Loi “travail” (El Khomri) : Non merci!

Mercredi 9 mars

Manifestation nationale. Details ici.

11h – manifestation lycéens, étudiants à Nation

12h30manifestation unitaire, départ du siège du Medef

14hrassemblement à République

 

Du 29 février au 9 mars

■     La mobilisation contre cette loi extrêmement grave doit atteindre toute l’ampleur possible. C’est une attaque directe contre les droits les plus élémentaires des travailleurs, des apprentis, des chômeurs… On ne peut s’empêcher de penser à la lutte des éboueurs de Veolia Wissous!

■    Certains d’entre nous distribueront cette semaine plus de 7000 tracts dans toute la ville et aux gares de RER pour mobiliser la population. dans ce genre de situation, les principaux obstacles sont le manque d’information et le désintérêt.

loi travail 2

Plus de 7000 tracts distribués dans les boîtes et aux 4 gares de RER B

 

Lundi 29 février

■     La pétition nationale lancée par un regroupement de syndicats, d’associations*, etc. recueille plus de 880 000 signatures. Signez-la vous aussi!

880 000 signatures. Cliquez ici pour signer!

* CGT, FO, Unsa Transports, militantes féministes, Solidaires, Unef, JOC, CFE-CGC, …

■    Pierre Jacquemain, proche conseiller de la ministre, démissionne de son équipe — écoeuré par cette loi. Il l’avait rejointe car la ministre semblait plutôt proche de l’aile gauche du PS.

■    Report. Le gouvernement était censé examiner la loi aujourd’hui en conseil des ministres. Il est reporté de plusieurs semaines devant l’ampleur de la mobilisation.

C’est une feinte qui permet d’attendre que le mouvement s’essouffle.

 

Vendredi 19 février

■    Les protestations explosent contre la loi dite “travail” présentée par la ministre du travail Myriam El Khomri.

■    La ministre, avec la bienveillance de François Hollande et Manuel Valls) évoque déjà l’idée d’utiliser le 49-3 pour forcer le passage de cette loi. Manuel Valls avait déjà utilisé ce mécanisme d’exception pour forcer

 

loi travail, non merci!

Un recul sans précédent des droits des travailleurs… Et sans réelle utilité puisqu’on sait que la précarité plombe l’économie au lieu de la sauver.

Bidonville de Wissous : Où en est-on?

Mardi 1er mars 2016:

Nous ignorons toujours quelle a été la décision de justice rendue hier.

Lundi 29 février 2016:

La décision qui devait être prise vendredi dernier (26 février) a été repoussée à aujourd’hui. Nous ne savons pas pour l’instant ce qui a été prononcé.

Vendredi 26 février 2016:

Le démantèlement du camp de Rroms de Wissous a été évité. Le tribunal doit aujourd’hui se prononcer pour ou contre ce démantèlement. Un démantèlement tel qu’il se profile actuellement (avec bulldozers et CRS) serait une catastrophe humaine.

■   D’une part, les nombreux traumatismes infligés seront irréversibles (plusieurs scènes de brutalité ont été observées sur les enfants, alors que les associations s’échinent à les faire scolariser).

■   D’autre part, tous les efforts d’intégration seraient à reprendre à zéro. On ne peut pas à la fois se plaindre des Rroms et à la fois les pourchasser où qu’ils aillent!

Les solutions existent!

Le manque d’intérêt politique sérieux est flagrant, et ce n’est pas faute de moyens, puisque des fonds européens sont débloqués… qui sont ensuite ignorés par les élus locaux. Ils n’utilisent même pas le financement qui leur est offert pour mettre fin au martyr des Rroms. On observe ce manque d’intérêt aussi bien au niveau national qu’au niveau local.

■   Lire l’article : Roms: la France sous-utilise les fonds européens d’insertion

■   En Île de France, des choses auraient été possibles : Programme opérationnel 2014/2020 Île de France (fonds européen) Cependant avec l’élection de Valérie Pécresse, qui a déclaré maintes fois son hostilité envers les programmes d’entraide, il est à craindre que tout ça ne soit balayé d’un revers de main.

■   L’année dernière, les élus Front de Gauche à la région, tels que Gabriel Massou, tentaient de préciser la question et de parler plus concrètement de l’allocation des fonds.

Le maire de Wissous, Richard Trinquier, montre envers les minorités son hostilité habituelle (voir ci-dessous: septembre 2015)

Jeudi 18 février 2016:

Tous les signes annoncent une évacuation imminente du camp de Rroms de Wissous. Le préfet de l’Essonne, Bernard Schmeltz, en a donné l’autorisation, et on ne peut imaginer qu’il l’ait fait sans l’aval de sa hiérarchie. Mardi dernier, Pierre Duquesne écrivait sur la “politique du bulldozer” dans l’Humanité, et on est en plein dedans.

