauvaise chose, certains des choix retenus sont par contre des plus critiquables :

Ainsi en est-il :

  • De la construction de la fosse de plongée dans le cadre du projet de centre aquatique de Pajeaud pour laquelle 1,3 millions d’euros sont inscrits pour l’année 2015. Si, sur le sud des Hauts-de-Seine, il y a réellement besoin d’un tel équipement, pourquoi n’est-il pas financé par le conseil départemental ?
  • De l’achat du terrain de Saint Raphaël pour le futur théâtre Firmin Gémier (700 000 euros inscrits au budget 2015) alors qu’il aurait été bien préférable de reconstruire le théâtre Firmin Gémier sur son emplacement d’origine.
  • De la poursuite du déploiement du réseau de vidéoprotection pour 200 000 euros.
  • De l’aménagement du site Jean Zay.
  • Du choix retenu de réaliser certains investissements en VEFA : la crèche Coquelicots à la Croix de Berny et de la future crèche Pajeaud sur les terrains de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre. Un mécanisme qui aboutit à permettre à un promoteur privé de réaliser des bénéfices sur des équipements publics.

Des manques également et c’est pourquoi les élus d’Antony à Gauche ont  proposé :

  • La création d’un véritable réseau de pistes cyclables sur la ville.
  • L’implantation de véritables maisons de quartier sur la ville dans les quartiers excentrés du centre ville.
  • La création d’un centre municipal de santé.
  • La transformation de la rue Mounié en zone de rencontre semi-piétonne.

C’est pourquoi les élus d’Antony à Gauche ont voté contre ce budget

S’opposer au projet de nouvelle organisation territoriale de la république (NOTRe), une évidence :

Que prévoit parmi ses nombreuses dispositions le  projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République ? Que les plans locaux d’urbanisme soient soumis à « l’avis conforme » de la Métropole lui donnant ainsi un droit de véto sur les Plans locaux d’urbanisme (PLU). Une situation inadmissible puisque retirant aux communes la libre administration de leur PLU pour François Meunier.

Un projet de loi qui, par ailleurs, s’inscrit dans une logique de régionalisation (nouvelles régions avec des compétences renforcées) et de métropolisation qui éloigne toujours un peu plus les citoyens des lieux de décisions, ainsi que dans une logique de mise en concurrence entre elles des régions et des métropoles telle que voulue au niveau européen en réduisant la libre administration des autres collectivités territoriales ; le tout après avoir réduit leurs ressources et mis sous contrôle leurs dépenses comme le rappelait François Meunier. Ainsi, par exemple, cette loi dans l’état actuel de son projet ôte-t-elle aux départements d’importantes compétences de proximité en les transférant aux régions les mettant ainsi sous la tutelle des régions dans un grand nombre de domaines.

Chacune des collectivités territoriales existantes ont leur utilité. Elles doivent pouvoir disposer de compétences identifiées, mais non exclusives, d’outils de coopération, de moyens pour agir en faveur de projets partagés. Elles doivent aussi avoir la possibilité d’intervenir quand les intérêts de leur territoire sont en cause.

Autant de raisons qui expliquent pourquoi les élus d’Antony à Gauche ont voté pour la motion proposée.

Que l’Etat s’empare de l’aménagement du secteur Jean Zay, pourquoi pas, mais pour quoi faire ?

Construire du logement en Ile-de-France, une nécessité. Que l’Etat s’empare de cette question au travers d’Opérations d’Intérêt National n’est pas forcément une mauvaise chose, tant de municipalités de droite se refusent à construire du logement social.

Le problème est que l’on n’a pas connaissance des projets de l’Etat sur le secteur Jean Zay et plus largement sur l’ensemble du secteur intégré dans l’Opération d’Intérêt National projetée : Jean Zay sur Antony mais également la faculté de pharmacie et l’école centrale à Châtenay-Malabry.  S’agit-il, pour le secteur Jean Zay, de maintenir et de réhabiliter la Résidence Universitaire d’Antony et de construire du logement social et des équipements publics sur l’espace resté libre ou bien de s’inscrire dans le cadre du Protocole d’accord signé entre avec le conseil général des Hauts-de-Seine, la Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre et notre ville. Aucune garantie n’est donnée sur le sujet selon François Meunier.