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de presse envoyé ce jour par le collectif Romeurope à Libération, L’Humanité, Le Monde, Médiapart, … concernant l’expulsion. Le but n’est pas de s’opposer à l’expulsion (vu le nombre de cars de CRS qui seront présents) mais de montrer un soutien aux familles et une opposition à cette politique de l’expulsion systématique.

 

Bidonvilles de Wissous :

L’évacuation signera l’arrêt net du processus d’intégration

Déjà expulsées d’autres bidonvilles d’Ile de France, plus de 150 familles rroms et roumaines se sont installées à Wissous (Essonne) l’été dernier. Depuis, avec l’aide des bénévoles du collectif Romeurope Antony-Wissous, elles tentent de faire valoir leurs droits : scolarisation des enfants, domiciliation, accès aux soins…

Pourtant l’hostilité du maire de la commune ne leur a guère laissé de répit ; il leur a refusé : les transports scolaires, l’approvisionnement en eau, les sanitaires, la collecte des déchets – ce qui ne l’empêchera pas d’invoquer l’insalubrité des terrains pour prendre un arrêté d’expulsion en octobre dernier.

La domiciliation, clé de l’insertion car elle permet l’accès aux droits (santé, travail), leur a aussi été refusée par le maire de Wissous, président du Centre communal d’action sociale. C’est pourtant une obligation légale.

En dépit de toutes ces difficultés, plus de trente enfants ont été scolarisés, dans les écoles maternelle et élémentaire de Wissous et les collèges à Massy.

Pour eux, pas de car de ramassage ! Qu’à cela ne tienne, depuis la rentrée des classes, chaque jour une quinzaine de trajets (dans les véhicules particuliers des bénévoles) ont été réalisés pour les transporter.

Au sein de leurs établissements, ils ont fait d’énormes progrès, notamment dans la maîtrise de la langue française. Ils ont une vie qui, pour partie, ressemble à celle de tous les enfants de France.

La relative stabilité des familles depuis 6 mois a aussi rendu possible la mise en route de traitements médicaux et bucco-dentaires, l’inscription dans les missions locales pour la formation et l’emploi, l’apprentissage du français.

Pourtant, en accordant au maire de Wissous le concours de la force publique pour une évacuation que l’on dit imminente, le préfet de l’Essonne et la sous-préfète de Palaiseau ont pris la responsabilité d’un terrible gâchis : la scolarisation des enfants sera  interrompue voire définitivement arrêtée.

Les disperser loin de Wissous stoppera net et peut-être de façon irrémédiable tous les efforts d’intégration.

Pourquoi les expulser en plein hiver, prendre le risque de les condamner à la rue ?

Nous demandons :

– que tous ces enfants puissent sereinement finir l’année scolaire dans leur classe, avec leurs camarades, leurs professeurs, au sein des établissements dans lesquels ils ont, parfois difficilement mais sûrement, pris leur place.

– que soit prise en compte la solution consistant, à court terme, à viabiliser les terrains sur lesquels les familles sont actuellement installées.

– pour le moyen terme, que le projet de village d’insertion auquel travaillent le collectif et l’association Intermèdes Robinson, soit examiné avec toute l’attention requise par les services compétents.

– la prise en compte des six propositions de la charte élaborée par des maires d’Ile de France.

Nous attelndons de l’Etat français et des collectivités territoriales qu’ils respectent et fassent respecter les droits fondamentaux des personnes vivant sur le territoire national.

 

Le collectif Romeurope Antony-Wissous

Contacts :

Marie Larger 

Annie-Laure Hagel 

 

Septembre et octobre 2015:

Le maire de Wissous, Richard Trinquier, montre envers les minorités son hostilité habituelle. Il leur a refusé les transports scolaires, l’approvisionnement en eau, les sanitaires, la collecte des déchets – ce qui ne l’a pas empêché de parler “d’insalubrité” pour prendre un arrêté d’expulsion en octobre.

Il a été jusqu’à haranguer la foule le 28 septembre 2015 — belle politique d’apaisement. La question des bidonvilles reste toujours la même : une forte concentration de populations pauvres provoque forcément des dégradations et des larcins… mais Richard Trinquier ne saurait faire croire aux riverains que c’est à eux de supporter le coût de l’accueil et de l’intégration, puisque des fonds européens existent…qui sont sous-utilisés (lire plus haut : 26 février 2016)

Juillet 2015 : 

Le “ras-le-bol” des riverains commence à monter. On voit par exemple paraître l’article “tensions autour du bidonville” dans le journal local essonnien Le Républicain.

A lire aussi :

“Les jours passent… et vos poubelles s’entassent!” – Grève à Véolia Wissous

Mercredi 2 mars 2016

La grève se poursuit (13ème jour). Les négociations d’hier (mardi) ont débuté à 14h30 et ont duré plus de trois heures. Le soir, à l’union locale CGT, le débat sur la reprise du travail a suscité une forte hostilité. Ce matin à 4h30 une AG était censée déterminer si la grève se poursuit.