Ce qui est sûr c’est que pour la majorité municipale, en proposant de s’opposer à l’Opération d’Intérêt National projetée, il s’agit de pouvoir mettre en œuvre son projet d’aménagement de ce secteur sans aucune contrainte ; projet qui consiste à amputer la Résidence Universitaire de la moitié de sa capacité à minima et d’édifier à la place des logements étudiants démolis, des logements privés.

Les élus d’Antony à Gauche se sont donc abstenus

Liaison TGV Massy-Valenton : son abandon, une nécessité

Demander l’abandon définitif du projet Massy-Valenton et faire savoir son opposition à ce projet lors de l’enquête publique, qui peut être contre ? Un projet nuisible pour l’ensemble des riverains de cette ligne, un projet qui n’aurait jamais voir le jour.

Néanmoins aurait pu être également demandé :

  • L’abandon de l’enquête publique que l’Etat s’apprête à lancer sur le sujet ; une enquête publique qui aujourd’hui n’a plus de sens, ni de raison d’être.
  • La réalisation de la LGV Sud. Peut être pas dans sa configuration envisagée initialement mais dans une configuration plus réduite permettant à minima de desservir par TGV l’aéroport d’Orly.

Une motion que les élus d’Antony à Gauche ont, bien sur, voté

Accessibilité des personnes handicapées : il reste beaucoup à faire !

Antony, comme beaucoup trop de villes en France, ne respectera pas la mise aux normes d’accessibilité des bâtiments publics, de la voirie et des modalités de transport, prévue pour le 1er janvier 2015 dans la loi du 11 février 2005 (Loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées).

Des aménagements importants ont été faits, mais bien insuffisants par rapport aux besoins comme le faisait remarquer Isabelle Delpech. Si presque 100% des traversées ont été rendues accessibles, moins de 60% des voies sont conformes et 32 d’entre elles nécessitent des travaux importants. Il est regrettable qu’une ordonnance publiée le 26 septembre 2014, autorise les autorités publiques à différer encore de 3, 6 ou 9 ans les travaux nécessaires : ce sera le choix de la majorité municipale, pour qui l’urgence va plus vers l’installation de caméras de surveillance, la construction d’une fosse de plongée,…

Enfin, même si le fonctionnement de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ne dépend pas de notre municipalité, il est de notre devoir de soutenir les Antoniens qui doivent attendre 6 mois pour une simple carte de place de stationnement pour handicapés, 12 mois pour pourvoir bénéficier de l’allocation d’adulte handicapé et près de 18 mois pour l’instruction d’un dossier de prestation de compensation du handicap. Notre département est suffisamment riche pour subventionner suffisamment la MDPH de façon à ce qu’elle puisse recruter le personnel nécessaire à l’établissement de ces aides.

Conseil municipal du 5 février 2015 : où est l’intérêt des Antoniens?

Une première pour ce conseil municipal, sa retransmission sur le site internet de la ville. Les Antoniens et les Antoniennes ont pu se rendre compte de la teneur des débats et de la manière dont le Maire empêchait toute relance de l’opposition.

Démarrage du conseil haut en couleurs pour défendre l’Education prioritaire

Le groupe scolaire Anatole France était venu en force dans le hall de la mairie pour l’ouverture du conseil : des parents d’élèves représentant les trois associations FCPE, PEEP et APEELA, des enseignants, portant banderoles, pancartes ou gilets jaunes. Tous en colère suite à la réduction des moyens accordés aux Réseaux d’Education Prioritaire (REP) en métropole, ayant entrainé la suppression du REP que formaient le collège Anne Frank, les écoles A. France, Noyer Doré et Pajeaud. Mme Zaroukian, de la FCPE, a pu s’exprimer au micro devant le conseil, rappelant les situations difficiles de nombreuses familles et la nécessité du maintien des moyens supplémentaires d’enseignement, au-delà des 3 ans accordés sur le papier par la Ministre. Elle a demandé le soutien de l’ensemble des conseillers pour que l’école obtienne à nouveau le statut de l’Education prioritaire, ainsi que le soutien de tous sur Facebook « Anatole en REP ».