Mardi 1er mars 2016

La grève se poursuit (12ème jour). Les grévistes sont ce matin :

■  Au marché “Narbonne” de Massy. Ils continuent de distribuer des tracts pour informer de leur situation, avec le soutien de militants communistes qui étaient présents eux aussi.

■  Au marché d’Antony.

Ces grévistes défendent la dignité de tous les travailleurs, ce qui est plus que jamais d’actualité avec la réforme El Khomri. Plus de 750 000 signatures contre.

Une nouvelle rencontre aura lieu cet après-midi avec la direction. Il est question que le cadre qui provoque la colère des salariés soit mis en congé pour une quinzaine de jours. Et ensuite?

28 février 2016

Entre 80% et 100% des salariés de Veolia à Wissous sont actuellement en grève, depuis 10 jours. Le mouvement, synchronisé par la CGT et l’Unsa Transports, est suivi par les salariés dans leur quasi-totalité. Il se propage à Veolia Rungis.

Les travailleurs font grève pour leur dignité, car ils sont confrontés à l’arbitraire exercé par la direction:

  • dégradation des conditions de travail,
  • problèmes de sécurité élémentaires causés par la direction qui enfreint le réglement intérieur,
  • pratiques illégales (article L. 1251-10 du Code du travail)
  • critères subjectifs de primes ou la suppression de celles-ci,
  • mépris total des salariés via des agressions verbales, des menaces voilées, refus de rencontrer les représentants du personnel.

Leurs revendications sont détaillées dans le tract scanné ci-dessous

 (cliquer sur les photos pour les agrandir).

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Les salariés tiennent bon mais la direction fait tout ce qu’elle peut pour briser cette grève:

  • violence verbale à l’encontre des salariés (on peut lire dans les courriers officiels des mots comme “dictat”, une minimisation méprisante de l’ampleur du mouvement, etc.)
  • tentative de recours aux tribunaux pour interdire et évacuer le piquet de grève (demande rejetée par le tribunal administratif)
  • recours aux intérimaires pour remplacer les grévistes … alors que c’est illégal!
  • des intérimaires, appelés de Rungis à la rescousse par la direction, effectuent actuellement des collectes “sauvages” où ils mélangent les déchets normaux et les déchets recyclables.
  • la direction utilise des techniques bien connues pour diluer le mouvement, comme le recours à des “expertises” “indépendantes” et “anonymes” … Diversions inutiles, alors que les revendications sont très claires. Preuve de la supercherie: Ces expertises ne se feraient pas sur le lieu de travail, mais sur la chaussée! (cf. courrier de la direction). C’est le rôle du CHSCT d’effectuer cette expertise.

Circonstance aggravante : la municipalité d’Antony soutiendrait discrètement les briseurs de grève puisqu’elle mettrait à disposition le centre technique municipal, situé à deux pas, pour garer les bennes (!)

Autres articles qui parlent de la grève : http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-de-marne-94/la-greve-des-agents-de-proprete-continue-27-02-2016-5580989.php#xtref=http%3A%2F%2Factualites.leparisien.fr%2Fveolia

Lien vers le site de la CGT 91 : http://www.cgt91.fr/

Le Front de Gauche d’Antony, de Massy et de Wissous apporte son plein soutien aux grévistes, qui défendent non seulement leurs droits mais aussi ceux de tous les travailleurs.

Tribune de février 2016

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Enquêtes et réunions publiques, ce n’est pas suffisant !

A l’heure où nos concitoyens quittent majoritairement la vie politique en s’abstenant, pourquoi ne pas les faire participer, tout près de chez eux, à la vie et à la construction de leur ville ?
A Antony, nos concitoyens pourraient exprimer leurs besoins et leurs désirs dans de nombreux projets : l’aménagement du centre-ville (en attente depuis la regrettable suppression du théâtre), le projet du futur quartier Jean Zay (depuis la destruction injustifiable d’une cité de 3000 étudiants), l’abandon des quartiers sud comme les Rabats ou Champagne/Villemilan… Alors à quand, Monsieur le Maire, des conseils de quartiers ?

Faire avec les Antoniens, c’est la base de la démocratie, ce pourrait être le début d’une ville qui vit, pas seulement en centre-ville, pas seulement de jour.

Elections régionales: premières données brutes

Voici quelques données concernant les résultats des élections régionales; il ne s’agit pas pour l’instant d’une analyse en profondeur, mais elle permet de savoir où nous en sommes.

Vous trouverez aussi en fin d’article une analyse de René Brune, militant Front de Gauche (PCF) de longue date dans les Hauts de Seine.


 

Au niveau national

Le Front de Gauche conserve 40 élu-e-s.

Le Front de Gauche passe de 126 élu-e-s régionaux en 2010 (95 PCF, 17 PG, 7 GU, 7 apparenté-e-s) à 40 élu-e-s régionaux en 2015 (29 PCF, 7 PG, 3 Ensemble, 1 République et Socialisme)


Au niveau régional (Île de France)

Le Front de Gauche conserve 11 élu-e-s.