Mrs Senant et Le Bourhis ont proposé de voter à nouveau le même vœu qu’au conseil municipal de décembre, vœu pour lequel le groupe Antony à gauche et J-M Feuillade s’étaient abstenus : en effet ce vœu excluait d’emblée le collège Anne Frank du REP et ne demandait que le maintien des écoles (voir notre article http://antonyagauche.fr/diviser-le-college-anne-frank-des-ecoles-associees-cest-se-soumettre-a-linacceptable/ ). Cette fois-ci, F. Meunier, I ; Delpech, J-M Feuillade et A-L Hagel se sont abstenus, estimant qu’il fallait au moins revenir à la situation antérieure, celle-là même qui a permis aux différentes écoles et au collège des moyens et des personnels supplémentaires et conduit les élèves du collège A. Frank à obtenir des taux très satisfaisants de réussite au brevet des collèges.

Des orientations budgétaires à l’encontre de l’intérêt des Antoniens


Si force est de constater que les orientations budgétaires s’inscrivent dans un contexte financier contraint lié aux politiques d’austérité mises en œuvre au niveau européen et relayées par le gouvernement avec la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement aux communes (- 4,5 millions d’euros pour Antony sur les années 2015, 2016 et 2017), il n’en demeure pas moins que les orientations budgétaires proposées par la majorité UMP-UDI confirment son projet d’une ville pour les plus favorisées, comme le faisait remarquer notre élu.

  • Rien en matière de commerce de proximité dans les quartiers excentrés.
  • Toujours pas de plan d’ensemble de pistes cyclables. Le « tout voiture » reste roi !
  • Une politique en matière de logement qui fait la place belle au « privé » au détriment du social.
  • La volonté de reconstruire à tout prix le théâtre Firmin Gémier sur une partie des terrains de Saint Raphaël et non sur son emplacement d’origine.
  • Un aménagement du centre ville annoncé mais dont on ne connait encore rien officiellement.
  • La poursuite de l’aménagement du site de la Résidence Universitaire d’Antony au détriment du logement étudiant.
  • Une relance de l’aménagement du site d’AntonyPole privilégiant les entreprises de hautes technologies.
  • Une organisation des rythmes scolaires qui n’est pas sans poser de nombreux problèmes.

S’inscrivant dans la logique des politiques d’austérité menées au niveau européen et par le gouvernement, les orientations budgétaires proposées sacrifient au final les services publics à la population. Inacceptable !

Le développement durable, un choix de société que ne fait pas la majorité municipale

Comme chaque année à la même époque, à l’ordre du jour de ce conseil municipal, le rapport sur le développement durable. Un rapport, comme le faisait remarquer Isabelle Delpech, quasiment identique à celui de l’année dernière. Un rapport confirmant également les orientations budgétaires de la majorité municipale. Mais est-ce vraiment étonnant.

Ainsi rien sur la réduction de l’usage de la voiture, rien sur les transports en commun, et en particulier Le Paladin, qui pourrait être un bus de ville gratuit, comme cela se fait dans d’autres communes et qui pourrait circuler le dimanche. Rien sur le co-voiturage,  Rien encore sur les RER B et C, où la ville pourrait faire pression sur la RATP, le STIF et la SNCF, afin d’améliorer la qualité du transport

En matière de petite enfance, aucune place supplémentaire en crèche n’a été créée depuis plus de 2 ans, alors que les besoins existent vu les listes d’attente.

Concernant la  culture, le sport et les loisirs, si on ne peut que se réjouir du succès du nouveau cinéma, de l’espace Vasarely, la suppression du service public de proximité que représentait le bibliobus est dommageable.

En ce qui concerne le mal logement : si la ville agit, en adoptant, comme c’est écrit, la charte du logement solidaire, en quoi l’achat des Tours Neptune et Pluton est-il une lutte contre l’exclusion comme cela est mentionné ? Ces logements sont déjà occupés et, s’ils font monter le pourcentage de logements sociaux pour Antony, ils ne créeront pas de logements supplémentaires pour les familles en attente.

En ce qui concerne la sécurité, plutôt que de dépenser encore en caméras de vidéosurveillance, pourquoi ne pas recentrer les missions de la police municipale vers plus de proximité dans les quartiers et faire intervenir des éducateurs, ce qui serait une réponse plus humaine et sans doute plus efficace ?