Nous comptions sur une vingtaine d’élu-e-s, les résultats du 2è tour nous donnent 11 élu-e-s qui seront vigilants et combatifs dans le nouveau conseil. En voici la liste:

92: Vanessa Ghiati (PCF)

75: Céline Malaisé (PCF),  Eric Coquerel (PG) , Michel Jallamion (République et Socialisme)

77: Sylvie Fuchs (PCF)

91: Lamine Camara (PCF)

93: Taylan Coskun (PCF), Didier Mignot (PCF), Clémentine Autain (Ensemble)

94: Fabien Guillaud Bataille (PCF)

95: Jean-Michel Ruiz (PCF)


A Antony

1) Participation: le rôle du premier tour est sous-estimé par les électeurs

La participation remonte de 53,43% au premier tour à 61,28% au second tour. (+3100 voix exprimées), mais cette tendance est beaucoup moins marquée dans les quartiers populaires (voir paragraphe suivant).

Nous pensons qu’il s’agit des électeurs de grosses listes (PS et plus probablement Les Républicains) qui ne voient pas l’utilité d’aller voter au premier tour mais vont voter au second tour pour faire gagner leur liste.

Explications :

Cette remontée reflète une volonté de certains électeurs de voir gagner une liste au second tour; cependant il ne peut pas s’agir d’électeurs des “petites listes”, qui ont de toute façon été voter au premier tour pour voir leur liste représentée au second. Il ne peut s’agir non plus des électeurs FN pour les raisons expliquées plus loin.

Il est donc certain qu’il s’agit d’électeurs PS et même plus probablement Les Républicains qui n’ont pas pris la peine d’aller voter au premier tour car ils négligent son rôle, mais vont voter au second tour pour être sûrs de gagner. En particulier les électeurs Les Républicains sont connus pour leur discipline quand leurs cadres les appellent en renfort.

2) Vote des quartiers populaires: abstention, gauche radicale et extrême droite

  1. Faible hausse de la participation entre les deux tours dans les quartiers populaires (autour du Noyer Doré, etc.). Les électeur les plus modestes ne viennent pas à la rescousse de Pécresse, mais ne sont pas pour autant sensibles à notre appel à barrer la route du FN (ou ne le traduisent pas en vote). De même, ils ne sont pas convaincus par notre réflexion selon laquelle le bénéfice d’avoir des élus de gauche radicale dépasse l’inconvénient de voir Claude Bartolone élu. Les raisons sont multiples, mais on en connait les principaux facteurs:  Tous pourris, sentiment de ne pas compter dans le pays, sentiment que ça ne sert à rien, etc…
  2. Dans ces quartiers, ce sont toujours les trois résultats suivants qui sont plus élevés qu’ailleurs: abstention, Front de Gauche et vote FN. Cela reflète bien les trois tendances du rejet actuel de la classe politique et de tout ce qui s’y rapporte:

1) Ceux qui pensent que le vote ne changera rien (certains d’entre eux se structurent derrière la pensée d’Etienne Chouard mais il s’agit d’une minorité d’intellectuels). Pour ceux-là, le dégoût du vote dépasse le dégoût de voir le FN élu.

2) Ceux qui pensent que le FN “mettra un coup de pied dans la fourmilière” et négligent tous ses signes d’appartenance de ce parti à la tendance bourgeoise et fasciste,

3) Les électeurs Front de Gauche ou ayant une sensibilité de gauche radicale, c’est-à-dire ayant un profond dégoût de l’extrême droite, une intuition des problèmes de classes, une méfiance envers la “gauche” institutionnelle et une sympathie pour les mouvements populaires ainsi que les valeurs de solidarité inconditionnelle (ici nous restons flous à dessein, nous ne prétendons pas produit une classification des électeurs “de gauche”). Pour ceux-là, le choix de voter pour la gauche radicale surpasse les multiples réticences.

3)  Voix FN à Antony: le vote utile, pour les électeurs FN, c’est Pécresse!

1er tour : 2241 voix, 2ème tour 1962 voix, soit -12% entre les deux tours.

Une bonne partie des électeurs FN du premier tour, peut-être jusqu’à 12% d’entre eux, ont voté Pécresse au deuxième tour. Le vote utile pour les électeurs FN, c’est Pécresse!

Explications:

V. Pécresse a massivement utilisé l’argument du “vote utile” au près de l’électorat de droite; de plus les électeurs FN sont motivés par le dégoût de la politique actuelle, par conséquent il est impensable qu’ils aient voté pour la liste de Bartolone. Ils n’ont pu reporter leurs voix que sur Pécresse pour être sûrs que la droite l’emporte malgré leur préférence pour le candidat FN.

4)  Voix de droite à Antony: les “indépendants” de droite sont quand même de droite…

Hormis les voix du FN, Valérie Pécresse a drainé la grande majorité des autres voix de droite (Dupont-Aignan, Asselineau, etc…).

Le discours de ces “indépendants davantage républicains que de droite” ne tient qu’un temps.

Explications

Les totaux correspondent assez exactement, le report de voix est clair. La liste Pécresse récolte plus de 3000 voix supplémentaires entre les deux tours, et nous pensons qu’elle a simplement récolté les votes de toutes les autres listes de droite.

5) Voix de toutes les gauches à Antony: Valérie Pécresse perçue comme un danger sérieux

Entre les deux tours, le total des forces de gauche (PS+EELV+FDG) récolte 2438 voix supplémentaires.

V. Pécresse et le FN ont été perçus comme un danger sérieux.

Explications

Il s’agit du sursaut de ce que nous appellerons les abstentionnistes de gauche, qui ne sont pas convaincus par les listes de gauche mais réalisent le danger de laisser passer Valérie Pécresse. Il s’agit aussi des électeurs socialistes qui ne se déplacent que pour faire gagner leur liste, dont nous parlions dans le premier paragraphe.

Tous ces électeurs n’ignorent pas que le FN avait peu de chances de passer mais redoutaient vraiment de voir la liste Pécresse gagner.

6) Voix Front de Gauche: quasiment inchangé

6.1. Evolution des voix depuis 2010

Au premier tour, dans l’ensemble des Hauts de Seine, le Front de Gauche a récolté environ +1500 voix par rapport aux régionales de 2010. Si on tient compte des facteurs démographiques, cela représente -0,11% (quasi-identique).

On peut donc dire que même s’il n’a pas réussi à canaliser le mécontentement des électeurs de gauche à l’égard de la politique libérale menée par le PS, le Front de Gauche conserve un noyau d’électeurs inchangé.

Sur Antony, nous n’avons pas encore effectué le calcul de cette évolution depuis 2010, mais nous avons récolté 1080 voix soit 5,11% des bulletins exprimés.

6.2. Étranges résultats dans deux bureaux de vote

Nous avons relevé une anomalie statistique dans les bureaux de vote :

Entre le premier et le second tour, tous les bureaux de vote d’Antony ont enregistré une hausse des électeurs de gauche de 30 à 50 voix entre le premier et le second tour. C’est-à-dire que si on faisait le total des voix PS+EELV+FDG au premier tour, on observait encore 30 à 50 voix supplémentaires pour Bartolone au second tour.

 

Pourtant ce n’est pas le cas dans les bureaux n° 6 (Maison des ans toniques) et n°7 (maternelle Jean Moulin) .

 

Dans le bureau n°6, seulement +7 voix entre les deux tours, et dans le bureau n°7, -3 voix (!)  entre les deux tours! Bizarre, bizarre…

 


 

Et pour aller plus loin…

Comme annoncé en début d’article, voici une ébauche d’analyse produite par René brune, militant de longue date au Front de Gauche (PCF) dans les Hauts de Seine.

Télécharger (2015-analyse-résultats-régionales.pdf, 671KB)

Tribune dans Vivre à Antony (janvier 2015)

tribune publiée dans Vivre à Antony, janvier 2015

tribune publiée dans Vivre à Antony, janvier 2015

Résistance !

A Antony, l’imposture Front National n’a pas pris. Mais notre région est désormais à droite, avec des menaces sur les plus modestes, à l’instar de notre département qui vient de supprimer l’aide à l’achat de la carte Imagin’ R.

Pour cette nouvelle année, résistons aux politiques d’austérité, d’injustice fiscale, de recul des droits sociaux, de cadeaux aux entreprises sans création d’emplois.

Relevons la tête face aux peurs et aux haines, oeuvrons pour une société plus juste et plus fraternelle, qui ne laisse personne sur le bord du chemin.

Elections régionales: Tract “Nos vies d’abord!” pour le second tour

Voici la position de la liste “nos vies d’abord!” (Front de Gauche) pour le second tour.

Au second tour, votez pour La gauche et les écologistes rassemblés

 

Comme beaucoup, nous sommes inquiets pour l’avenir de notre pays. Le score du FN est une très grave alerte pour notre République. Désormais, la
peur, la haine, le racisme… bref, les mauvais sentiments sont banalisés.La situation est grave, elle n’est malheureusement pas surprenante.

 

On ne combat pas les idées de l’extrême droite en allant sur son terrain. La preuve, depuis 20 ans les gouvernements successifs font de la surenchère
sécuritaire et les idées de haine continuent de progresser.
On combat ces idées dangereuses en développant des idées généreuses, en ayant des actes qui replacent l’être humain au centre de la société. Solidarité, bonté, ouverture d’esprit… sont des valeurs dont la gauche peut être fière.