Et puis, là encore un manque important : l’emploi. Pourtant l’économie circulaire est en train de prendre le relais de l’économie de consommation. Inciter et soutenir par exemple la création d’entreprises de réparation ou de recyclage, serait un plus dans la participation de la ville au développement durable.

Rénovation urbaine du Noyer Doré : un avenant de clôture qui acte la démolition de 84 logements sociaux supplémentaires

Comme si l’on n’avait pas déjà assez démoli de logements sociaux sur notre ville, voilà que la majorité municipale s’apprête à en démolir 84 nouveaux (68 de la tour du 6 rue Robert Scherrer et 15 du porche de l’allée de l’Estérel) ; le tout avec l’accord de l’Etat et du gouvernement puisque acté dans l’avenant de clôture de l’opération de rénovation urbaine du Noyer Doré comme le mentionnait François Meunier

Des démolitions encore une fois justifiées par l’état dégradé de ces bâtiments. Mais à qui revenait-il de les entretenir, si ce n’est à Antony Habitat ? La véritable raison : il faut pouvoir faire place nette pour le logement privé et surtout éloigner le plus possible les logements sociaux existants des nouvelles constructions réalisées dans le quartier du Noyer Doré. La majorité municipale ne justifie-t-elle pas la démolition de la tour du 6 rue Scherrer en prétendant qu’elle fait « tache » dans le quartier et gêne la vue des habitants des immeubles avoisinants !

Bien sûr, il parait que ces logements démolis seront reconstruits, mais de quelle manière : 36 logements prévus sur les terrains de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre, 22 logements étudiants sur le site de la R.U.A., 14 logements prévus rue Emile Lévêque et 12 studios rue de la Méditerranée. La volonté de chasser les familles est manifeste !

Conseil municipal du 25 septembre : les élus d’Antony à Gauche dénoncent et proposent

Aménagement des terrains de l’ex. IUFM Val-de-Bièvre : un cadeau de 2 millions d’euros fait au promoteur en charge de l’opération

2010 : suite à la décision de l’université de Cergy-Pontoise de fermer l’IUFM Val-de-Bièvre, le conseil général des Hauts-de-Seine, propriétaire des terrains et des bâtiments, décide de les céder à la municipalité pour 9 millions d’euros.

2013 : la municipalité revend ces terrains à la société PITCH OLYMPUS DIGITAL CAMERAPROMOTION pour 25 millions d’euros.

Le projet de la municipalité sur ces terrains à vocation publique : réaliser 261 logements privés, 82 logements sociaux, une crèche, ainsi que des commerces ; le tout après avoir démoli les bâtiments existants dont le bâtiment principal pourtant en parfait état.

Nous avions dénoncé ce projet inacceptable car il consistaità céder au privé des terrains à vocation publique, à démolir un patrimoine pourtant en parfait état, sans pour autant permettre à une majorité d’Antoniens de trouver à se loger,vu le montant du prix au m2 : près de 6 800 € !

Aujourd’hui, pour sauver cette opération, la majorité municipale a décidé de baisser de 2 millions d’euros le prix de vente des terrains au promoteur qui se trouve confronté à des difficultés de commercialisation de son programme. Un véritable scandale ! Et ce n’est pas le seul cadeau fait au promoteur puisqu’il lui a été autorisé à ne pas installer les panneaux photovoltaÏques initialement prévus en toiture-terrasse des bâtiments collectifs et des maisons individuelles, ainsi qu’àremplacer la VMC inversée prévue en toiture-terrasse des bâtiments collectifs par une VMC simple.

Un autre projet aurait  été possible sur ces terrains qui auraient conservé leur vocation publique en :

–              Utilisant le bâtiment principal de l’IUFM Val-de-Bièvre à destination des Antoniens : maison de quartier, (salle et locaux pour les associations?), centre municipal de santé, etc…

–              Construisant sur une partie des terrains un ensemble delogements sociaux à taille humaine, répondant en partie aux 2000 demandes en attente.

 Tarifs municipaux non soumis au taux d’effort : des spectacles gratuits pour les plus démunis !