 

Un électeur sur deux, sept jeunes sur dix ne sont pas allés voter. Cela témoigne de la crise de représentation politique. Mais comment s’en étonner alors que le gouvernement s’oublie dans l’austérité, la régression, la punition. Manquant ainsi à la parole donnée.

 

Dimanche prochain, la victoire de Madame Pécresse, serait une catastrophe supplémentaire. Tout au long du précédent mandat, elle n’a eu de cesse que de combattre une à une toutes les mesures progressistes comme le Pass Navigo à tarif unique. Son projet d’une Île-de-France « business », son programme de casse du service public et du logement social, de suppression des subventions aux associations dégraderaient encore davantage le vivre ensemble et aggraveraient la précarité dans notre région. Elle doit être battue.

 

Voilà pourquoi nous avons décidé de participer au regroupement des forces de gauche. C’est également l’assurance pour les électeurs et électrices qui nous ont accordé leur confiance au premier tour d’être représentés à l’assemblée régionale à la hauteur de leurs suffrages. Dans la liste « La gauche et les écologistes rassemblés » personne ne se rallie à personne : nous ne sommes engagés que sur notre programme. Nous continuerons à le défendre et à soutenir les mesures utiles au quotidien de chacun. Nous serons plus que jamais au côté des mobilisations sociales et écologiques.

 

Au lendemain de ce scrutin, une chose est certaine, il faudra ouvrir un nouveau chemin de l’espérance et du renouveau de la politique. Nous en mesurons l’ampleur.

Nous en avons la détermination. Nous en aurons le courage.

tract 2ème tour

Pétition contre la fermeture du centre de sécurité sociale d’Antony

Cela fait maintenant un mois que nous faisons signer cette pétition pour empêcher la fermeture du centre de CPAM d’Antony en même temps que 11 autres centres dans les Hauts de Seine. Une fois de plus, les ravages de l’austérité frappent en premier ceux qui ont besoin de services publics de proximité.

Le texte de la pétition :

NON A LA FERMETURE DU CENTRE DE SECURITE SOCIALE
NON A LA FERMETURE DE 11 CENTRES DE SECURITE SOCIALE dans le 92

 

Divulguée dans la presse le 30 septembre dernier, la fermeture du centre de sécurité
sociale d’Antony serait prévue d’ici 2017.
En 2013,18 centres CPAM ont été fermés dans les Hauts de Seine.
D’ici 2017, 11 des 22 centres restants sont menacés, dont celui d’Antony.
Les gouvernements successifs veulent nous faire croire que notre société n’a plus les moyens d’un tel luxe. L’heure serait aux déremboursements et à la privatisation des soins.
Ces mêmes gouvernements offrent aux grandes entreprises des exonérations de cotisations sociales qui se chiffrent par milliards, sans aucune contrepartie.

 

Nous, soussignés, refusons ce projet inacceptable !

 

La fermeture du centre de S.S. privera les Antoniens-nes d’un contact direct avec un agent de la sécurité sociale. Elle entraînera des déplacements supplémentaires, difficiles et coûteux, à l’encontre du principe d’égalité des droits de tous les assurés sociaux, que la sécurité sociale se doit de garantir. Les populations les plus fragiles, les personnes malades, âgées ou en manque de mobilité seront particulièrement touchées.

De plus, cette réorganisation sur le département aggravera les conditions de travail des personnels d’accueil déjà surchargés par le manque d’effectif.

 

NOM PRENOM Coordonnées
A déposer dans la boîte aux lettres du 69 rue Mirabeau à Antony

Pour signer la pétition :

Si vous ne souhaitez pas nous envoyer la version papier, alors remplissez le petit formulaire ci-dessous :




* Champs obligatoires

La version électronique a actuellement 4 signataires. Mais veuillez noter que nous avons surtout concentré nos efforts sur la version papier, lors de porte-à-porte.

Article dans Vivre à Antony :

Dans notre tribune du BMO (“Vivre à Antony”) de décembre, nous publiions aussi ceci :

Le centre de sécurité sociale d’Antony fermé en 2017 ? Inacceptable !

Il ne s’agit pas d’une rumeur mais d’une prévision de la direction de la CPAM du 92. Alors que déjà 18 de ses centres ont été supprimés dans les Hauts-de-Seine en 2013, 11 supplémentaires sont visés, dont celui d’Antony.

Cette fermeture priverait les Antoniens-nes d’un contact direct avec un agent de la S.S. Les populations les plus fragiles, les personnes malades, âgées ou en manque de mobilité seront les plus touchées.

De nombreux maires ont déjà réagi auprès de la CPAM et appelé la population à protester. A Antony, une pétition du Front de gauche circule.

 

Télécharger (Pétition_sécu_nov2015-1.pdf, 527KB)

Position du maire de droite (Les Républicains)

Jusqu’à présent (8 décembre 2015) Jean-Yves Sénant refuse explicitement de confirmer que ce projet existe, malgré les différents rapports de nos élus et de la presse qui en attestent.

Elections régionales: lettre des trois têtes de liste Front de Gauche suite aux attentats

Nous publions cette lettre qui nous a servi de support durant les nombreux porte à porte que nous avons effectués durant la campagne départementale, car elle garde tout son sens et nous a permis de faire la charnière entre la période de choc suite aux attentats et la reprise de la campagne. Elle permet de souligner que tout est lié : solidité de la république et combats politiques locaux.

Déclaration de Pierre Laurent, Clémentine Autain et Eric Coquerel, têtes de liste “Nos Vies d’Abord” en Ile-de-France

Madame, Monsieur,

 

Comme vous, nous sommes frappés d’effroi après les assassinats perpétrés par Daesh. Notre compassion à l’égard des victimes, de leur famille et de leurs proches n’a d’égale que notre détermination à combattre ces criminels.

 

Ils ont fauché notre jeunesse dans toute sa diversité, heureuse de boire un verre à la terrasse d’un bistrot parisien. Ils refusent le plaisir, la culture, le sport… la joie de vivre. Ils ont pour ennemis les principes fondateurs de notre République, la liberté, l’égalité et la fraternité, qu’il faut leur opposer. Renforçons notre combat contre tous les discours et les actes racistes, contre les amalgames et les stigmatisations.

 

Les djihadistes veulent semer la terreur, la haine et la division. Le peuple debout réplique par la solidarité, la tolérance et l’unité. Les artistes remontent sur les planches. Nous reprenons place aux terrasses des cafés. Autant d’actes de vie et de résistance…

 

Assurer la sécurité de la population contre de tels actes demande avant tout des moyens matériels et humains

 

pour la justice, la police, la sécurité civile, les services de renseignement et une défense opérationnelle sur le territoire national. Ces exigences sont depuis des années sacrifiées sur l’autel des politiques d’austérité au profit des marchés financiers.

 

Tout ce qui favorisera la cohésion sociale et remettra la priorité à l’humain fera reculer la violence.Nous saluons l’action exemplaire des forces de l’ordre, des secours, des urgentistes, des personnels de santé, des agents territoriaux…

 

La solidarité nationale, l’égalité des droits, l’entraide, l’éducation, la culture, la laïcité sont selon nous les pistes sérieuses pour combattre la gangrène obscurantiste. Les services publics, en particulier de santé et d’éducation, sont essentiels pour conforter une République fraternelle porteuse d’un pacte social et écologique. Les moyens nécessaires à leur développement doivent être dégagés de facon urgente, a contrario des choix d’austerité gouvernementaux.

 

Combattre Daesh, c’est aussi mettre un terme à quinze années d’interventions militaires guidées par les seuls intérêts géostratégiques et dont le résultat est un échec dramatique.

 

Il faut traquer ceux qui enrichissent Daesh et cesser de légitimer des États qui favorisent son expansion.

 

Pour construire une Paix juste et durable, aucune solution ne sera trouvée en dehors du droit international et de l’ONU dont l’action doit être refondée. Il faut aider les forces qui combattent Daesh sur le terrain, dont les Kurdes sont le meilleur exemple. Ce sont les moyens d’isoler et de vaincre Daesh.

 

Les terroristes veulent déstabiliser la démocratie. Nous devons protéger la République.

 

Limiter les libertés, ouvrir la possibilité de l’arbitraire, s’engager dans un état d’exception durable feraient le jeu des ennemis de la République. Dans ce contexte, le vote aux élections régionales est un acte de résistance politique et démocratique. Nous reprenons notre campagne avec la volonté que le vote pour notre liste serve la vie d’abord et conforte les politiques de solidarité, de fraternité et de justice dont notre région et notre pays ont plus que jamais besoin.

 

Très sincèrement,

 

Pierre Laurent, Clémentine Autain et Éric Coquerel

 

Changement d’intercommunalité – Compte-rendu du conseil municipal du 24 sept 2015

Avec un peu de retard, nous mettons en ligne ce compte-rendu que nous avions déjà distribué sous forme de tract en septembre. Il s’agit du compte-rendu du conseil municipal d’Antony datant du 24 septembre 2015.

Points abordés:

  • Les Antoniens changent d’intercommunalité le 1er janvier 2016
  • Cause commune contre la baisse des dotations de l’Etat aux communes.
  • Fin de la R.U.A entre acharnement de la Mairie et abandon de l’Etat
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Le tract que nous avions distribué

Le saviez-vous ? Avez-vous été concertés ?

Les Antoniens changent d’intercommunalité le 1er janvier 2016

 Premier point abordé au conseil ce soir-là, l’avis du conseil municipal concernant un projet de décret sur la création d’une nouvelle intercommunalité, appelée Etablissement public territorial (EPT), et qui comprendrait les communes d’Antony, Bagneux, Bourg-la-Reine, Chatenay-Malabry, Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson, Malakoff, Montrouge et Sceaux, et dont le siège serait provisoirement à Antony. La majorité municipale proposait un avis favorable et souhaitait rajouter la commune de Verrières-le-Buisson.