C’est ce que les élus d’Antony à gauche ont proposé pour les spectacles de concerts classiques, des festivals « Rencontres internationales de guitare » et « Place au jazz », ainsi que pour des séances de cinéma, en direction des plus démunis à l’exemple des bénéficiaires du minimum vieillesse, du RSA, de l’allocation adulte handicapé, des demandeurs d’emploi. Un geste qui ne serait pas seulement financier mais contribuerait à rompre l’isolement de ces personnes.

La municipalité semble vouloir y répondre favorablement, nous verrons donc aux actes !

Permettre l’accès de tous à la culture est essentiel.

A quand la rétrocession des voiries des résidences Guillebaud et Lavoisier à la ville

Suite à la construction des nouveaux logements sociaux dans le quartier Bas Graviers, la ville vient d’accepter qu’Antony Habitat lui rétrocède la rue de Samoëns et l’allée de la Tuilerie, permettant ainsi que leur entretien ne soit pas à la charge des locataires : quand les voiries des résidences Guillebaud et Lavoisier seront-elles enfin rétrocédées à la ville ?

Aujourd’hui leur entretien, ainsi que leur éclairage pèse toujours sur les locataires. Une situation anormale sur laquelle les élus sont déjà intervenus plusieurs fois !

 Autolib : pourquoi pas mais insuffisant en matière d’alternative à la voiture individuelle

Justifiée par la volonté d’encourager les alternatives à la voiture individuelle en complétant les offres de transport en commun et en développant les circulations douces, la ville a décidé d’adhérer au syndicat mixte Autolib’Métropole.

Ainsi, 6 stations et 3 emplacements « recharge libre » seront implantés sur la ville

Pourquoi pas ? Mais encourager les alternatives à la voiture individuelle ne peut se limiter à implanter Autolib sur la ville. Cela passe par développer les offres de transports en commun, ainsi que l’usage du vélo.

C’est pourquoi nous proposons que la ville :

–       s’engage dans la mise en place d’un réseau de transport en commun en site propre sur la RD 920 comme cela est prévu dans le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France.

–       porte au niveau de la Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre la gratuité du Paladin.

–       fasse le nécessaire pour qu’il n’y ait pas d’interruption des pistes cyclables le long de la RD 920 entre le centre ville et la Croix de Berny contrairement à ce qui est actuellement prévu par le conseil général de Hauts-de-Seine.

Baisse des dotations horaires du lycée Descartes : le Maire la justifie par la nécessité pour l’Etat de faire des économies

Alors que le groupe « Antony à Gauche » avait proposé que le conseil municipal adopte un vœu demandant au Recteur de l’Académie de Versailles, ainsi qu’au Directeur Académique des Hauts-de-Seine la ré-attribution pour le lycée Descartes des heures d’enseignements supprimées pour cette rentrée, le Maire a refusé le voeu, estimant que l’Education devait elle aussi faire des économies, dans le contexte de crise actuel.

En matière d’éducation, c’est clair : le Maire s’inscrit dans la logique de l’austérité telle que portée aujourd’hui par le gouvernement plutôt que de vouloir améliorer les conditions d’enseignement au lycée Descartes.

Nous regrettons cette situation car des cours ne pourront être dédoublés, aggravant ainsi les conditions de réussite des lycéens et les conditions de travail des enseignants.

Encadrement des loyers du secteur privé : il ne saurait en être question pour le Maire et sa majorité

 Alors qu’aujourd’hui les locataires du secteur privé sont de plus en plus nombreux àéprouver des difficultés à régler leur loyer, précipitant ainsi de plus en plus de familles et de nos concitoyens dans la précarité, une des mesures de justice sociale pour remédier à cette situation et réduire les inégalités territoriales en matière d’accès au logement consiste dans l’encadrement des loyers du secteur privé. Un encadrement qui avait été voté dans le cadre de la loi ALUR avant que le gouvernement ne revienne dessus tout en permettant que certaines villes puissent l’expérimenter.

C’est pourquoi le groupe « Antony à Gauche » a demandé au Maire s’il était prêt à mettre en œuvre cette expérimentation.

Sa réponse : l’encadrement des loyers décourage l’investissement dans le secteur privé du logement. Il ne saurait en être question.

Manifestement le Maire et sa majorité municipale préfèrent encourager les promoteurs et la spéculation immobilière plutôt que d’aider les locataires rencontrant des difficultés financières.