Cet EPT, appelé « Sud Hauts-de-Seine » fera partie des 12 EPT qui formeront la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016. Cette nouvelle organisation découle de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territotiale de la République), votée le 7 août 2015.

Le Front de Gauche au niveau national s’est battu pour qu’un référendum soit organisé, afin qu’une si importante réforme territoriale soit débattue dans le pays. Le Sénat était pour. Le 2 juillet 2014, le Parlement (socialistes, écologistes et UDI) a voté contre.

Les élus Front de Gauche dénoncent cette volonté de créer de grands espaces territoriaux qui éloigneront les citoyens des centres de décision, d’autant plus que nombre de compétences de ceux-ci vont se substituer à celles des communes et des départements, qui risquent à terme de disparaître.

Depuis mai 2014, le projet d’EPT concernant les Antoniens était à l’étude dans différentes instances régionales et départementales. En septembre 2014 la CAHB propose son périmètre sans même en informer des maires de villes concernées, ni bien sûr les citoyens, quel deni de démocratie !

D’autant plus qu’un autre périmètre aurait pu être proposé, porteur selon nous d’une plus grande dynamique économique, créatrice d’emplois, « la Vallée scientifique de la Bièvre » qui associait depuis 10 ans les villes et intercommunalités de Val de Bièvre, Sud de Seine, des Hauts-de-Bièvre et de Châtillon-Montrouge. Ceci est tout à fait cohérent car un contrat de développement territorial (CDT) avait été signé avec l’Etat en juin 2013 pour favoriser le développement urbain et économique de ce territoire.

Les élus Front de gauche ont donc voté contre cet avis.

Cause commune contre la baisse des dotations de l’Etat aux communes.

Le 19 septembre, l’Association des Maires de France (AMF), toutes étiquettes politiques confondues, a appelé tous les maires de France à protester contre la baisse de 30 % des dotations de l’Etat, qui constituent l’une des principales ressources des finances locales. Cette baisse ne peut conduire qu’à réduire ou supprimer des services de proximité rendus à tous nos concitoyens : écoles, crêches, équipements culturels et sportifs, collecte des déchets,…ainsi, nous sommes tous concernés.

Les élus Antony à Gauche ont fait signer la pétition de l’AMF ce samedi 19 (seule initiative proposée par la majorité municipale à l’hôtel de ville de 10h à 12h) et le lendemain matin au marché. La journée a été un succès au niveau national et nous nous en réjouissons.

Nous aurions bien voté pour la motion proposée au conseil municipal, las !

La majorité municipale a inclus dans la protestation (ce qui n’était pas dans le texte de la pétition de l’AMF), la mise en œuvre du Fonds de péréquation intercommunale. Qu’est-ce ? Tout simplement une redistribution des ressources des communes les plus riches vers les plus pauvres.

Antony refuserait de participer à la construction d’une école ou d’une piscine dans une commune rurale ayant peu de ressources ? Ceci montre que la majorité municipale est-pour la concurrence entre les territoires. : l’égalité ne fait-elle pas partie des valeurs de notre République ?

Les élus Front de Gauche se sont donc abstenus.

 

Fin de la R.U.A entre acharnement de la Mairie et abandon de l’Etat

 Fleuron de l’architecture et du mobilier des années 50, bouillonnement intellectuel, culturel et sportif dans les années qui suivirent, la résidence universitaire Jean Zay d’Antony aurait pu être un quartier intégré à la ville, permettant aux étudiants comme aux Antoniens de riches relations réciproques. Une réhabilitation était possible, le diagnostic technique officiel ne concluant pas à une nécessaire démolition.

On ne refera pas l’histoire (pour cela, consultez l’excellent site de l’association qui s’est battue avec le soutien de très nombreux Antoniens pour sa réhabilitation : http://amisrua.antony.free.fr/).

Un nouveau projet a été proposé aux Antoniens, qui maintiendrait 320 logements dans le bâtiment A réhabilité, et construirait environ 750 logements sociaux étudiants (à quel prix ?), soit 1000 de moins qu’auparavant. A l’heure où la crise du logement étudiant est un grave problème en Ile-de-France, ceci n’est pas un bon choix.

Les terrains à vocation publique seraient donc vendus à des promoteurs pour réaliser 600 logements « familiaux », des commerces, une crêche et un groupe scolaire (qui existaient et que la municipalité a démolis), un parking. Les espaces verts seraient désormais des jardins privatifs (parions qu’ils seront clôturés).

En début d’année 2015, l’Etat a récemment envisagé d’inclure le quartier Jean Zay dans une Opération d’Intérêt National, c’est à dire une opération d’urbanisme pour un (ou des projets) que l’Etat pense prioritaire(s) : et si c’était pour réaffecter ce secteur au logement étudiant ? Affaire à suivre.